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Que faire quand mon chat a un rhume ?

Nez qui coule, éternuements, fatigue, sont autant d’indices que nous connaissons tous. Ce sont les symptômes du rhume. Or il arrive que nos chats expriment les mêmes types de signes cliniques. Nous allons voir ensemble ce que cela signifie et quel comportement  adopter dans cette situation.

 

 

1. Les causes du rhume 

Chez le chat, ce qui est bien souvent perçu comme un rhume est en fait une maladie appelée coryza. De façon plus spécifique, les chats atteints par cette affection sont en général fatigués, ils éternuenttoussent, et ont les yeux rouges. On peut également observer des écoulements du nez, des yeux voire de la bouche. En regardant de près, on peut aussi remarquer des zones d’irritation dans la bouche.

Cette maladie peut être provoquée par des agents viraux ou bactériens. Ces germes sont les principaux responsables des symptômes mais, comme l’animal est en moins bonne forme, d’autres microbes opportunistes peuvent intervenir. Ils aggravent alors l’état de l’animal.  

L’expression de la maladie reste cependant très variable. La gravité dépend du type d’agent responsable et du type d’animal atteint. En effet, certains virus sont très peu agressifs, un traitement léger suffira alors à guérir votre chat. En revanche, d’autres souches sont quant à elles très dangereuses. De plus, si les chats en pleine santé sont relativement épargnés, certains animaux restent plus vulnérables. C’est le cas des chats très jeunes, des chats non-vaccinés, des chats déjà malades ou âgés. Pour ceux-là, le coryza représente un risque réel. Par ailleurs, la maladie peut être aiguë ou chronique. Si elle est aiguë, les signes apparaitront brutalement et pourront se révéler importants. Mais la maladie disparaîtra très rapidement au bout de quelques jours. En revanche, en cas de coryza chronique, les signes seront plus discrets et dureront plus longtemps. On parle de coryza chronique lorsque la maladie dure depuis plus de trois mois. Attention, il est toutefois fréquent de voir de chats qui expriment les signes du coryza toute leur vie.

Enfin, pour ne rien arranger, le coryza est une maladie très contagieuse. Les virus se transmettent par contact ou par le biais d’objets contaminés. Ils peuvent résister plusieurs jours dans l’environnement du chat. Ultime degré de difficulté, un animal atteint peut être contagieux pendant plusieurs mois voire toute sa vie sans pour autant exprimer de symptômes !

 

2. Les traitements contre le rhume

L’attitude à adopter face à un chat qui présente des signes de rhume est largement dépendante de l’expression de la maladie.

Si votre chat est déjà vacciné et qu’il ne présente pas de déficience immunitaire, le coryza représente un risque faible pour sa santé.  S’il présente des symptômes de rhume, le mieux est donc de le laisser au calme pendant quelques jours. Vous pouvez lui donner des aliments qu’il apprécie. L’eau doit être présentée en grande quantité. Vous pouvez également le placer 15 minutes deux à trois fois par jour dans une pièce très humide, une salle de bain avec de la vapeur par exemple. L’humidité permettra de libérer les voies respiratoires et de diminuer les écoulements. Avec un chiffon mouillé à l’eau tiède, vous pouvez aussi nettoyer les sécrétions séchées qui souvent restent collées aux poils sous les yeux et le nez. Enfin, restez vigilant sur l’évolution de son état. Si la situation ne s’améliore pas sous 24-48h ou qu’elle s’aggrave, consultez rapidement un vétérinaire.

Si votre compagnon est particulièrement jeune, s’il n’est pas vacciné ou bien s’il est faible sur le plan immunologique, les signes du coryza doivent être pris au sérieux dès le début. L’évolution pouvant être très rapide, il est important de prendre rendez-vous chez un vétérinaire pour mettre en place un traitement médicamenteux dans les plus brefs délais.

 

3. La prévention

Nous l’avons vu, le coryza du chat est une maladie très contagieuse à cause de son mode de transmission, de sa résistance dans l’environnement et du type d’animal contagieux. De plus les traitements médicamenteux restent limités, surtout pour les formes graves. La prévention est donc un point essentiel de la lutte contre cette maladie.

La vaccination est le pivot incontournable de la prévention contre le coryza. Les chatons sont en général vaccinés à trois mois. Mais s’ils sont appelés à être exposés dans des lieux à risque avant cet âge, il est conseillé de faire l’injection dès deux mois puis de la renouveler à trois mois. Par la suite, le premier rappel se fera à un an puis tous les ans. Cette vaccination, à condition que le protocole de rappel soit respecté, permet de diminuer le risque d’infection. Le chat peut encore attraper le coryza mais les signes seront moins sévères et l’animal moins contagieux.

L’hygiène est le second volet de la prévention du coryza. Les virus sont résistants dans l’environnement mais ils restent sensibles à la plupart des désinfectants ménagers. Si vous pensez que certains objets ont été en contact avec un chat atteint, pensez à les désinfecter avant de les mettre en contact avec des chats sensibles à la maladie. Cela vaut aussi pour les mains, si vous croyez avoir caressé un chat malade. Bien entendu, les contacts avec les chats suspects d’être porteur du coryza doivent être prohibés pour les chats fragiles.

 

Le rhume du chat est donc une maladie à prendre au sérieux. A l’inverse du rhume humain qui est presque toujours bénin, elle peut avoir des conséquences plus ou moins importantes en fonction de l’animal. Il convient donc d’adopter la bonne attitude face à un chat malade et surtout de prévenir en amont l’apparition des symptômes. Votre vétérinaire saura vous expliquer la meilleure conduite à tenir !

 

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Dr Sarah GALDIN

N° Ordre 16772 ENVL 2002 Vétérinaire Associée depuis 2013

Que faire quand mon chat a la diarrhée ?

Vous avez remarqué que votre chat se rend plus fréquemment à sa litière et en ressort en y laissant de la diarrhée ? Cela est apparu soudainement ou c’est au contraire devenu fréquent et cela vous inquiète ?

Il faut savoir que la diarrhée chez les chats est relativement courante et généralement bénigne. On peut classer la diarrhée en quatre catégories selon la cause et le degré de gravité: Une diarrhée aiguë apparaît brusquement mais sur une courte durée. A l’inverse, une diarrhée est qualifiée de chronique lorsqu’elle dure plus de deux ou trois semaines. On qualifie une diarrhée de persistante lorsqu’elle est constante. Enfin, une diarrhée intermittente apparaît et disparaît régulièrement.

 

diarrhée de chat

 

1) La diarrhée alimentaire : la plus commune

La diarrhée chez le chat a généralement une origine alimentaire.

Les chats sont extrêmement sensibles à toute variation de leur alimentation et il suffit qu’ils ingèrent un produit (aliment ou objet) défendu pour provoquer une diarrhée. Cela arrive très souvent, car de nature curieuse et gourmande, les félidés peuvent avaler des restes avariés, des petits objets, des plantes… Autant de causes qui troublent leur transit intestinal.

De plus, si sa nourriture a été changée sans observer de transition alimentaire (qui est normalement constituée d’un mélange des anciennes croquettes avec les nouvelles pendant 10 jours), cela peut également provoquer une diarrhée.

Enfin, certains chats peuvent avoir des intolérances ou des allergies alimentaires, c’est pourquoi le choix de leurs croquettes est extrêmement important. Vous pouvez en parler à votre vétérinaire qui parfois dispose d’échantillons afin que vous en testiez la tolérance (tant gustative qu’intestinale) de votre compagnon.

Si aucun autre signe (tel qu’abattement ou vomissements) ne vient vous inquiéter, il est judicieux de lui retirer sa gamelle pendant 24h pour que la diarrhée s’estompe. Si ce n’est pas le cas, il est préférable d’aller consulter un vétérinaire pour s’assurer qu’aucune autre cause ne peut être à l’origine de la diarrhée.

 

2) La diarrhée de stress

Nos amis félins peuvent effectivement être de grands angoissés, et le moindre petit changement dans leur quotidien peut provoquer une diarrhée.

Un déménagement, l’arrivée d’un nouvel animal de compagnie ou d’un nouveau membre dans la famille (bébé !) sont autant de causes possibles pouvant provoquer un stress.

Laissez leur un peu de temps, ils s’apercevront qu’ils sont toujours autant cajolés et aimés, et cela devrait donc rapidement  passer !

 

3) La diarrhée : signe d’une pathologie

Il arrive que la diarrhée ne soit pas bénigne, dans ce cas, d’autres signes devraient vous alerter (abattement, comportements inhabituels…).

En effet, une gastro-entérite engendrée par un virus ou une bactérie entraîne souvent des diarrhées. Dans ce cas, votre chat sera abattu, vous pourrez remarquer aussi des vomissements, une perte d’appétit, une hypersalivation… Il faut alors consulter le vétérinaire car le retrait de la nourriture ainsi qu’une restriction en eau sont parfois nécessaires. Une hospitalisation s’avère parfois indispensable pour éviter sa déshydratation. Cette maladie est relativement courante chez le chat mais ne doit pas être sous-estimée car elle peut s’accompagner d’une perte importante de poids et affaiblir votre matou.

Une maladie inflammatoire de l’intestin ou une tumeur peuvent aussi s’accompagner de diarrhées chroniques. Si vous voyez que la diarrhée dure plus de 48h, il n’y a plus de questions à se poser, foncez chez le vétérinaire !

Enfin, des maladies affectant d’autres parties du corps telles que la thyroïde, les poumons, le pancréas peuvent se traduire par de la diarrhée.

 

4) Les vers intestinaux sont des sources d’irritation du tube digestif

Vous ne vous rappelez plus la dernière fois que vous avez vermifugé votre chat ?

La diarrhée dans sa litière peut alors être le reflet de la présence de parasites intestinaux, troublant le transit de votre chat.

En effet, les vers intestinaux peuvent se transmettre directement de la mère aux petits pendant la gestation. Pour s’assurer de leur absence, les chatons doivent être vermifugés dès leur 3e semaine puis tous les mois, et ce jusqu’à leur 6 mois. Pendant sa vie adulte, le chat peut être contaminé par des parasites lorsqu’il sort mais pas seulement ! En effet, le chat d’intérieur peut lui aussi attraper des vers par votre biais, notamment s’il s’approche trop près de vos chaussures ! C’est pourquoi, il est conseillé, selon son mode de vie, de le vermifuger 2 à 4 fois par an.

 

Vous avez maintenant toutes les clés en main pour comprendre les causes d’apparition de diarrhée chez nos amis chats. Sachez qu’il s’agit souvent d’une cause alimentaire et qu’elles sont bénignes. Toutefois, il faut tout de même les prendre en considération et se rendre chez le vétérinaire en cas de doute.

 

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Dr Christophe LE DREF

Co-Fondateur de Vetalia
N°Ordre 18384
Président de l'AVAD
ENVA 1998 Vétérinaire Associé depuis 2008

Que faire quand mon animal a froid ?

Le froid persiste et avec lui les bottes, les moufles, les bonnets… mais avez-vous pensez que votre animal lui aussi pouvait avoir froid ? Et oui, même si votre animal est mieux armé que vous contre le froid, il peut commencer à en souffrir du froid de certaines températures, surtout si elles deviennent négatives. Nous allons vous donner toutes les clés pour préparer votre animal à affronter la fin de l’hiver !

The dog freezes. Funny dog wrapped in a warm blanket

1) Comment savoir si mon chien a froid ?

Il y a plusieurs symptômes pouvant vous aider à savoir si votre animal a froid. Tout d’abord, si vous remarquez que lorsqu’il est dehors, votre animal grelotte ou tremble, il se peut qu’il ait froid. Il convient alors de rentrer votre chat à l’intérieur et de raccourcir la promenade de votre chien. Ensuite, si votre chien semble plus fatigué que d’habitude, que ses mouvements sont lents et maladroits, il se peut que cela soit dû au froid. Enfin, une peau sèche ou un museau sec peuvent aussi être des signes que votre animal a froid.

2) Tous les chiens ne sont pas traités à la même enseigne !

Ne pensez pas que votre chaton de 4 mois et votre grand labrador ont la même résistance au froid ! Il y a plusieurs facteurs qui l’influencent et qui doivent vous guider pour savoir avec quelle vigilance vous devez surveiller votre animal. Tout d’abord, il faut prendre en compte l’épaisseur de la fourrure et l’embonpoint de l’animal. Les animaux à poils longs et de grand gabarit ont tendance à mieux résister au froid que ceux à poils courts et de petit gabarit. Ainsi, un lévrier aura froid beaucoup plus rapidement qu’un Terre-Neuve ! De plus, les jeunes et les animaux très âgés sont plus sensibles au froid, l’âge est donc un facteur à ne pas négliger. Enfin, il faut aussi prendre en compte les habitudes de vie de votre animal. En effet, si ce dernier est habitué à vivre à l’intérieur toute l’année, il sera plus sensible au froid qu’un animal gambadant toute l’année dehors.

 

3) Comment réchauffer mon animal une fois que le mal est fait ?

Vous avez fait attention et pourtant ça y est, votre animal grelotte, éternue… vous pouvez encore l’aider ! Dès que votre animal est de retour à l’intérieur, frictionnez-le vigoureusement, puis placez-le près d’une source de chaleur (chauffage, cheminée…) jusqu’à ce qu’il arrête de trembler, en n’oubliant pas de lui laisser de l’eau car le chauffage a tendance à déshydrater l’air ambiant. Enfin, évitez de le laisser ressortir dans les prochains jours, ou alors brièvement, et surveillez bien l’évolution de son état. En cas de doute, passez chez le vétérinaire sera toujours une bonne idée !

 

4) Comment protéger mon chien du froid ?

Il n’y a pas beaucoup de solutions face au froid. La meilleure option est celle que nous employons déjà sur nous : le couvrir. En effet, équiper votre animal, en particulier votre chien, d’un manteau, peut l’aider à maintenir sa température corporelle à un niveau correct. Vous pouvez aussi opter pour des chaussons adaptés, votre animal pourra avoir un peu de mal à s’habituer, mais il s’agit d’une bonne protection. Il est aussi important de ne pas trop toiletter votre animal cet hiver. Laissez-lui sa fourrure naturelle qui est faite pour le protéger.

Dans la maison, placer le panier à côté du radiateur et à l’abri des courants d’air peut être une bonne idée, en particulier pour les chiens les plus fragiles.

Dans le cas où il y a de la neige, sachez que celle-ci peut entraîner diarrhées et vomissements si votre animal en consomme en quantité trop importante. Elle peut aussi se coller aux poils et former des agrégats de glace. Inspectez donc bien votre animal lorsqu’il rentre de ses escapades, notamment au niveau des coussinets et entre les doigts.

Enfin, si votre animal vit en permanence dehors, mettez à sa disposition un abri pour se protéger des intempéries et augmenter sa ration alimentaire pour pallier à la dépense énergétique supplémentaire qu’il doit fournir pour résister au froid.

 

Le froid n’est donc pas à prendre à la légère, surveillez bien les réactions de votre animal quand il sort et pour toute interrogation, n’hésitez pas à questionner votre vétérinaire !

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Dr Christophe LE DREF

Co-Fondateur de Vetalia
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Président de l'AVAD
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Que faire quand mon chien ou mon chat meurt ?

La perte d’un animal familier est toujours un moment très douloureux. Au chagrin causé par cette épreuve s’ajoute souvent de nombreuses questions. Nous tentons de vous apporter des éléments de réponses dans cet article.

chien décès

1. Le deuil 

Parce qu’ils partagent nos vies quotidiennes depuis plusieurs années, parce qu’ils ont toujours été là pour nous, parce qu’ils ne nous ont jamais jugé, nos animaux de compagnie laissent un vide énorme lorsqu’ils disparaissent. Il est donc parfaitement normal pour le propriétaire de traverser une phase de deuil. Cet état de tristesse durable peut cependant être mal compris par l’entourage. Pourtant les sentiments rencontrés sont tout à fait semblables au deuil traversé lorsque l’on perd un membre de sa famille. Il faut donc faire abstraction de ces jugements parfois obtus. L’essentiel est de travailler sur soi pour pouvoir continuer à avancer. Souvent, les propriétaires éprouvent un sentiment de culpabilité quant à la mort de leur compagnon. Toutefois l’existence même de ce sentiment prouve que l’animal en question avait une grande importance pour eux. Par conséquent, ce chien ou ce chat a très certainement vécu une vie heureuse.

Par ailleurs, dans le cas d’une euthanasie, il faut garder à l’esprit que cet acte se fait avec l’accord de votre vétérinaire. Celui-ci a donc estimé que cet acte était la meilleure solution  pour le bien-être de votre animal. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la décision de l’euthanasie est donc un service rendu à l’animal. De plus, le vétérinaire est souvent le premier interlocuteur rencontré suite à la perte de son animal. Cet aspect fait partie de son métier, il a donc l’habitude de discuter avec des propriétaires en deuil. N’hésitez donc pas à lui faire part de vos sentiments et de vos questions, il est parfaitement à même de vous conseiller.

 

2. La cause du décès

Au delà de sa forte charge émotionnelle, le décès d’un animal peut parfois susciter des questions d’ordre pratique.

Ainsi que faire lorsque l’on retrouve son animal mort alors qu’il allait encore bien la veille ? Comment savoir ce qu’il s’est passé ? Comment évaluer le risque pour les éventuels autres animaux ? Malheureusement, il arrive que nos animaux décèdent de façon inexpliquée alors qu’aucun symptôme ne se soit déclaré. On pense souvent à un accident ou à une intoxication, volontaire ou non. Cependant, il faut savoir que les chats comme les chiens ont tendance à masquer leurs symptômes le plus longtemps possible. Ainsi, il est tout à fait possible que l’animal soit en phase terminale d’une maladie extrêmement grave sans que son propriétaire s’en rende compte. Dès lors, il arrive que certains décès qui paraissent accidentels soient en fait la fin d’un long processus pathologique.  Il ne faut donc pas se précipiter sur les théories de l’empoisonnement criminel ou de l’accident sur la voie publique.

Les décès inexpliqués peuvent aussi inquiéter en raison de la possible contagiosité de la maladie qui aurait eu raison de l’animal. Cela peut être le cas de la leptospirose par exemple, maladie encore répandue et transmissible aux chiens et aux Hommes. Quoiqu’il en soit, en cas de découverte fortuite du décès de son animal, il est important de garder la tête froide malgré les circonstances difficiles sur le plan émotionnel. Si vous avez des doutes importants sur les causes de la mort, il est possible de demander une autopsie auprès d’un vétérinaire. L’examen de l’animal post-mortem peut apporter de nombreuses réponses sur les causes du décès.

 

3. Le devenir du corps

Que le décès de votre animal survienne brutalement ou non, la question du devenir de son corps se pose systématiquement. Il est possible d’enterrer votre animal ou de le faire incinérer.
Dans le cas où vous souhaiteriez enterrer votre animal, vous pouvez le faire sur un terrain vous appartenant, à condition que votre animal pèse moins de 40 kilos et que la tombe se trouve à plus de 35 mètres des autres habitations ou d’un point d’eau. Vous pouvez aussi le confier à un cimetière animalier, il en existe une vingtaine dans le pays.
Si vous souhaitez le faire 
incinérer, il faudra s’adresser à votre vétérinaire. Si vous le voulez, il est désormais possible d’assister à la crémation de votre animal et de récupérer les cendres. Si le décès survient en dehors des heures d’ouverture de votre vétérinaire et que vous ne souhaitez pas conserver le corps chez vous en attendant, vous pouvez toujours appeler un vétérinaire à domicile qui viendra lever le corps et procèdera aux démarches nécessaires à sa crémation. 

 

4. Et ensuite ?

Enfin arrive la perspective du nouvel animal. En effet, suite à la disparition d’un animal familier, il est courant de vouloir en reprendre un. Lorsque ce choix est raisonné, il peut permettre de faciliter le deuil de l’animal disparu. Cependant, il n’est pas conseillé d’adopter un nouveau compagnon trop rapidement après le décès du précédent. Le mieux est d’attendre quelques mois pour laisser le temps faire son travail de cicatrisation. Lorsque le chagrin le plus profond sera passé, alors il sera temps de penser au nouvel arrivant. Il vaut mieux ne pas porter son choix sur un animal trop semblable à votre compagnon disparu. Vous pouvez opter pour un autre sexe ou bien une autre race. Ainsi, il est moins probable que le petit dernier vous rappelle sans cesse celui qui n’est plus là.

 

La disparition de son animal de compagnie est une étape importante dans nos vies. Si nous avons vu qu’elle comporte certains aspects pratiques, elle pose surtout de nombreuses problématiques psychologiques qu’il est important de prendre en compte. N’hésitez surtout pas à en parler avec votre vétérinaire.

 

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Dr Sarah GALDIN

N° Ordre 16772 ENVL 2002 Vétérinaire Associée depuis 2013

Que faire quand mon chien fugue ?

Dès que vous ouvrez votre portail, votre toutou en profite pour se faire la malle ? Vous ne comprenez pas pourquoi votre chien fugue et vous ne savez pas comment réagir face à cette situation, voici quelques conseils qui pourront vous aider.

 

 

1. Les premiers réflexes à avoir lorsque son chien fugue

Tout d’abord, un chien qui se promène librement peut être dangereux pour les usagers mais aussi pour lui. Il faut donc veiller à le retrouver le plus rapidement possible. Prenez rapidement votre voiture et cherchez le en allant dans les lieux qu’il connaît et où vous avez l’habitude d’aller avec lui. N’hésitez pas à demander aux personnes que vous croisez, signalez leur que vous êtes à la recherche de votre chien. De nos jours, il existe de nombreux moyens pour avertir ses voisins, ou les habitants de sa ville que son chien a disparu. Vous pouvez placarder des affichestéléphoner au vétérinaire le plus proche pour signaler sa disparition, passer par PetAlert, page du réseau Facebook qui partage les disparitions d’animaux. Ne lésinez pas sur les moyens pour retrouver votre animal au plus vite !

Pour rédiger une bonne annonce, n’oubliez pas de toujours donner un numéro de téléphone auquel vous êtes rapidement joignable, faites aussi une description courte mais précise de votre chien : sexe, race, couleur, signe distinctif. N’hésitez pas non plus à renseigner le caractère du chien, s’il est plutôt craintif et ne se laissera pas attraper ou s’il est très familier avec l’homme.

Enfin, prenez le temps lors de votre prochaine visite chez votre vétérinaire de vérifier que les coordonnées associées à la puce de votre animal sont à jour.

 

2. Pour quelles raisons votre chien fugue-t-il?

Il peut y avoir de nombreuses raisons qui motivent un chien à s’en aller. La première, et la plus courante, est un chien qui n’est pas assez promené. Beaucoup de propriétaires pensent que si le chien a accès à un jardin alors il n’est plus nécessaire de le promener. Ceci est faux, votre chien a besoin d’avoir accès à l’extérieur, de sentir et découvrir son environnement. Le jardin n’est pour lui qu’une pièce supplémentaire de la maison dans laquelle il a le droit de faire ses besoins. Autrement dit, même avec un jardin, nous vous conseillons de promener au moins 30 minutes par jour votre compagnon.

D’autres raisons peuvent conduire votre animal à fuguer. Par exemple, si vous êtes propriétaire d’un mâle non castré, votre chien peut courir après les femelles en chaleurs. Vous pouvez alors penser à la castration, seule solution face à ce type de fugue. Enfin, si vous retrouvez régulièrement votre animal chez votre voisin qui a un chien du même sexe, peut-être veut-il seulement jouer. Pensez alors à organiser régulièrement des rencontres afin de satisfaire ses besoins de contact avec ses congénères. Il existe aussi un cas un peu particulier des chiens de chasse qui fuguent pour satisfaire leur instinct de prédation. Ce type de fugue est un peu plus compliqué à gérer et ne disparaitra jamais totalement. Nous vous conseillons alors de pratiquer régulièrement le pistage afin d’apprendre à votre chien à contrôler son instinct. N’hésitez pas à vous renseigner auprès des clubs canin de votre région.

 

3. Quelle attitude avoir avec votre chien ?

En plus des promenades que vous réalisez, essayez de lui « faire aimer » le jardin. Proposez à votre animal des activités supplémentaires dans le jardin afin qu’il ne s’ennuie pas toute la journée en vous attendant. Pour cela, jouez régulièrement avec lui dans le jardin, et cachez des jouets, des friandises ou des os à mâcher avant de partir au travail. Vous l’avez compris, il faut trouver des occupations à votre chien pendant votre absence, ainsi il n’aura plus envie de s’en aller.

Si malgré tous vos efforts, il continue de fuguer, renforcez vos clôtures en les rehaussant s’il saute par dessus ou en les enterrant si votre chien creuse. Pensez avant tout à sa sécurité.

Dernière chose très importante : ne grondez surtout pas votre chien lorsqu’il revient à la maison après sa petite escapade. Si vous le grondez, la prochaine fois votre animal aura le choix entre rester tranquille dehors à sentir les odeurs ou rentrer et se faire punir : le choix sera vite fait ! Même si vous êtes fortement agacés, très inquiets parce que cela fait plusieurs heures voire plusieurs jours que vous le cherchez, faites lui la fête lorsqu’il revient, la vraie ! Rappelez vous bien que les chiens ne se souviennent pas de leur actions passées. Si vous le grondez à son retour, il n’associe pas cela avec sa fugue mais aura plutôt l’impression de se faire gronder parce qu’il revient.

 

Voilà, maintenant vous avez toutes les clefs en mains pour comprendre la fugue de votre animal mais aussi pour y remédier. Gardez surtout bien en mémoire comment réagir lorsque votre chien s’enfuit afin de le retrouver au plus vite. Pour tout conseil, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire.

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Dr Samuel BERNARD

Co-Fondateur de Vetalia
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J’emmène mes animaux à la montagne

Emmener ses animaux en vacances nécessite plusieurs étapes de préparation pour que tout se passe bien et tout particulièrement lorsqu’il s’agit de la montagne. Randonnées, grands espaces et air pur plairont autant à votre animal qu’à vous et cela promet de bons moments pour toute la famille ! Pour que tout se passe pour le mieux, nous récapitulons les points importants qu’il vous faut régler avant votre départ.

 

1) Première étape : se renseigner sur l’hébergement

L’hébergement est le premier facteur qui déterminera l’endroit où vous irez. En effet, certains hébergements peuvent refuser catégoriquement les animaux, d’autres acceptent sous certaines conditions.

Il vous faudra sans doute payer un supplément pour permettre à votre animal d’arpenter fièrement le chalet que vous choisirez.

Certains hébergements peuvent éventuellement fixer un nombre maximum d’animaux autorisés ainsi qu’un poids maximum. Il y a des chances pour que votre choix soit davantage restreint si vous possédez un dogue allemand plutôt qu’un chihuahua…

De même, les chiens catégorisés seront moins facilement acceptés voire complètement interdits.

Enfin, pour partir en vacances (et ceci vaut pour tout type de vacances : montagne, mer…), n’oubliez pas de tenir à jour son vaccin antirabique, il vous sera presque automatiquement demandé.

 

2) Deuxième étape : préparer la valise de votre animal

Vous avez désormais choisi votre hébergement qui accepte votre compagnon, la date de départ est fixée, il ne reste plus que les derniers préparatifs !

Tout d’abord, n’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire surtout s’il s’agit de la période hivernale. Selon les races, les chiens sont plus ou moins sensibles au froid et à la neige.

Si votre compagnon  a les poils ras, il est judicieux de lui acheter un manteau.

Concernant les coussinets, tous les chiens ne sont là non plus pas égaux. Certains n’ont aucun souci à s’acclimater à la neige sous leurs pattes (même sans protection particulière) tandis que d’autres sont beaucoup plus fragiles. Pour ces derniers, il peut être intéressant de demander à votre vétérinaire si l’utilisation d’une solution tannante leur permettrait de courir sans problème dans la neige. Cette solution s’applique pendant deux semaines avant votre départ puis pendant toute la durée de votre séjour, en massant délicatement les coussinets afin d’optimiser ses performances.

Parfois, pour les chiens très sensibles, on peut trouver des bottines, ce qui protège complètement leurs coussinets, à la condition qu’ils les supportent (ce qui n’est pas toujours gagné !)

Dans la valise de votre toutou, pensez à prendre une bouteille homéotherme si vous songez à faire de longues randonnées en sa compagnie ainsi que des friandises.

Une trousse de secours peut également s’avérer très utile, s’il se coupe par exemple, prévoyez le nécessaire : bandages, désinfectants…

Pour les chiens à truffe dépigmentée, n’hésitez pas à appliquer de l’écran solaire.

Enfin, n’oubliez pas son carnet de santé pour faciliter une éventuelle visite chez le vétérinaire local en cas de problème, ni les munitions en sac à déjections pour respecter le site que vous visiterez.

 

3) Quelles activités sur place ?

Votre chien adorera sûrement courir dans ces grands espaces recouverts de neige (si la météo est en votre faveur !), et tout comme vous, profiter de l’air pur qu’offre la montagne en toute saison.

Cependant, sachez que les pistes de ski sont interdites aux animaux, il devra donc attendre sagement dans le chalet pendant ce temps.

En revanche, les nombreuses randonnées disponibles à tout niveau de difficulté vous permettront de profiter avec lui de ces moments de détente.

Attention cependant à ne lâcher votre chien que s’il a un très bon rappel, car vous risquez de croiser sur votre chemin des troupeaux d’animaux. Son excitation pourrait vite lui faire oublier son obéissance habituelle !

Surveillez-le en permanence surtout si vous remarquez qu’il a une fâcheuse tendance à manger de la neige ! Ne le laissez surtout pas faire car cela peut causer des troubles digestifs d’autant plus s’il y a du sel de déneigement. Il serait dommage de rendre visite au vétérinaire et de vous inquiéter à cause de ses vomissements ou diarrhées aiguës.

 

4) Et si c’est un chat ?

Chien ou chat, on a parfois du mal à s’en séparer pendant les vacances. Si vous souhaitez emmener votre chat, vous pouvez très bien l’embarquer avec vous également, il adorera surement les feux de cheminée sur le fauteuil du chalet.

Cependant, il faut minimiser son stress, d’autant plus s’il est de nature angoissée. De plus, il est fortement déconseillé de les faire sortir, en raison de la température, de la neige (dont ils n’ont pas forcément l’habitude) et des pistes de ski (il ne faudrait pas qu’ils aient l’idée d’y faire un tour !).

De nombreux propriétaires se demandent si l’altitude pose un problème. La réponse est non, hormis si votre chat souffre de difficultés respiratoires : dans ce cas, il vaut mieux le faire garder par un membre de votre famille ou un ami.   

 

Vous avez désormais toutes les clés en main pour partir sereinement avec votre cher compagnon. Si vous avez d’autres questions, parlez-en à votre vétérinaire qui saura vous conseiller comme vous le souhaitez.

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Dr Christophe LE DREF

Co-Fondateur de Vetalia
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Que faire quand mon chien/chat se gratte ?

Votre animal favori passe son temps à se gratter, vous entendez sans cesse le bruit  de sa patte sur le sol, pas d’inquiétude ! Que cela concerne  votre chien ou votre chat, nous allons vous donnez toutes les clés pour comprendre ce phénomène. Tout d’abord, sachez que si les séances de grattage de votre animal sont brèves et peu fréquentes, il n’y a sans doute pas de raison de s’inquiéter. En revanche, si ce grattage devient incessant, il est temps de soulager votre animal.

1. A-t-il forcément des puces ?

« Mon chien se gratte donc il a des puces » : voilà un raisonnement classique que vous avez peut être déjà eu, mais celui-ci est-il vraiment exact ?

Les puces sont en effet un des premiers diagnostic à envisager. Les piqûres de puces peuvent provoquer de vives démangeaisons, d’autant plus que certains animaux y sont allergiques. Si l’infestation est importante, vous pourrez observer de vous-mêmes la présence de puces ou de leurs déjections dans les poils de votre animal.

Dans ce cas, pour se débarrasser des puces sur le long terme, il convient de traiter régulièrement votre animal infesté, mais aussi tous les autres animaux du foyer avec un anti-puce. De plus, il faudra aussi traiter l’environnement lui-même (autrement dit votre maison) grâce à des sprays pulvérisés aux endroits de prédilection de votre compagnon préféré.

 

2. Il existe d’autres parasites externes pouvant être responsable de ces démangeaisons

Cependant, les puces ne sont pas les seules responsables à incriminer : un chien qui se gratte sans avoir de puces, c’est possible et c’est même très fréquent !

Si votre chat se lèche et se gratte de manière frénétique, il est possible qu’il soit porteur de parasites. Outre les puces, votre chat peut se faire piquer par des aoûtats. La gale des oreilles entraîne quant à elle des démangeaisons importantes localisées. Les parasites digestifs peuvent aussi causer un grattage intense surtout au niveau de l’arrière train.

De même chez le chien, la gale, les demodex ou encore les aoûtats constituent une des causes les plus fréquentes de démangeaisons. L’une d’elle est d’ailleurs typique chez nos amis canins et est connu sous le nom du « signe du traîneau » lorsque le chien avance en se frottant les fesses au sol.

 

3. Les allergies: une qutre possibilité

Si aucun parasite n’a été détecté sur votre animal, il va alors falloir envisager la piste allergique. En effet, le nombre d’allergies existantes chez nos carnivores domestiques augmente d’années en années. Nous avons déjà abordé l’allergie aux piqûres de puces, mais il y en a bien d’autres. 

L’allergie est en fait responsable de l’assèchement de la peau de votre chien mais peut aussi la rendre graisseuse. Votre animal peut souffrir d’une atopie, c’est-à-dire d’une prédisposition d’allergie aux acariens, pollens…

La plupart des allergies apparaissent chez les jeunes animaux entre 6 mois et 3 ans, soyez donc bien vigilants durant cette période. Les signes principaux peuvent aller de simples pertes de poils dues au léchage à des petites croûtes dans certains endroits du corps, mais aussi à des lésions de grattage à vif. Le diagnostic des allergies est plus difficile chez le chat que chez le chien.

Par ailleurs, la présence de croûtes ou de petites excroissances méritent une visite chez le vétérinaire, car elles peuvent traduire une dermatite miliaire (ou eczéma). Souvent localisée sur le dos, cette forme d’allergie nécessite un traitement anti-parasitaire

Enfin, la dermatite allergique de votre animal peut aussi être liée à une « allergie » alimentaire, c’est à dire qu’il est intolérant à certains composants de son alimentation…

 

4. Ne serait-ce pas lié à l’alimentation ?

Aujourd’hui, certaines gammes de croquettes sur le marché ne sont pas toujours adaptées à nos compagnons canin et félin et peuvent donc avoir un impact sur leur santé.

Si votre chien se gratte très fortement et est déjà vermifugé, il va falloir vous pencher sur la qualité de son alimentation, en particulier sur ses apports protéiques et glucidiques. En effet, des protéines de mauvaise qualité sont agressives pour la flore intestinale de votre animal, créant un syndrome d’hyperperméabilité intestinale. Elles sont  souvent issues de « viande et sous produits animaux » . Pour ce qui est des glucides, une quantité trop importante de céréales (> 33%) aura des conséquences similaires sur l’organisme de votre animal.

En effet, une majorité des croquettes présentes sur le marché, dont les grandes marques et autres croquettes industrielles, ne répondent pas aux besoins biologiques et naturels des chiens. Bien souvent les étiquettes de vos sacs de croquettes renferment des petits secrets dont vous n’avez pas pris conscience lors de votre achat, pensant acheter une marque de qualité pour sa santé.

De la même manière chez le chat, certaines démangeaisons, les pellicules ou la modification de l’allure du pelage peuvent venir d’une alimentation de mauvaise qualité. Ces allergies alimentaires peuvent se manifester sous la forme d’un « hotspot » c’est à dire d’une lésion apparue brutalement, rouge, suintante et sans poils.

 

5. Enfin, n’oubliez pas la piste comportementale !

Le grattage et/ou le léchage peuvent aussi révéler un stress et une anxiété chez votre animal, ce qui peut à terme entraîner une chute des poils. Cette réaction compulsive peut être apaisée en empêchant votre animal de se gratter par le biais de spray amers par exemple, mais il faudra tout de même traiter le fond du problème, c’est à dire l’anxiété ou l’ennui de votre compagnon. 

Vous l’avez compris, les causes de démangeaisons chez le chien et le chat sont multiples, n’hésitez donc pas à vous rendre chez votre vétérinaire traitant pour établir le bon diagnostic !

Dr Sarah GALDIN

N° Ordre 16772 ENVL 2002 Vétérinaire Associée depuis 2013

Que faire quand mon chien a mal au ventre ?

Les maux de ventre sont des motifs fréquents de consultation chez le vétérinaire. De nombreuses causes peuvent expliquer ces douleurs abdominales, certaines sont bénignes, d’autres sont plus graves. Nous vous expliquons ici comment les reconnaitre et comment les gérer.

 


 

1) Comment savoir si mon chien a mal au ventre?

Les chiens, comme bien d’autres animaux, ont tendance à masquer leurs symptômes. Ainsi, il n’est pas toujours évident de savoir quand votre compagnon a mal au ventre. Certains indices peuvent cependant vous mettre sur la voie.

D’un point de vue digestif tout d’abord, les vomissements, constipations, diarrhées et autres modifications de l’aspect des selles sont autant d’indicateurs possibles de maux de ventre. D’un point de vue urinaire ensuite, tout changement doit être pris en compte, que ce soit dans la couleur, dans la quantité ou bien dans la fréquence d’émission des urines. Enfin, au niveau du comportement et de l’état général, les chiens douloureux peuvent être moins vifs ou moins gourmands. Certains peuvent aussi hésiter au moment de se coucher, ils se tournent et se retournent pour adopter une certaine position. En cas de douleurs importantes, le chien peut mettre la tête entre ses pattes avant en relevant le postérieur, un peu comme s’il priait.

Cependant, ces signes ne prouvent pas directement que votre chien a mal au ventre. Si, à la lumière des éléments décrits plus haut, vous pensez que votre animal est douloureux, vous pouvez essayer de lui palper doucement le ventre. S’il réagit, il est probable que votre suspicion soit fondée.

 

2) Pourquoi mon chien a mal au ventre ?

Les origines des maux de ventre chez le chien sont extrêmement variées et il serait fastidieux de toutes les énoncer ici. Nous parlerons donc uniquement des causes les plus fréquentes. Pour faire simple, les douleurs de l’abdomen peuvent avoir deux origines : l’appareil digestif ou ses annexes (foie et pancréas) et l’appareil uro-génital.

Les douleurs digestives sont reliées à un large éventail d’affections. Parmi les causes les plus fréquentes, on retiendra l’intoxication et l’ingestion de corps étrangers. Les canidés sont en effet peu regardant sur ce qu’ils avalent, or de nombreuses substances toxiques sont susceptibles de rendre votre chien malade. Il en va de même pour les multiples objets qui pourraient se retrouver par mégarde dans son estomac. Autre cause de violents maux de ventre, la dilatation-torsion de l’estomac, une affection qui survient brutalement et qui concerne surtout les chiens de grande taille mais peut parfois toucher les chiens plus petits. Il s’agit d’une urgence chirurgicale absolue. Nous pouvons également noter toutes les inflammations intestinales qui peuvent avoir une origine infectieuse, parasitaire ou alimentaire, cette dernière étant l’équivalent d’une indigestion.

Les douleurs liées à l’appareil uro-génital sont moins fréquentes. Il peut s’agir d’une infection de la vessie ou bien des reins. Il est également possible de constater la formation de calculs dans les reins, la vessie ou les canaux acheminant l’urine. Chez le mâle, on peut observer des affections de la prostate. Cette dernière devient plus volumineuse, plus sensible et donc plus douloureuse. Concernant la chienne, on pense essentiellement au pyomètre qui est une accumulation de pus dans l’utérus.

 

3) Comment réagir ?

Nous l’avons vu les signes et les causes de maux de ventre chez le chien sont très divers. Alors quelle conduite adopter ?

Avant tout, il faut distinguer ce qui est urgent de ce qui ne l’est pas. Ainsi, soyez attentif au contexte d’apparition des douleurs. Si celles-ci apparaissent brutalement, il faut prendre la chose au sérieux. De même la rapidité d’évolution est un indicateur fiable de l’urgence de la situation. Plus l’état du chien se dégrade vite, plus la situation peut être grave. Par ailleurs, une atteinte de l’état général indique bien souvent une pathologie sérieuse. Cette baisse de l’état général se traduit, entre autres, par un abattement et une perte d’appétit. Si vous reconnaissez une des situations précédemment décrites, il est crucial de contacter un vétérinaire au plus vite. Bien entendu, les chiots, les chiens âgés ou malades sont susceptibles de voir leur état se dégrader plus rapidement, il faut donc redoubler de vigilance lorsqu’ils souffrent de maux de ventre.

A l’inverse, si vous pensez que votre chien exprime des gênes légères ou passagères au niveau du ventre, il est inutile de s’affoler. Vous pouvez commencer par vérifier s’il est bien couvert d’un point de vue antiparasitaire. Il est en effet recommandé de traiter votre compagnon tous les trois à six mois avec des vermifuges adaptés. Si votre animal est à jour de ses vermifugations, vous pouvez vous pencher sur son alimentation. Pour commencer, il faut éviter de donner des restes de table, ils sont bien souvent peu digestes. Ensuite, vous pouvez regarder la composition de son alimentation. Elle contient une source de glucides et une source de protéine qu’il est possible de changer en proposant un nouvel aliment. Attention, il est important de bien faire une transition entre ces deux alimentations. Ainsi, commencez par donner 3/4 de l’ancienne pour 1/4 de la nouvelle pendant 3 ou 4 jours, ensuite passez à un ratio de 50 % ancienne – 50 % nouvelle sur la même durée, puis 1/4 ancienne – 3/4 nouvelle pour finir à une ration 100 % nouvelle au bout de 10 jours environ. En cas de doute, il est nécessaire de consulter un vétérinaire. Lui seul pourra approfondir les recherches et poser un diagnostic sûr.

 

Nous l’avons vu, les maux de ventre peuvent avoir des origines multiples et avoir des conséquence tout aussi diverses ! Ils ne sont cependant pas toujours faciles à identifier. C’est pourquoi il faut rester vigilant d’une part et savoir reconnaître les situations urgentes d’autre part !

Crédit Fotolia : #114455344 – Javier brosch

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dr Christophe LE DREF

Co-Fondateur de Vetalia
N°Ordre 18384
Président de l'AVAD
ENVA 1998 Vétérinaire Associé depuis 2008

Que faire quand mon lapin est constipé ?

Le système digestif du lapin est très différent de celui de l’homme et repose sur un équilibre fragile. Pour être en bonne santé, l’appareil digestif de votre lapin doit être constamment en activité. Ainsi, la constipation gastro-intestinale fait partie des pathologies les plus fréquentes chez le lapin de compagnie. Elle se manifeste par un ralentissement progressif du transit intestinal, allant jusqu’à son arrêt total. Elle peut être fatale chez ce petit mammifère, c’est pourquoi il faut être vigilant.
 


 

1) Le lapin est caecotrophe

Commençons par en apprendre un peu plus sur le système digestif du lapin. Il est caecotrophe, ce qui veut dire qu’il va ré-ingérer certaines de ses crottes pour en terminer la digestion. On différencie les deux types de crottes en appelant crottes dures celles qui correspondent véritablement à des déchets et caecotrophes celles qui seront de nouveau mangées. Les crottes dures se trouveront dans sa litière alors que les caecotrophes sont mangées immédiatement après leur sortie du tractus digestif, au niveau de l’anus. Des études ont montré que le lapin produit environ 360 crottes dures au cours de la journée. Elles sont principalement le fruit de la digestion des grosses fibres, fibres qui se digèrent rapidement, assurant ainsi une mobilité continue du système digestif.

 

2) Erreur d’alimentation et constipation sont souvent corrélées!

Ainsi, une mauvaise alimentation, et surtout un manque d’apport en fibres entraînent un ralentissement et un affaiblissement progressifs ou immédiats du tractus digestif, puis une constipation. Or, un lapin constipé cesse le plus souvent de s’alimenter ce qui aggrave la situation. Vous pouvez constater la constipation de votre lapin, si elle est progressive, par le fait qu’il émet des selles de plus en plus petites jusqu’à arrêter totalement de déféquer. On peut parfois observer la présence de diarrhée ou d’émission de crottes anormales. Le plus souvent, l’état général du lapin reste normal au début, l’animal est vif et continue à s’intéresser à sa nourriture mais refuse de la manger. Rapidement, son état va se dégrader et il semblera déprimé et apathique du fait du manque d’énergie et de l’arrêt de son transit. Sans intervention, la vie de l’animal est en danger. Retenez donc que si votre lapin arrête de s’alimenter, il faut vite prendre en charge ce problème car c’est un signe alarmant.

Pour soigner votre animal, le traitement consiste à administrer des médicaments facilitant et stimulant la motricité du tractus intestinal, ainsi qu’une réhydratation et une alimentation assistée. Si le problème est pris en charge suffisamment tôt, cette thérapie permet dans la grande majorité des cas de résoudre le problème.

 

3) Quelques conseils !

Pour éviter tout cela, vous pouvez agir préventivement en donnant à votre lapin un pourcentage élevé de longues et grosses fibres, elles correspondent aux fibres indigestibles qui vont favoriser la mobilité du tractus intestinal. On les trouve essentiellement dans le foin et les feuillages (aneth, feuilles de betterave, basilic, herbe à chat, feuilles d’artichaut, blettes, brocolis, feuilles de carottes, céleri branche, céleri rave… ect). Donnez à volonté foin et feuillages pour que votre animal puisse en consommer 24h/24. Les fibres ont aussi l’avantage de favoriser un limage naturel des dents du lapin, qui a des dents qui poussent tout au long de sa vie. Pour une alimentation équilibrée, ajoutez des granulés en quantité limitée et de l’eau à volonté. Les friandises sont à proscrire ou à donner très exceptionnellement. Elles peuvent déséquilibrer le système digestif car elles sont trop riches en graisses et en sucres et provoquer l’apparition chronique de crottes molles chez votre animal. Un régime alimentaire équilibré et de l’exercice sont conseillés pour maintenir un lapin en bonne santé.

Nous vous conseillons aussi de surveiller régulièrement que le système digestif de votre animal fonctionne correctement. Le plus simple pour cela est de contrôler son bac à litière. La quantité de crotte sera toujours à peu près la même, le volume et la couleur des selles doivent aussi être constants. On qualifie une crotte de « normale » lorsqu’elle est plus ou moins beige/brune et fibreuse.

 

Il faut donc garder à l’esprit que la constipation chez le lapin est une véritable urgence vétérinaire. Elle peut par exemple être le signe d’une occlusion intestinale et nécessitera l’intervention de votre vétérinaire. Si le problème n’est pas traité rapidement, le pronostic vital du lapin est rapidement engagé. Au moindre doute, demandez conseil à votre vétérinaire.

Crédit Fotolia : #176614491 – Grigorita Ko

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dr Sarah GALDIN

N° Ordre 16772 ENVL 2002 Vétérinaire Associée depuis 2013

Pourquoi mon cochon d’Inde couine ?

Vous ne comprenez pas pourquoi votre cochon d’Inde passe son temps à couiner ? Il a pourtant tout ce qu’il lui faut : nourriture, eau, jouets, affection… ! Pourtant, vous avez peur qu’il ne soit pas très heureux et que ses vocalises soient sa façon de vous le faire savoir ?

Pas de panique, nous allons vous aider à en comprendre la signification.

 

Eh oui, les cochons d’Inde sont des animaux extrêmement bavards, qui n’hésitent pas à nous faire savoir de quelle humeur ils sont tout au long de la journée ! Il faut plutôt s’inquiéter s’ils arrêtent leurs roucoulements incessants car ceux-ci sont tout à fait normaux. Pour vous aider à vous repérer parmi leurs nombreuses vocalises, nous vous proposons un petit répertoire de celles-ci…

 

Le « groulement »

Lorsque vous caressez votre cochon d’Inde adoré, il peut être particulièrement détendu, zen et émettre ce type de vocalise. Dans ce cas, cela signifie qu’il raffole de vos caresses ! Selon les animaux, certains sont plus sensibles sur certaines parties du corps et leur bonheur sera proportionnel à la tonalité : c’est un groulement de plaisir !

Cependant, il existe également des groulements de peur : le cochon d’Inde se fige alors et émet une vocalise relativement courte.

Lorsqu’ils sont en groupe (au secours vos oreilles !), ils peuvent émettre des groulements de séduction si le mâle trouve une femelle tout à fait à son goût.  

Enfin, le groulement peut être un signe de mécontentement ou d’énervement ! C’est le cas quand vous le prenez sur vous alors qu’il avait décidé de faire autre chose (comme finir son foin qui lui faisait de l’œil) et que vous ne lui laissez pas le choix ! La vocalise est alors assez sèche. Faites attention à vos mains car un coup de dent est vite arrivé quand Monsieur est mal luné !

 

Le gazouillement

Quand ils sont en groupe ou qu’ils expriment simplement leur bien-être, les cochons d’Inde dialoguent entre eux par une série de vocalises enjouées, c’est ce qu’on pourrait qualifier de gazouillement !

 

Les couinements

Pour exprimer leur bien-être, les cochons d’Inde peuvent émettre des vocalises plus fortes que le simple gazouillement : il s’agit du couinement de plaisir !

On peut entendre aussi des couinements d’intérêt. Cela arrive quand votre cochon d’Inde sent qu’un événement important va se produire (ouverture de la porte de votre réfrigérateur par exemple !) et vous fait part de sa curiosité.

Enfin, le couinement d’agacement survient généralement lorsqu’ils sont en groupe et qu’un désaccord entre 2 membres (ou plus) éclate. Il s’agit alors d’un son aigu et intense.

 

Cri de douleur

C’est un son extrêmement perçant, rauque et très aigu, qui a dû vous faire sursauter plus d’une fois. Cela peut traduire effectivement une douleur intense mais certains utilisent cette vocalise à tort et à travers car ils sont parfois de vrais petits comédiens !

Il faut savoir que ces vocalises varient en tonalité et en intensité selon le poids, la taille et tout simplement selon les cordes vocales de votre cochon d’Inde.

 

Vous êtes maintenant devenus de vrais interprètes de vos petits rongeurs qui n’ont plus de secrets pour vous ! Si toutefois les vocalises de votre animal vous inquiètent, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire !

 

Crédit Fotolia : #66683307 – kerstiny

Dr Sarah GALDIN

N° Ordre 16772 ENVL 2002 Vétérinaire Associée depuis 2013