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Mon vieux chien ne se lève plus

Cela fait un bon nombre d’années que votre compagnon est à vos côtés et il vieillit. Vous avez remarqué qu’il commence à avoir du mal à se déplacer ou à se lever et vous avez l’impression qu’il entend moins bien. Nous vous donnons quelques conseils concernant le vieillissement chez le chien et les modifications qui accompagnent son organisme.

vieux chien en parc

1) Mon chien vieillit, qu’est-ce que cela signifie ?

Comme nous lorsque nous vieillissons, des modifications de l’organisme peuvent apparaître. Il est donc important d’être attentif à ces changements chez votre chien. Ils sont multiples mais en voilà quelques exemples : une boiterie ou une difficulté à se lever ou à se déplacer, des troubles digestifs, un amaigrissement ou une prise de poids, l’augmentation de la prise de boisson, une modification de l’appétit, un essoufflement plus important… etc. Même si votre animal est âgé, toutes ces modifications ne sont pas normales, elles ne sont pas une fatalité. Elles peuvent être le signe de pathologies graves. Ainsi, n’hésitez pas à rendre visite régulièrement à votre vétérinaire pour faire des bilans gériatriques : un traitement adapté mis en place tôt permet de ralentir l’évolution des différentes pathologies mais surtout d’accompagner et d’améliorer le quotidien de votre animal en lui offrant un meilleur confort de vie.

2) Quelles sont les principales pathologies qui touchent le chien âgé ?

De nombreuses pathologies peuvent toucher le vieux chien comme les maladies cardiaques, le diabète, les cancers, les changements comportementaux liés au vieillissement du cerveau, l’arthrose ou la surdité. Nous développerons ici principalement les problèmes liés à l’arthrose et au vieillissement de la moelle épinière, qui peuvent à terme empêcher votre vieux compagnon de se lever.

En effet, l’arthrose est une pathologie fréquemment retrouvée chez le chien âgé. Comme chez l’homme, elle correspond à une dégénérescence du cartilage au niveau des articulations. Le problème majeur de l’arthrose est la douleur chronique qu’elle engendre chez l’animal. La gestion de l’affection passe par la modification de nombreux éléments dans la vie du chien. Le vétérinaire peut proposer des traitements médicamenteux pour diminuer la douleur et l’inflammation des articulations. Il faut aussi veiller à bien gérer son poids car un surpoids entraîne une sollicitation d’autant plus importante des articulations et donc une douleur supplémentaire. Il est aussi possible de renforcer le cartilage en proposant des compléments alimentaires. De nos jours, de plus en plus de vétérinaires proposent des séances de laser, qui permettent de diminuer l’inflammation et donc la douleur, n’hésitez pas à demander conseils à votre vétérinaire.

Par ailleurs, un grand nombre de races de chiens de grande taille comme le Berger Allemand ou le Boxer mais aussi les Retriever ou les Colley sont prédisposées à une maladie neurologique appelée myélopathie dégénérative. Elle correspond à une dégénérescence progressive de la moelle épinière avec l’âge. Les premiers signes cliniques apparaissent entre 4 et 14 ans et sont souvent faussement attribués à l’âge. On observe des anomalies lors de la marche : mauvaise coordination ou un chien qui traine des pattes arrières. La finalité est une paralysie du train arrière accompagnée d’incontinence fécale et urinaire. Il est important de consulter un vétérinaire spécialiste afin de confirmer le diagnostic. Actuellement, aucun traitement ne permet de stopper ou ralentir la maladie, mais des mesures d’hygiène permettant d’améliorer la qualité de vie de l’animal sont mises en places : on cherchera ainsi à prévenir les escarres ou les infections urinaires.

3) Comment aider son chien à bien vieillir ?

Le chien âgé aura besoin d’un confort de vie supérieur à celui d’un jeune : cela passe par un lieu de couchage renforcé et adapté de préférence au rez-de-chaussée pour lui éviter de devoir monter trop de marches, mais aussi par une alimentation adaptée à son mode de vie et à sa dentition. Il ne faut pas oublier non plus qu’un vieux chien se retiendra moins facilement, il faudra donc le sortir plus régulièrement notamment le soir car c’est souvent durant la nuit que l’on observe les accidents.

N’hésitez pas à demander à votre vétérinaire à réaliser un bilan biochimique, il permet notamment d’explorer toutes les fonctions vitales du chien : fonction rénale, hépatique, glycémie… Cela vous permettra de suivre de près l’état de santé de votre animal. De même, si vous trouvez que votre animal est douloureux, notamment à cause de l’arthrose, des antidouleurs sont conseillés.

Vous l’aurez compris, ce n’est pas parce qu’un chien vieillit qu’il n’y a plus rien à faire. Toutes anomalies du comportement ou de son métabolisme sont à signaler à votre vétérinaire. N’hésitez pas à faire chaque année des bilans de santé dès que votre compagnon devient un « sénior » afin de détecter précocement les maladies, pour mieux accompagner votre chien durant ses dernières années de vie.

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docteur cyril porcheron

Dr Cyril PORCHERON

N° Ordinal 22508 ONIRIS 2008 Vétérinaire Collaborateur depuis 2015 & Régulateur depuis 2018

Détresse respiratoire chez le chat

Du point de vue du vétérinaire, un appel pour un chat en détresse respiratoire annonce bien souvent une issue pessimiste. Pourtant, les chances de survie peuvent être significativement augmentées si l’animal est pris en charge à temps.

consultation vétérinaire chat

1) Comment savoir si mon chat est en détresse respiratoire ?

Le syndrome de détresse respiratoire correspond à une atteinte des voies respiratoires ou des poumons entraînant une forte réduction, voire un arrêt pur et simple, de la fonction respiratoire. Les organes de l’animal ne sont donc plus alimentés en oxygène, on parle d’hypoxie. Privés de ce gaz, les organes subissent d’importants dégâts qui se révèleront rapidement irréversibles. La détresse respiratoire est donc une urgence grave qui doit être immédiatement prise en charge.

Les signes cliniques de détresse respiratoires sont marqués. On peut ainsi observer de façon systématique d’importants efforts pour respirer. Cela se caractérise par : des bruits à l’inspiration ou à l’expiration, une respiration la bouche ouverte, des mouvements amples des côtes, des narines qui se dilatent à l’inspiration et enfin des mouvements de l’abdomen. On a l’impression que le chat « respire avec le ventre ». L’animal peut également présenter une toux importante. Enfin, le manque d’oxygène peut se traduire par une cyanose, il s’agit d’une coloration bleutée des gencives, de la langue ou de l’intérieur des paupières du chat. Bien entendu, l’animal est très abattu.

Le syndrome de détresse respiratoire peut avoir plusieurs origines. Il peut survenir suite à une intoxication ou un traumatisme. Il peut aussi être la conséquence d’une infection grave ou bien d’une obstruction des voies respiratoires. Les fausses déglutitions, c’est à dire l’aspiration de contenu alimentaire dans les poumons, sont aussi des causes fréquentes de détresse respiratoire aiguë.

2) Comment réagir dans un cas pareil ?

Le syndrome de détresse respiratoire est le signe d’une défaillance très importante de la respiration, et comme nous l’avons vu, les conséquences peuvent être fatales à très court terme. Il est donc capital de réagir vite en appelant immédiatement une structure vétérinaire. Si les signes de détresse surviennent hors des horaires d’ouverture classiques, il faut savoir que de nombreuses cliniques assurent un service d’urgence 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Si ce n’est pas le cas, le numéro d’un vétérinaire de garde vous sera forcément communiqué.

Lorsque vous êtes en ligne avec la clinique vétérinaire, il est important d’essayer de garder la tête froide et de décrire précisément les signes que vous observez. Comme nous l’avons vu, la détresse respiratoire intervient dans certains contextes particuliers. Il faut donc penser à signaler tout événement anormal ayant précédé les signes : accident, chute, abattement soudain etc. Par ailleurs, il est important de bien suivre les consignes données par la personne à l’autre bout du fil.

Si le vétérinaire ou l’assistant estime qu’il s’agit d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë, il vous sera probablement demandé d’amener le plus rapidement possible votre animal. Lors du transport, pensez à ménager votre animal en le soulevant avec précaution. Il est capital de laisser les voies respiratoires le plus dégagées possible. Par conséquent, il faut absolument éviter de mettre des couvertures devant le nez ou la bouche. De même, il faut éviter de placer votre chat dans une caisse de transport pendant le trajet vers les urgences.  En effet, cet espace restreint limite la ventilation de l’animal.

3) Et la suite ?

Une fois votre animal à la clinique, le vétérinaire établira rapidement le diagnostic de détresse respiratoire aiguë. L’enjeu sera alors de stabiliser l’animal pour garantir le maintien des fonctions vitales. Pour cela, de l’oxygène sera fourni par voie respiratoire. En fonction du contexte, il est également possible d’administrer des anti-inflammatoires, des antidouleurs ou bien des solutés en perfusion intraveineuse.

Une fois la crise respiratoire maîtrisée, il sera possible d’en chercher l’origine. Plusieurs examens pourront alors être réalisés : radios, échographies, prises de sang etc. La suite du traitement dépend des résultats de ces examens complémentaires.

Cependant, durant la phase de récupération de la crise de détresse respiratoire, l’animal nécessite une surveillance médicale renforcée. Ainsi, la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire, la température et d’autres paramètres sont régulièrement évalués. Ceci a pour objectif d’évaluer la récupération du chat et de prévenir les rechutes. Il est donc très probable que, suite à un épisode de détresse respiratoire, votre chat reste plusieurs jours hospitalisé pour surveillance.

Lorsque son état est jugé suffisamment stable, votre chat pourra retourner chez lui. Mais il faut garder à l’esprit qu’une crise de détresse respiratoire est un épisode grave qui n’est jamais sans conséquence sur la suite de la vie de votre animal. Aussi, il est important de bien respecter les instructions données par le vétérinaire afin d’assurer une meilleure qualité de vie à votre compagnon.

Grâce aux informations ci-dessus, vous êtes désormais capable de reconnaître les symptômes et les contextes d’apparition de ce type d’urgence.

Crédit Fotolia : #181976807 – Kaninstudio

docteur christophe le dref

Dr Christophe LE DREF

Co-Fondateur de Vetalia
N°Ordre 18384
Président de l'AVAD
ENVA 1998 Vétérinaire Associé depuis 2008

Que faire quand mon animal a chaud ?

L’été approche et les températures vont commencer à grimper. Voici quelques conseils pour rafraîchir votre animal et lui éviter ce qu’on appelle un coup de chaleur.

chien en voiture

1. Le coup de chaleur, qu’est-ce que c’est ?

Contrairement à nous les hommes qui pouvons réguler notre température en période de forte chaleur grâce à diverses stratégies notamment la transpiration, le chien ne sue pas. Pour combattre la chaleur, le chien ventile et augmente sa fréquence respiratoire : il halète. Le chat en revanche tolère mieux la chaleur. Plus avisé que nous, il cherche un coin à l’ombre et se met au repos. Il peut apparaître vraiment léthargique mais sans aucun autre symptômes d’inconfort : cela est tout à fait normal. Mais ces systèmes de régulation peuvent rapidement atteindre leurs limites. Ainsi, si le chien passe trop de temps dans une atmosphère étouffante sans intervention humaine, c’est le coup de chaleur assuré suivi du décès de l’animal s’il n’est pas correctement géré. De même, si votre chat halète de façon prolongée, c’est qu’il n’est vraiment pas dans une situation confortable.

Comment détecter le coup de chaleur ? Les principaux signes sont : un animal qui cherche sans cesse où se mettre, de préférence sur des surfaces froides, une température corporelle au dessus de 40°C, une respiration très irrégulière et un halètement bruyant. La truffe peut aussi être chaude, l’animal peut aller jusqu’à saliver, vomir, ou trembler. Certains chiens se mettent à creuser des trous pour se mettre sur une terre fraîche et humide.

2. Comment prévenir ou réagir à un coup de chaleur ?

Votre chien n’a pas conscience que la chaleur peut lui être fatale, ainsi en cas de forte chaleur limitez son nombre de sorties en plein soleil entre 11h et 16h. S’il doit tout de même passer du temps dehors, il est impératif de lui fournir un espace ombragé. Dans la maison, offrez lui de la place dans la pièce la plus froide, qu’il puisse par exemple s’étendre sur le carrelage ou autre sol frais.

Bien évidemment, laissez de l’eau à sa disposition en permanence. Le mieux est de laisser plusieurs gamelles d’eau fraiche dans la maison. Si vous faites des balades, n’oubliez pas d’emporter une gamelle pour abreuver votre toutou.

Vous pouvez aussi très bien mouiller votre animal durant la journée, même si ce dernier n’apprécie pas trop l’eau. Vous pouvez appliquer de l’eau directement ou au moyen d’un massage avec un gant d’eau fraîche ou simplement une serviette mouillée sur son dos. Si en revanche il apprécie cela, laissez lui un accès à une petite piscine ou point d’eau pour qu’il puisse s’y baigner.

Il est aussi possible de trouver dans le commerce des tapis pour animaux qui, une fois mouillés, restent froids plusieurs heures. Cela peut être un couchage agréable pour votre animal.

Pour les animaux à poils longs, vous pouvez les raser ou couper les poils. Si pour des raisons esthétiques cela n’est pas possible, brossez régulièrement votre animal pour enlever la couche de sous-poil.

Si malgré tout vos efforts, vous observez que votre animal est vraiment inconfortable et a du mal à respirer, contactez votre vétérinaire sans tarder. Il pourra alors juger de l’importance de la situation et prendre en charge votre animal si cela est nécessaire. Nous vous rappelons qu’un coup de chaleur peut être mortel pour nos animaux de compagnie.

3. Les pièges à éviter

Certains animaux sont plus sensibles que d’autres à la chaleur. En effet, prêtez une attention particulière aux animaux jeunes et aux plus vieux qui auront toujours tendance à moins s’abreuver que les autres. Mais les races brachycéphales comme les Persans ou les Bouledogues et Carlins sont aussi à risques. Du fait de la conformation de leur face, ils respirent moins bien que les autres animaux, ce qui est d’autant plus embêtant en cas de temps chaud. Redoublez donc d’attention pour votre compagnon dans ce cas là.

Faites aussi attention aux changements trop brutaux de température. Evitez donc d’amener votre animal dans une pièce climatisée à 20°C si vous arrivez de l’extérieur à 35°C.

Si vous devez prendre la voiture avec votre animal, gardez sa caisse de transport bien aérée, elle ne doit pas être couverte ou obstruée par une serviette par exemple. Aérez votre véhicule, y compris en roulant. Enfin, une règle d’or à toujours respecter : ne laissez jamais votre compagnon seul sans surveillance dans une voiture lorsqu’il fait chaud. Même quelques minutes, cela peut être fatal pour votre animal. Faites le test vous même si vous le souhaitez, vous vous rendrez compte qu’en quelques minutes seulement la température à l’intérieur de l’habitacle peut monter à plus de 50°C et l’air devient très rapidement irrespirable.

Maintenant vous avez mieux compris pourquoi nos animaux de compagnie ne peuvent pas combattre la chaleur aussi efficacement que nous. Vous savez comment prévenir un coup de chaleur et surtout qu’il ne faut pas laisser son animal seul dans la voiture. Mais en cas de problèmes, n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire.

Crédit Fotolia : #145703952 – DoraZett

docteur sarah galdin

Dr Sarah GALDIN

N° Ordre 16772 ENVL 2002 Vétérinaire Associée depuis 2013

Que faire quand mon chiot pleure ?

Votre chiot, tout nouveau membre de la famille, semble avoir du mal à s’adapter à son environnement et il vous le fait savoir par ses vocalises, surtout lorsque vous le laissez seul dans une pièce ?

Il est temps de comprendre pourquoi il gémit sans arrêt et surtout comment remédier le plus rapidement possible au problème.

regard de chiot

1) IL VIENT DE SUBIR UN GRAND CHANGEMENT

Votre chiot vient de passer 8 semaines entouré de sa fratrie et de sa mère. Il pouvait alors jouer, téter, se blottir contre eux, ce qui le rassurait. Après son adoption, il passe  donc d’un environnement qu’il avait appris à découvrir en même temps que ses frères et sœurs, à un lieu où il se retrouve avec des humains qu’il ne connaît pas et qui le laissent seul la nuit, parfois même la journée.

Cela est donc normal que les premières nuits et les premières journées de solitude soient difficiles pour lui. En effet, il a perdu tous ses repères et a besoin de temps pour s’habituer à son nouvel environnement.

Selon le caractère du chiot, les délais seront plus ou moins longs. En effet, certains s’habituent très facilement à leur nouvelle vie, sont très sociaux et joueurs tandis que d’autres sont davantage timides et perdus, d’autant plus quand ils se retrouvent seuls.

Il est important de prendre les choses en main dès le départ pour le bien-être de votre chiot et surtout éviter de partir du mauvais pied (ou de la mauvaise patte) dans votre relation avec votre compagnon. Pour cela, autant prendre de bonnes habitudes dès maintenant. Voici quelques astuces pour qu’il se sente bien chez vous très rapidement !

2) COMMENT FACILITER SON ADAPTATION

Tout d’abord, essayez de rendre son environnement le plus confortable et stimulant possible. Préparez-lui sa pièce, un endroit calme qui ne soit pas dans une zone de passage, avec des jouets, peluches… qu’il s’empressera de mettre en lambeau. Il est préférable de ne pas l’installer dans une trop grande pièce, en effet, cela peut être une source de stress pour lui, car plus une pièce est grande, plus il aura d’endroits à surveiller. Une caisse de transport peut être une bonne option au début pour qu’il se sente en sécurité.

Vous pouvez installer des bouillottes ou des tapis chauffants dans ou près de son panier pour lui rappeler la chaleur qui émanait de ses frères et sœurs et de sa mère, cela le rassurera. Dans le même but, il existe certains produits sous forme de diffuseur ou de collier libérant une phéromone, l’apaisine, sécrétée par la mère lors de la tétée.

Si vous voyez que votre chiot semble complètement déboussolé et a du mal à s’adapter, vous pouvez placer son panier dans votre chambre pour le rassurer (tout en lui interdisant l’accès au lit si vous ne souhaitez pas qu’il prenne de mauvaises habitudes). Progressivement, vous éloignerez le panier du lit pour finalement le placer dans la pièce que vous destinez être la chambre à coucher de votre chiot.

3) EVITER QUE SES ANGOISSES PERSISTENT A L’AGE ADULTE

Il arrive en effet que les chiens, devenus adultes, continuent à vivre très difficilement la séparation avec leur maître. C’est ce qu’on appelle l’anxiété de séparation. Dans ce cas, cela devient très problématique car le chien adulte peut continuer à pleurer dans ses moments de solitude.  Dans certains cas, il devient destructeur (canapé mangé, papier peint arraché, meubles griffés…) et peut même s’infliger des automutilations (comme manger ses pattes et coussinets). Cela perturbe la santé mentale du chien et peut entraîner des maux physiques.

Pour éviter cette anxiété excessive, il faut prendre des bonnes habitudes dès le début.

Pour cela, sachez que même si vous en avez très envie, ne cajolez pas trop votre nouvel arrivant ! Il est vrai qu’avec sa petite bouille et ses nombreuses sollicitations, on a très envie de lui faire pleins de câlins, mais ce n’est pas lui rendre service ! Il faut savoir lui laisser de l’espace et comprendre qu’il ne faut pas accéder à toutes ses demandes. En effet, s’il est au centre de l’intérêt général, il vivra d’autant plus mal les moments de solitude (que ce soit la nuit ou la journée avec le risque supplémentaire des plaintes de voisins…). Il faut qu’il apprenne à devenir autonome, ne pas aboyer pour demander des caresses ou parce que vous ne vous occupez pas de lui, situation qui peut devenir très vite ingérable. Il risque, de plus, de développer un hyper attachement envers vous, et à terme une anxiété de séparation.

Vous avez maintenant toutes les cartes en main pour habituer en douceur votre chiot à son nouvel environnement et limiter ses pleurs de façon permanente. Si tout se passe bien, en quelques jours, vous devriez remarquer qu’il se porte bien et que son anxiété initiale est remplacée par de la joie de vivre et du plaisir de vous retrouver le soir.

Bien sûr, si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas en parler à votre vétérinaire qui saura vous conseiller.

Crédit Fotolia : #123004237 – Gerry

docteur christophe le dref

Dr Christophe LE DREF

Co-Fondateur de Vetalia
N°Ordre 18384
Président de l'AVAD
ENVA 1998 Vétérinaire Associé depuis 2008

Avoir un chat en appartement

Vous avez l’impression que votre chat s’ennuie dans votre petit appartement ou vous hésitez à adopter un chat à cause de l’espace restreint qu’offre votre logement ?  Vous ne savez donc pas si c’est le cadre idyllique pour un félin épris de liberté ?

Il existe pourtant des moyens pour compenser les sorties quotidiennes (quoique certains chats d’appartement sortent quand même) et ils s’en contentent souvent très bien.

chat regardant à la fenêtre

1) Organisez son espace de vie

Il va falloir adapter votre appartement pour le rendre le plus agréable possible pour lui. L’espace n’est pas si important à condition que son environnement soit stimulant et bien organisé.

Le chat est un animal routinier qui n’aime pas les changements de décoration trop fréquents ou pire, les déménagements.

Ainsi, organiser l’appartement en espaces dédiés pour chacune de ses activités est la solution appropriée au mode de vie de votre petit félidé.

Espace nourriture: placer des gamelles à deux endroits différents (selon la taille de votre appartement bien sûr) dont une en hauteur et des aliments à volonté (sans excès), le chat préférant effectuer de nombreux petits repas au cours de la journée. 

Litière éloignée de ses gamelles. Si vous avez plusieurs chats, l’idéal est d’avoir au moins une litière par chat car certains détestent devoir passer après les copains. Son emplacement est un facteur très important pour le bien-être de votre matou. Elle doit être dans un lieu de passage, qui lui soit accessible à toute heure de la journée et de la nuit et régulièrement nettoyée. Evitez cependant les désodorisants qui perturbent son odorat.

Espace pour faire ses griffes (si vous voulez épargner vos meubles…). Cela est un moyen pour lui de se détendre et de pouvoir marquer, comportement naturel chez le chat. L’idéal, encore une fois, est de poster plusieurs griffoirs à différents endroits, à la fois au sol et en hauteur.

Cachettes où il pourra se replier quand il aura des envies de solitude ou lorsque des intrus pénètrent sur son territoire.

Quant à son aire de repos, le chat est un animal qui aime choisir et changer d’endroits. Vous pouvez éventuellement lui aménager un petit panier ou hamac en hauteur, mais il est probable qu’il n’y passe pas toutes ses siestes !

2) Créez un environnement stimulant

Une fois son espace organisé, il est important de penser à lui apporter suffisamment de stimulations pour qu’il se sente vraiment bien. Pensez à vos journées de travail où vous devrez le laisser seul, il faut bien qu’il puisse s’occuper jusqu’à votre retour !

Jouets: ne lui en mettez pas trop à disposition, et changez-en lorsque vous voyez qu’il ne s’amuse plus avec.

Perchoirs : Il pourra ainsi avoir des lieux stratégiques d’observation de la pièce dans son ensemble où il se sentira inaccessible. L’idéal est d’en installer devant la fenêtre où il pourra observer l’exterieur. De plus, les chats sont des grimpeurs, ils aiment énormément passer du temps en hauteur, ce point est donc très important. Dans ce but, un arbre à chat fait très bien l’affaire. Vous pouvez aussi lui installer des étagères où il pourra réaliser un parcours à travers toute la pièce, cela lui fera faire de l’exercice par la même occasion !

Enfin, sachez que si vous ne le destinez pas à la reproduction et qu’il ne sort pas, il est préférable de le stériliser. En effet, un chat castré ressentira moins le besoin d’aller explorer d’autres territoires et donc de sortir. Les risques de fugue sont également nettement réduits, de même que les comportements de marquage et les vocalises. Cependant, tout dépend de l’âge où l’opération est réalisée, plus elle est effectuée tôt, moins le comportement de mâle entier se fera ressentir. Attention toutefois à l’embonpoint, pensez donc à adapter son alimentation.

3) Risques propres à la vie en appartement

Défenestration: Malheureusement, contrairement aux idées reçues, le chat ne retombe pas toujours sur ses pattes! Il est donc important de le surveiller ou bien d’installer des protections à vos fenêtres afin de limiter les risques. Il existe en effet des panneaux grillagés, des filets de protection ou encore des limiteurs d’ouverture pouvant s’avérer bien utiles pour protéger nos amis.

ingestion de produits toxiques: nos logements regorgent de produits ménagers et de plantes pouvant être à l’origine d’une intoxication. Il faut donc s’assurer qu’ils ne leur soient pas accessibles pour éviter toute complication.

Blessures diverses: objets tranchants, plaques de cuisson brûlantes…

Vous avez désormais toutes les informations pour adapter votre environnement à votre chat et le rendre heureux, même en appartement! Si vous vous posez d’autres questions, n’hésitez pas à en parler à votre vétérinaire qui saura vous conseiller.

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docteur samuel bernard

Dr Samuel BERNARD

Co-Fondateur de Vetalia
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Le syndrome dilatation/torsion de l’estomac

Le syndrome de dilatation/torsion fait beaucoup parler chez les propriétaires de grands chiens ? Nous vous donnons ici les éléments de base concernant cette affection tant redoutée.

chien problème estomac

1) Qu’est-ce que le syndrome dilatation/torsion de l’estomac et quels en sont les symptômes ?

Tout d’abord, il faut savoir que le syndrome dilatation/torsion de l’estomac (SDTE) est une pathologie grave, qui peut être mortelle si elle n’est pas prise en charge rapidement. Elle est extrêmement douloureuse pour l’animal et d’évolution très rapide (quelques heures), on parle de pathologie aiguë voire suraiguë. Le SDTE touche préférentiellement les chiens de grande à très grande race, comme le Dogue Allemand, mais peut dans certains cas aussi toucher les chiens de plus petite taille.

Nous allons vous indiquer quels sont les symptômes le plus souvent rencontrés en cas de SDTE chez un chien. Attention, il faut garder à l’esprit que tout être vivant est différent, ainsi le tableau des signes cliniques ne sera pas nécessairement le même d’un chien à l’autre. De plus, une fois que les premiers symptômes sont constatés, il faut réagir très rapidement, car l’évolution du syndrome est très rapide.

Les symptômes qui peuvent être observés sont : un changement de comportement de l’animal (de l’agitation par exemple), un chien anxieux ou qui cherche à se poser mais qui n’y parvient pas, une salivation plus importante, qui peut devenir blanche de mousse, des tentatives improductives de vomissement (contraction abdominales qui n’aboutissent pas), un abdomen distendu notamment au niveau de l’estomac, un chien douloureux, avec un dos rond et la tête baissée, des muqueuses buccales rouges foncées, qui peuvent par la suite devenir blanches puis violacées.

Le SDTE débute avec la distension de l’estomac par des aliments et/ou des liquides comme l’eau ou l’air. Cette dilatation entraîne une possible rotation de l’estomac. Une fois vrillé sur lui-même, ses voies d’entrée et de sortie se retrouvent bloquées. Le contenu gastrique est alors retenu à l’intérieur de l’estomac. S’en suit une diminution de la perfusion sanguine de l’organe qui peut entraîner la nécrose d’une partie ou de la totalité de la paroi de l’estomac. Plus l’animal tarde à être pris en charge, plus la nécrose peut être importante. La torsion de l’estomac peut aussi entraîner l’occlusion d’autres structures comme la veine cave. Plus grave, la perfusion de nombreux organes peut être interrompue ce qui entraîne un état de choc chez l’animal et qui doit être traité au plus vite.

2) Comment protéger son chien du SDTE ?

Vous l’aurez compris, cette pathologie survient lorsque l’estomac est plein. Par ailleurs, l’exercice physique et l’excitation favorisent les torsions d’estomac. Ainsi, le meilleur conseil à suivre est de ne pas donner à manger ou à boire (en grande quantité pour l’eau) à son animal avant une sortie ou après un exercice physique intense. Mais même ces précautions ne suffisent pas à garantir un risque zéro, il faut toujours rester vigilant.

Mais une chirurgie préventive existe, la gastropexie, qui permet de minimiser les risques du syndrome dilatation-torsion de l’estomac. Elle est souvent conseillée et réalisée chez les races à risque comme les Dogue Allemands. Elle consiste en la fixation de l’estomac à la paroi abdominale, empêchant ainsi tout mouvement de l’organe. L’opération peut être faite dès le plus jeune âge et peut par exemple être faite en même temps qu’une stérilisation. N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire.

3) Comment réagir en cas de suspicion de SDTE ?

On ne le répètera jamais assez, en cas de doute, appelez votre vétérinaire, décrivez-lui le plus précisément possible ce que vous observez chez votre animal, précisez-lui bien la race de votre chien. Si la suspicion se confirme, conduisez votre animal le plus rapidement possible chez votre vétérinaire.

Dès votre arrivée, votre chien sera pris en charge par l’équipe soignante. Une perfusion veineuse est posée et après une anesthésie, l’estomac est vidé au maximum via un tube passé dans l’oesophage. Ensuite, si l’état de l’animal le permet, il sera opéré. Les parties nécrosées de l’estomac sont retirées et l’estomac est fixé sur la paroi de l’abdomen. Cependant dans certains cas  avancés, lorsque l’estomac est trop endommagé l’euthanasie sera recommandée.

Vous l’avez bien compris, le SDTE est une urgence médicale et chirurgicale chez le chien. Il peut être fatal si l’animal n’est pas pris en charge par une structure vétérinaire. Ainsi, en cas de doute, n’hésitez surtout pas à conduire votre chien chez votre vétérinaire.

Crédit Fotolia : #180903891 – jagodka

docteur christophe le dref

Dr Christophe LE DREF

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Que faire quand mon chien/chat a des puces ?

Le retour des beaux jours est souvent synonyme du retour des grandes promenades en plein air, de votre chien qui court dans l’herbe et peut être même dans les champs, des grandes sorties de votre chat à l’extérieur… mais aussi le retour des fameuses puces ! Vous les redoutez mais pas de panique, vous allez bientôt tout savoir sur ces parasites qui adorent élire domicile sur votre compagnon, et apprendre comment les traiter correctement et durablement !

chien avec des puces
1) Mieux connaître la puce du chien

Pour mieux combattre l’ennemi, il faut tout d’abord le connaître. Les puces du chien et du chat sont des parasites externes qui se nourrissent du sang de votre animal grâce à des pièces buccales particulières : elles injectent alors un peu de salive anticoagulante au moment de leur repas. C’est cette salive particulière qui est responsable des démangeaisons de votre compagnon à quatre pattes. Elles peuvent affaiblir l’animal malade ou juvénile en buvant à peu près un repas sanguin par jour, pouvant ainsi entraîner une anémie dans les cas extrêmes.

La puce est un insecte brun sans ailes, de quelques millimètres. Elle est présente quelque soit le milieu (forestier, rural, urbain…) et se développe en particulier au printemps et en été, mais peut persister en hiver à cause du chauffage de nos habitations.

En général, l’animal, qu’il soit félin ou canin, tente de s’en débarrasser lui-même en se mordillant ou en se léchant suite aux démangeaisons. Les chats et les chiens sont les hôtes primaires des puces, mais en leur absence, les humains deviennent les hôtes secondaires.

De plus, la puce pond environ 50 oeufs par jour. Ces oeufs passent ensuite par quatre stades de développement (oeuf, larve, nymphe, adulte). Les trois premiers stades ont la capacité de survivre dans l’environnement en se fixant solidement dans les tapis, panier, coussins… Ce cycle de vie explique que seulement 5% des individus adultes d’une population de puces vivent sur l’animal. Les autres 95% de la population de puces se développent «en dehors du chien», dans son environnement, sous forme d’œufs, de larves ou de cocons.

2) Où mon animal peut-il attraper des puces ?

La contamination d’un animal se fait ainsi principalement dans son environnement, cela peut être dans une maison de vacances, lors d’un passage chez des amis aux animaux infestés… et même chez vous ! En effet, il se peut que vous rameniez de vous-mêmes des puces à votre domicile sous vos semelles de chaussures par exemple.

Contrairement à une idée reçue, les chiens n’attrapent que très rarement des puces au contact direct d’un autre animal infesté. Les puces ne sautent pas si facilement que cela d’un animal à un autre. Il faut pour cela un contact prolongé entre les deux animaux et une étroite promiscuité. Sachez cependant que les chats peuvent être porteurs sans se gratter et possiblement contaminer votre chien si les deux races sont mises en contact.

3) Comment les détecter sur mon animal ?

Les principaux symptômes de l’infestation par des puces sont la présence de boutons sur la peau et de démangeaisons. Cependant, ce n’est pas parce que votre animal se gratte qu’il a forcément des puces, et inversement. Il y a donc plusieurs étapes à suivre pour être sûr de la présence, ou non, de puces.

Tout d’abord, il faut savoir chercher au bon endroit. La puce aime se cacher autour de la tête, au dessus de la base de la queue (au niveau de la région lombo-sacrale) et sur le bas du ventre.

Ensuite, il faut savoir quoi chercher. Les puces se déplacent très rapidement et vous risquez de les rater, soyez patients et regardez bien à la base des poils. Une meilleure stratégie est de rechercher les excréments de puces qui sont eux immobiles ! Ils se présentent sous la forme de petits tas de points noirs. Enfin, n’hésitez pas à vous munir d’un peigne à puces plus fin pour brosser votre animal.

Enfin, si vous ou vos proches commencez à vous gratter, par exemple au niveau des chevilles, et avez des taches rouges, cela peut être le signe d’une infestation importante de votre foyer, il va alors falloir traiter sans scrupules ces envahisseurs.

4) Quels traitements peut-on alors utiliser ?

Les traitements sont très nombreux et diversifiés, nous allons donc vous aider à y voir plus clair dans toutes ces offres.

Il y a tout d’abord les shampoings, qui présentent l’inconvénient principal de devoir mouiller votre animal, en particulier s’il s’agit d’un chat. Les shampoings permettent d’éliminer très rapidement un grand nombre de puces, mais n’ont pas d’effet durable, ils sont donc utiles comme premier traitement, mais ne sont pas à utiliser seuls.

Vous pouvez aussi opter pour des produits à avaler. Ces produits permettent de tuer les puces lorsque celles-ci piquent votre animal, la substance passant dans le sang une fois ingérée par votre compagnon préféré. Ce traitement est donc efficace, mais n’a d’effet que sur les puces piquant réellement votre animal.

Il existe également des pulvérisateurs, qui s’utilisent à rebrousse poil et forment un film protecteur sur le pelage de votre animal qui a une durée d’action d’environ un mois. Outre son action immédiate sur les puces présentes sur votre animal, votre animal sera protégé à moyen terme. Veillez cependant à ne pas pulvériser le produit dans les yeux et la bouche de votre animal.

Les pipettes sous aussi un remède très connu. Elles présentent les avantages du pulvérisateur mais avec une facilité d’application supplémentaire, quelques gouttes au niveau de la base du cou étant suffisantes. Soyez vigilants à bien acheter un produit adapté à l’espèce de votre animal. De plus, ces pipettes ont un effet curatif mais aussi préventif.

Enfin, il vous reste l’option collier anti-puces. Celui-ci contient une molécule active qui diffuse sur la peau de l’animal. Il a une efficacité curative et préventive au même titre que les pipettes. Cependant, sachez que pour être efficace, le collier doit être au contact de la peau et non des poils, et que son efficacité maximale est atteinte au bout d’une semaine de port ininterrompu.

A vous de juger quel traitement est le plus adapté à votre animal, en accord avec votre vétérinaire.

5) Les complications possibles liées aux puces

Des problèmes supplémentaires peuvent s’ajouter à la présence des puces et il est important de les connaître. En effet, le chien et le chat peuvent présenter des allergies aux piqures de puces, ce qui peut entrainer une chute de poils importantes suite à un léchage compulsif de la zone concernée.

De plus, la puce peut être porteuse de Dipylidum caninum, un ver parasite pouvant infester l’intenter grêle du chien, mais aussi de ténia, qui peut infester votre chat ou votre chien si celui-ci l’avale en essayant de se débarrasser de ses puces. Votre animal aura alors des troubles digestifs importants.

6) Risque-t-il d’en attraper à nouveau ?

La puce pond sur le chien, jusqu’à 50 œufs par jours. Les œufs tombent au sol et contaminent l’environnement. Lorsque l’œuf éclot au sol, la larve qui en sort va se réfugier de préférence dans des zones à l’ombre comme sous les tapis ou entre les lattes des parquets anciens et non vitrifiés (d’où leur autre nom « puces de parquet »). La larve qui en sort devient cocon et peut rester plusieurs mois ainsi en « hibernation ». Dans son cocon, la puce attend le passage d’une proie pour éclore.

Il faut donc aussi traiter l’environnement pour que votre animal ne récupère pas les descendants de ses puces deux semaines après votre victoire ! Il est ainsi conseillé de passer l’aspirateur régulièrement en insistant sur les tissus, les tapis, le parquet, le long des plinthes…, de laver les tissus auxquels votre animal a accès (housse de canapés, couvertures, coussins, draps…), voire même de traiter la maison avec un insecticide d’environnement adapté aux puces de votre animal.

Enfin, n’oubliez pas que le remède principal face aux puces reste la prévention, par le biais d’antiparasitaires tout au long de l’année, comme un collier spécifique. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre vétérinaire pour connaître les solutions adaptées à votre compagnon.

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docteur christophe le dref

Dr Christophe LE DREF

Co-Fondateur de Vetalia
N°Ordre 18384
Président de l'AVAD
ENVA 1998 Vétérinaire Associé depuis 2008

Que faire quand mon lapin a la diarrhée ?

Vous avez remarqué que les selles de votre lapin sont plus liquides et plus malodorantes que d’habitude. Vous pensez donc que celui-ci a la diarrhée. Nous allons voir ensemble la conduite à tenir dans cette situation.

 

diarrhée de lapin

 

1) Pourquoi mon lapin a la diarrhée ?

Le plus souvent, la diarrhée du lapin trouve son origine dans une ration alimentaire inadaptée. Beaucoup de lapins reçoivent une alimentation trop riche. En effet, les fruits, le pain et les mélanges de graine issus du commerce comportent une grande quantité de glucides. Lorsque ces aliments composent l’essentiel de la ration du lapin, cela provoque des fermentations importantes dans l’intestin de l’animal. Ces fermentations entraînent par la suite des diarrhées.

Moins fréquentes, les diarrhées infectieuses et parasitaires sont cependant plus graves sur le plan médical. Parmi les agents pathogènes souvent responsables de diarrhée chez le lapin, on note : les coccidies, les clostridies, les colibacilles et quelques virus.

Il est toutefois important de savoir que le lapin produit naturellement un type de selles pouvant être confondues avec des selles diarrhéiques : les caecotrophes. Ces excréments sont mous mais pas malodorants à l’inverse des ceux observés en cas de diarrhée. Les caecotrophes sont produits par le lapin à l’aube ou au crépuscule et généralement immédiatement réingérées par celui-ci. Ce comportement est normal et fait partie du processus digestif du lapin. Il est donc inutile de s’inquiéter si vous observez quelques selles molles, peu odorantes et que, par ailleurs, votre animal à l’air en pleine forme.

 

2) Comment réagir ?

Chez le lapin, une diarrhée doit toujours être prise au sérieux. En effet, ce sont de petits animaux qui peuvent se déshydrater très rapidement. Une diarrhée, qui est une perte d’eau par voie intestinale, représente donc un risque important à court terme.

Comme nous l’avons dit, le risque principal est la déshydratation. Il est donc indispensable, lorsque que votre lapin a la diarrhée, de s’assurer qu’il boive en quantité suffisante. L’eau doit être propre, en grande quantité et facile d’accès. Si vous remarquez que votre animal boit peu, vous pouvez mettre quelques gouttes de jus de fruit dans l’eau. Le goût sucré les motive à boire davantage.

Les diarrhées du lapin ayant souvent une origine alimentaire, il faut éviter la consommation d’aliments riches en sucres. Ainsi, si la diarrhée est légère, il est recommandé d’augmenter la proportion de foin dans la ration de votre animal. A l’inverse, vous pouvez réduire la quantité de granulés et de légumes verts. Enfin, supprimez la part de fruits, pain et autres friandises. Attention cependant, il faut garder à l’esprit qu’un changement alimentaire trop violent pourrait aggraver l’état de votre lapin. Si ce dernier ne consomme que des granulés, il ne s’agit donc pas de ne donner pratiquement que du foin du jour au lendemain. Introduisez une part de foin dans l’alimentation et si vous constatez une amélioration, vous pouvez augmenter les quantités progressivement.

Souvent les diarrhées provoquent des souillures au niveau de l’arrière train. Cette accumulation d’excréments, en plus d’être malodorante, peut provoquer des irritations voire des infections cutanées. Pour empêcher cela, vous pouvez, à l’aide d’une serviette mouillée à l’eau tiède, nettoyer les zones souillées une à deux fois par jour.

Le temps de sa convalescence votre lapin doit rester au calme le plus possible. Si possible, placez la cage dans une pièce chauffée, silencieuse et loin des lieux de passage. Evitez les contacts avec les autres animaux, surtout avec d’autres lapins pour éviter les possibles contagions.  Enfin, limitez les sorties hors de la cage tant qu’il est en mauvaise forme.

La surveillance de l’état de votre animal est primordiale. L’évolution de la maladie peut être très rapide chez le lapin. Il est donc important de regarder quotidiennement l’aspect et la quantité de selles. Il faut également vérifier si votre lapin reste alerte. Vous pouvez lui prendre la température par voie rectale, la température normale étant comprise entre 37,5 et 39°C. Si la diarrhée est importante, que votre lapin vous semble très abattu, qu’il ne mange plus du tout ou qu’il a de la fièvre, consultez immédiatement un vétérinaire. Il en va de même, si les symptômes sont modérés mais qu’ils n’évoluent pas ou s’aggravent depuis quelques jours.

 

3) Comment éviter que cela ne se reproduise ?

La plupart du temps, les diarrhées du lapin peuvent être évitées grâce à une alimentation adaptée. Le régime quotidien du lapin est essentiellement composé de foin de bonne qualité et à volonté. On complète cela par des légumes verts de type « tiges », comme le céleri, les fanes de carotte, les branches d’épinards etc. Enfin on ajoute une petite proportion de granulés du commerce. Ces granulés doivent tous avoir le même aspect pour éviter que votre lapin ne les trie et ne mange que ceux qui sont à son goût. Occasionnellement, on peut donner des fruits ou des légumes plus riches tels que des pommes, des carottes ou autres mais toujours en petite quantité, en guise de friandise. Comme vu précédemment, le changement de régime doit être progressif. Ainsi, il est recommandé d’augmenter petit à petit la part de fibre pour réduire celle de glucide. La transition doit s‘étaler sur une à deux semaines.

La prévention des diarrhées infectieuses et parasitaires est plus délicate. Seule une bonne hygiène de l’environnement permettra de réduire les risques. La cage et les accessoires doivent donc être nettoyés et désinfectés de façon hebdomadaire. La verdure non consommée doit être retirée au bout de 24 heures, l’eau doit être changée quotidiennement. Enfin, il est important que le lieu de vie du lapin soit bien ventilé tout en évitant les courants d’air.

 

Nous avons vu que la diarrhée du lapin n’est pas anodine. Elle a souvent une origine alimentaire mais peut aussi être infectieuse ou parasitaire. Cependant, grâce à une hygiène stricte et une alimentation adaptée, les risques restent faible. Enfin, la surveillance est essentielle afin de pouvoir réagir au bon moment. A la moindre interrogation, n’hésitez pas donc à joindre votre vétérinaire.

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docteur sarah galdin

Dr Sarah GALDIN

N° Ordre 16772 ENVL 2002 Vétérinaire Associée depuis 2013

Que faire quand mon chien tousse ?

Le chien, comme l’homme, peut tousser. C’est un réflexe normal et bénin de protection de l’organisme. Mais cette toux ne doit pas être ni trop puissante, ni persister trop longtemps. Nous vous expliquons dans cet article les différentes causes possibles de toux chez le chien et comment réagir dans chacun des cas.

chien malade

1. Les causes de toux chez le chien

Votre chien tousse, mais les causes peuvent être très variées.

La toux de votre chien est sèche ? Il tousse lorsqu’il tire sur sa laisse ou lorsqu’il joue et est tout excité ? Il faut savoir que les races de chiens de petites tailles comme les Yorkshires ou les Bichons sont particulièrement sensibles, leur trachée pouvant être plus fragile et donc facilement sujette à des collapsus. En effet, les anneaux qui constituent la trachée peuvent s’affaisser sous la pression et empêcher le passage de l’air. Cela gêne votre animal et il se met à tousser. Cette toux est donc assez sonore et peut être inquiétante chez les petits chiens.

Les animaux en surpoids peuvent aussi être sujet à des collapsus trachéaux. Dans tous les cas, nous vous conseillons d’utiliser un harnais lorsque vous promenez votre animal : cela permet de s’affranchir de la pression exercée sur le cou de votre chien en cas de traction de sa part et de prévenir ces problèmes.

Si maintenant la toux est chronique et n’apparaît pas à des moments précis comme précédemment, elle peut être due à un environnement irritant comme la fumée de cigarette ou la poussière. Ce type de toux se traite facilement mais il faut bien penser à changer l’environnement dans lequel vit l’animal.

La toux peut être d’origine infectieuse ou parasitaire. Elle est provoquée par une bactérie ou un virus et peut être responsable de fortes fièvre et d’une toux grasse, c’est-à-dire avec production de mucus. L’animal s’épuise en tentant d’évacuer ce mucus produit dans ses bronches pour lutter contre l’infection. Des parasites ou des champignons peuvent aussi s’installer dans l’appareil respiratoire de votre animal et causer la toux ainsi que d’autres complications graves. Il est indispensable de vermifuger régulièrement son chien, dès son plus jeune âge.

Par ailleurs, la « toux du chenil », toux infectieuse très connue et très contagieuse. Des vaccins existent pour lutter contre ce syndrome et sont parfois obligatoires pour se rendre dans des compétitions ou réunions canines, pensez à vous renseigner à l’avance.

Enfin, chez les chiens âgés, des problèmes cardiaques ou pulmonaires s’installent souvent. La toux peut être discrète mais peut cacher une pathologie plus grave. Pensez à faire des contrôles gériatriques régulièrement lorsque votre chien vieillit. Par exemple, les Cavaliers King Charles sont prédisposés à des maladies cardiovasculaires dues à la dégénérescence des valvules du cœur, qui ne fonctionnent alors plus correctement. Ces problèmes cardiaques entraînent de la toux lorsque la situation atteint un stade critique, pensez à consulter rapidement un vétérinaire dans ce cas-là.

2. Comment identifier la cause de la toux ?

Puisque les causes de toux chez le chien sont nombreuses, pour connaitre précisément son origine, votre vétérinaire devra réaliser certains examens complémentaires. Tout d’abord, il prendra en compte le mode de vie de votre toutou ainsi que son profil : âge, race, poids, antécédents.

L’examen radiologique du thorax est le plus souvent le premier examen complémentaire pratiqué par les vétérinaires, il permet de voir très rapidement si la trachée est obstruée mais aussi d’identifier d’éventuelles lésions pulmonaires, de les caractériser et d’observer le cœur de votre chien. Une endoscopie bronchique permet d’aller voir ce qu’il se passe dans l’appareil respiratoire profond de votre animal, si la toux n’est pas due à une gêne superficielle par exemple (trachée irritée). Cet examen peut être accompagné d’un rinçage trachéo-bronchique afin de récolter des sécrétions et de pratiquer des analyses supplémentaires pour identifier les éventuels bactéries pathogènes présentes chez votre animal. En fonction des cas, de nombreux autres examens peuvent être pratiqués par votre vétérinaire comme une prise de sang, une échographie cardiaque, un scanner ou une IRM.

Pour aider au mieux votre vétérinaire dans son diagnostic, essayez d’être le plus précis possible lorsque vous décrivez la toux de votre animal : depuis quand tousse-t-il ? à quel moment de la journée ? Est-ce une toux sèche ou grasse ? Respire-t-il normalement ? etc… Si vous craignez de ne pas réussir à bien décrire la toux, n’hésitez pas à filmer votre animal lorsqu’il tousse et à montrer ces vidéos à votre vétérinaire. Un diagnostic précis est indispensable à la mise en place d’un traitement adapté à votre animal.

Vous l’avez compris, la toux de votre chien peut avoir de nombreuses explications, plus ou moins graves. En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire qui saura évaluer la situation.

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docteur cyril porcheron

Dr Cyril PORCHERON

N° Ordinal 22508 ONIRIS 2008 Vétérinaire Collaborateur depuis 2015 & Régulateur depuis 2018

Que faire quand ma Chienne / Chatte est en chaleur

Les périodes de chaleur de nos chattes et chiennes sont parfois difficiles à gérer. Essayons de mieux comprendre ce qu’il se passe et de trouver des solutions pour soulager tout le monde (humains et animaux !).

chatte en chaleur

1) Les chaleurs : une cause de changement de comportement

Chez la chienne, les premières chaleurs surviennent entre 6 et 12 mois selon la race, puis se répètent de façon régulière tous les 6 à 10 mois. Elles durent environ 3 semaines.

Chez la chatte, les premières chaleurs apparaissent entre 4 et 9 mois. Elles durent 5 à 10 jours et reviennent entre une à trois semaines plus tard sur une période d’environ 4 mois. Cependant, chez certaines chattes, ce rythme peut durer toute l’année !

Un changement de comportement est souvent observé pendant ces périodes.

La chienne peut se montrer plus encline à recevoir vos caresses ou au contraire être plus agressive et rechercher la compagnie de ses congénères mâles (quitte à fuguer de son domicile !) tout en supportant plus difficilement celle des autres femelles.

Le comportement de la chatte en chaleur connaît un changement beaucoup plus radical que celui des chiennes, parfois au plus grand désarroi de leurs propriétaires. En effet, elle émet des miaulements très stridents que l’on appelle le « cri de l’amour », jours et nuits, ce qui peut être source d’insomnie et d’agacement pour vous.

D’autre part, elle est généralement beaucoup plus agitée et se montre bien plus affectueuse qu’à l’ordinaire en venant se frotter à vos jambes. Vous pouvez également observer une posture différente lorsque vous la caressez, sa queue a une position légèrement déviée par rapport à l’axe de son corps. Enfin, elle aura tendance à davantage se lécher pendant cette période et pourra éventuellement faire du marquage urinaire.

2) Que faire face à ce changement de comportement ?

Tout d’abord, il est préférable de tenir votre chienne en laisse lorsque vous la sortez. Cela évitera d’une part, qu’elle ne soit attirée par des mâles et qu’elle ne s’échappe et d’autre part, de surveiller les mâles très attirés par elle. En effet, cela peut donner lieu à des bagarres entre des mâles en compétition, mieux vaut surveiller de près l’objet de leur convoitise !

Si vous avez un jardin, mieux vaut la surveiller surtout si elle a tendance à fuguer pendant cette période. Cela permet également de s’assurer qu’un mâle ne peut franchir votre barrière et que vous vous retrouviez avec une nuée de petits chiots chez vous 60 jours plus tard ! De plus, les chiennes (contrairement aux chattes) ont des saignements : il faut donc l’équiper de protections hygiéniques spéciales si vous voulez protéger votre intérieur.

Si vous avez une chatte et que vous ne souhaitez pas qu’elle ait des chatons, il est préférable de ne pas la laisser sortir lors de ses chaleurs, même si cela risque de n’être agréable ni pour vous ni pour elle (d’autant plus si elle a l’habitude du grand air).

3) Est-il possible d’arrêter temporairement les chaleurs ?

Vous destinez votre chienne ou votre chatte à avoir une portée mais pas maintenant, et en attendant, vous souhaitez éviter les désagréments des chaleurs ? Il existe des solutions telles que la contraception.

En effet, on trouve des comprimés que l’on peut administrer soi-même à son animal 2 mois par an pour la chienne et toutes les deux semaines pour la chatte.

Le vétérinaire peut aussi réaliser une injection hormonale sous-cutanée deux fois par an.

Cependant, il faut savoir qu’une utilisation trop fréquente d’une contraception chimique n’est pas sans risque en raison de leur composition à base de progestagènes, qui sont des hormones de synthèse. Certaines études montrent que cela peut perturber leur équilibre hormonal en provoquant par la suite tumeurs mammaires, diabète ou encore métrites (infection de l’utérus).

Aujourd’hui, l’homéopathie se développe pour limiter les symptômes de nos chiennes et chattes durant leur chaleur.  

Certaines molécules sont spécifiquement adaptées à certains comportements tels que fugue, excitation, agressivité et peuvent être administrées avant ou pendant les chaleurs.

4) La stérilisation : la meilleure solution si vous ne souhaitez pas de portées

La stérilisation est aujourd’hui la technique chirurgicale la plus pratiquée en clinique vétérinaire.

En effet, si vous ne destinez pas votre animal à la reproduction, il a été prouvé qu’elle apporte de nombreux bénéfices  pour la santé de votre animal (autres que les changements comportementaux occasionnés par les chaleurs).

En effet, si vous stérilisez votre chatte ou votre chienne avant ses premières chaleurs, le risque qu’elle développe une tumeur mammaire (qui apparaissent très fréquemment) est réduit de 90%. Si elle subit l’opération après ses premières chaleurs, le risque est également réduit mais de façon moins marquée.  

En revanche, si l’opération se déroule au-delà des deuxièmes chaleurs, les mamelles étant déjà trop développées, le risque de futures tumeurs mammaires n’est plus réduit. Cependant, cela permet tout de même de limiter de façon majeure le risque de développer des tumeurs ou infections utérines dans le futur.

Vous connaissez désormais les solutions pour limiter les troubles du comportement associés aux chaleurs. Il est intéressant de savoir dès le début si vous souhaitez une portée dans le futur car la stérilisation est très intéressante sur le plan médical.

Si vous vous posez encore des questions, n’hésitez pas à en parler à votre vétérinaire qui saura y répondre et vous conseiller.

Crédit Fotolia : #142186526 – Dmytro Sukharevskyi 

docteur sarah galdin

Dr Sarah GALDIN

N° Ordre 16772 ENVL 2002 Vétérinaire Associée depuis 2013