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Pourquoi mon chien a mauvaise haleine ?

Désagréable, voire même frein aux câlins et papouilles avec votre animal, la déplorable haleine de votre chien peut avoir plusieurs origines ! La principale est le tartre, mais pas que ! Lisez attentivement ce qui suit pour tout savoir 🙂

1) La cause la plus courante est le tartre

Chez le chien, le tartre est dû à la plaque dentaire qui s’accumule sur les dents et même sous les gencives, pouvant à terme déchausser les dents de votre compagnon. Véritable nid à bactéries, le tartre est facilement repérable en examinant les dents de votre chien.

Par ailleurs, les chiens de petite race tels que le Yorkshire ou le Caniche sont plus touchés par ces problèmes de tartre et de plaque dentaire, il faut donc particulièrement surveiller ces races, et entretenir leurs dents.

 

2) Il faut tester les différentes options thérapeutiques pour trouver la plus adaptée à son chien

L’idéal serait d’habituer votre chien à se faire brosser les dents dès son plus jeune âge, il existe des brosses et dentifrice appétants spécialisés en animalerie. Moins contraignant pour vous, vous pouvez aussi recourir aux friandises à mâcher, aux os en peau de buffle prévenant l’apparition du tartre, utiliser du dentifrice à croquer ou encore ajouter du dentifrice buvable à son eau si votre animal préféré se montre récalcitrant face à la brosse à dents.

N’oubliez pas que le détartrage chez le vétérinaire est parfois nécessaire pour repartir sur de bonnes bases !

 

3) Des troubles digestifs ou une alimentation inadaptée peuvent aussi être en cause

Une alimentation inadaptée peut causer le dépôt de plaque dentaire mais aussi être directement à l’origine de mauvaise haleine. Donnez une bonne alimentation à votre chien, il vous le rendra bien ! Il est également conseillé de le nourrir avec des aliments secs – toujours de bonne qualité -, les croquettes ayant une action légèrement abrasive sur les dents de l’animal, elles réduiront le dépôt de tartre par rapport à une alimentation humide.

 

4) La mauvaise haleine peut révéler des maladies plus générales

Très souvent, la mauvaise haleine du chien est un signe de maladies telles qu’un diabète, des troubles hépatiques, une insuffisance rénale ou des cancers digestifs. Dans ce cas, entretenir les dents de votre chien ne suffira pas à endiguer ce problème odorant. Cependant si votre ami à quatre pattes est dans cette situation, son haleine aura plutôt une odeur d’ammoniac.

 

En cas de doute, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire qui pourra diagnostiquer la cause de la mauvaise haleine de votre chien, pour que les léchouilles redeviennent un plaisir !

 

Crédit Fotolia : #168867917 – K. Thalhofer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dr Samuel BERNARD

Co-Fondateur de Vetalia
N°Ordre 20948
ENVA 1999 Vétérinaire Associé depuis 2008

Bonne année des O !

Belle et heureuse année 2018 ! Qui dit nouvel an dit également nouvelle initiale pour les prénoms des animaux qui viendront au monde dans les douze prochains mois. Cette année, place aux prénoms en « O ». Choisir le prénom d’un nouveau compagnon est cependant source de questions, nous tâcherons ici de répondre aux plus fréquentes.

 

prénom animaux commençant par o

 

1) Mais d’où vient cette fameuse règle « une année : une lettre » ?

Initialement, il n’y avait pas de contrainte particulière, chacun était libre de nommer son animal de compagnie comme il le souhaitait. Cependant, cette totale liberté s’est rapidement avérée problématique pour la Société Centrale Canine (ou SCC) chargée de tenir à jour le Livre des Origines Français (ou LOF) recensant tous les chiens de race du pays. Afin de simplifier la lecture de ce registre, la SCC a décidé en 1926 d’imposer aux propriétaires de chiens de race la règle suivante : tous les chiots nés en 1926 devront être inscrit au LOF avec un prénom commençant par la lettre « A ». Puis l’année suivante, en 1927, ce sera le tour des prénoms en « B ». Le cycle était alors lancé avec les 24 lettres de l’alphabet.

En 1972, les lettres les moins accommodantes ont été supprimées. Ainsi, il n’y a plus d’année en « K », « W », « X » ou « Y », si bien qu’aujourd’hui le cycle des prénoms dure 20 ans. Enfin, lorsque les livres des origines pour les chats de races furent créés, la même règle fut appliquée.

 

2) Si toutefois cette année j’ai envie d’appeler mon chien Aristote, suis-je en règle ?

Nous avons donc vu que depuis plus de 90 ans, l’inscription aux différents livres des origines est réglementée. Toutefois, en dehors de ce cadre officiel, chacun appelle son compagnon comme il l’entend. Si votre chien ou votre chat n’est pas inscrit au livre des origines, vous êtes donc parfaitement en droit de vous affranchir de cette règle. Par ailleurs, même si votre animal est inscrit, c’est à dire s’il est officiellement reconnu comme appartenant à une race spécifique, rien ne vous oblige à utiliser son nom officiel dans la vie courante. Ainsi, si, pour diverses raisons, le prénom réglementaire de votre chien ou de votre chat ne vous plaît pas, n’hésitez pas à en choisir un autre commençant par la lettre que vous voulez ! Vous utiliserez alors ce prénom au quotidien alors que le nom officiel ne servira que pour les registres.

 

3) Alors comment choisir le prénom idéal pour mon animal ?

Même si nous savons maintenant que, dans le cadre familial, la règle des lettres peut être bravée, le fait de choisir un prénom pour son animal n’est pas toujours facile. Voici quelques conseils pour les futurs adoptants.

Les animaux familiers sont très sensibles aux intonations que nous prenons lorsque nous leurs parlons. Par conséquent, il est important que leur prénom puisse s’énoncer de façon distincte. C’est pour cela qu’il est recommandé de choisir un prénom assez bref et dont la prononciation reste simple.

De plus, une fois la décision prise, il est important de ne pas revenir en arrière. Comme nous allons le voir par la suite, l’apprentissage du prénom n’est pas un acquis. Changer de prénom en cours de route pourrait déboussoler votre animal et tout serait à reprendre depuis le début.

Pour éviter les remords,  il est donc important de prendre le temps de la réflexion. Si vous êtes plusieurs à accueillir votre nouveau compagnon, la décision doit être collégiale. Il faut donc prendre soin d’écouter les avis de chacun, y compris des plus jeunes.

Malgré tous ces enjeux, le point essentiel est de vous faire plaisir. Les contraintes réglementaires restent finalement très modérées, c’est donc l’occasion de choisir un prénom qui vous plaise réellement.

Un dernier conseil, il faut toujours penser à bien vérifier le sexe de votre ami à quatre pattes avant de choisir un prénom. En effet, il arrive couramment qu’une femelle se voit affublée d’un prénom masculin et inversement. Il serait dommage de passer plusieurs jours à choisir un nom pour se rendre compte quelques mois plus tard que Félix était en fait une femelle !

 

4) Maintenant que le prénom parfait est choisi, comment l’apprendre à mon compagnon ?

Ca y est, vous avez décidé du prénom de votre nouvel animal, maintenant il faut que celui-ci le reconnaisse. Comme toujours en éducation canine ou féline, l’objectif et d’associer l’action demandée à une conséquence positive. Dans un environnement calme, prononcez le nom de votre animal, si celui-ci réagit, s’il se tourne vers vous par exemple, récompensez-le en lui donnant une friandise et en le félicitant abondamment. S’il ne réagit pas, n’insistez pas et réessayez un peu plus tard. Une fois cette notion acquise, vous pourrez reproduire le même exercice mais dans un lieu moins calme. L’apprentissage peut parfois être long, cela dépend du caractère de l’animal. Il faut cependant rester patient et persévérer sans jamais s’énerver.

 

Nous l’avons vu, qu’il commence par « O » ou non, choisir le prénom de son compagnon n’est pas toujours simple. Cependant, cette décision coïncide toujours avec un heureux événement : l’arrivée d’un nouveau membre de la famille !

 

Dr Christophe LE DREF

Co-Fondateur de Vetalia
N°Ordre 18384
Président de l'AVAD
ENVA 1998 Vétérinaire Associé depuis 2008

Les dangers de Noël pour nos animaux de compagnie

Guirlandes, chocolats, cadeaux par milliers… la période de Noël est synonyme de réjouissance pour nous, humains. Mais attention, pour nos animaux de compagnie, elle est plutôt synonyme de danger. Le nombre d’animaux hospitalisés augmente chaque année durant les fêtes de fin d’année. Voici quelques conseils pour éviter un séjour chez le vétérinaire à votre animal.

 
 

1) Les décorations de Noël : quels dangers se cachent derrière les guirlandes, boules de Noël et houx ?

Les décorations de Noël constituent un premier risque pour votre animal. Les chiens comme les chats adorent s’amuser avec les guirlandes ou le sapin, parfois à leur dépends. L’ingestion des guirlandes entraîne un risque d’occlusion intestinale et le mordillage du fil électrique peut entraîner des électrocutions chez nos animaux de compagnie. Ainsi, placez plutôt vos guirlandes en hauteur sur le sapin de Noël et en cas d’électrocution, appelez sans délai un vétérinaire.

Les boules de Noël cachent aussi un danger : votre chat peut jouer avec et votre chien peut les faire tomber très facilement. Dans les deux situations et en cas de casse, la boule brisée en mille morceaux sur le sol représente un véritable danger pour votre animal en cas d’ingestion.

Faites aussi particulièrement attention aux plantes utilisées pour la décoration de table ou de la maison. Ces plantes d’ornements utilisées pour les fêtes de fin d’année sont souvent très toxiques voire même mortelles pour nos compagnons. Les boules de gui, de houx et l’if sont de véritables poisons pour les chiens et les chats. Salivation excessive, vomissement, diarrhées, éruptions cutanées sont autant de signes qui doivent vous alerter : contactez alors rapidement le vétérinaire le plus proche. Evitez donc d’utiliser ces plantes ou tenez les hors de portée de vos animaux.

Pour finir, bannissez la neige artificielle : elle est toxique pour vos animaux et peut provoquer des problèmes digestifs. De plus, elle est mauvaise pour l’environnement.

 

2) Le repas : attention à l’indigestion et à l’intoxication

Les fêtes sont synonymes de bons repas et d’excès pour nous mais il faut être doublement vigilant car les intoxications alimentaires peuvent être mortelles pour votre animal.

Le premier aliment incriminé pendant les fêtes de fin d’année est le chocolat, qui est à éviter impérativement. L’intoxication du chien survient toujours après l’ingestion de doses importantes de chocolat (de 100g à 1kg) et dépendra aussi de la taille de votre animal. Les signes cliniques apparaissent 4 à 5 heures après l’ingestion, et ce sont les signes nerveux qui prédominent : nervosité, halètement, agitation, ataxie, tremblements musculaires, convulsions voire même coma. Si vous surprenez votre compagnon ou suspectez qu’il ait pu manger du chocolat, conduisez-le le plus rapidement chez un vétérinaire.

De plus, même si un petit morceau de dinde, de poulet ou de lapin peut réjouir votre animal, ces mets sont constitués de petits os qui pourraient provoquer des perforations ou des occlusions du tube digestif. Les aliments trop gras ou salés, comme le saumon fumé par exemple, sont à proscrire car non adaptés à la flore intestinale de votre animal.

Pendant les fêtes de fin d’année, la règle d’or est donc de ne pas nourrir vos animaux avec les restes de tables et prudence avec le chocolat !

 

3) Stress durant les fêtes et déballage des cadeaux

Entre Noël et le jour de l’an, nous nous réunissons à de nombreuses reprises en famille ou entre amis. Mais notre compagnon pourrait ne pas apprécier ces réunions autant que nous. En effet, votre animal peut être stressé pour différentes raisons : trop de monde au même moment, trop de bruits dus aux éclats de rire et retrouvailles, des enfants trop insistants voulant jouer avec lui, se faire marcher dessus accidentellement… etc.  Veillez à toujours bien garder un œil sur lui pendant ces réunions et soyez attentif à son bien-être en lui offrant toujours la possibilité d’aller se mettre dans un endroit calme et confortable.

Attention, redoublez d’attention au moment tant attendu du déballage de cadeaux par les plus petits mais aussi par les plus grands. Ne laissez pas vos animaux de compagnie trainer dans les parages ou surveillez-les attentivement. En effet, les jouets reçus par les enfants représentent un danger s’ils sont suffisamment petits pour être avalés. De même, prenez garde aux jouets électriques nécessitant des piles pour fonctionner, ils peuvent être ingérés et entraîner des occlusions. Soyez vigilants la présence de métaux lourds contenus dans les piles peut aussi provoquer des brûlures et des ulcérations chez votre animal de compagnie. Dernier piège de cette séance de déballage, ne laissez pas trainer les ficelles, rubans et papiers au sol, eux-aussi peuvent être ingérés et envoyer votre animal directement chez le vétérinaire d’urgence. Faites donc le ménage assez rapidement une fois les cadeaux offerts.

 

La période de Noël et du jour de l’an regorgent de pièges et de dangers, mais ils sont très faciles à éviter. N’hésitez pas à téléphoner à votre vétérinaire en cas de doute ! En suivant tous ces conseils de base, nous vous souhaitons de passer, avec vos animaux de compagnie, d’excellentes fêtes de fin d’année.

 

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Dr Sarah GALDIN

N° Ordre 16772 ENVL 2002 Vétérinaire Associée depuis 2013

Faut-il laver son chien ou son chat ?

Avoir un compagnon à quatre pattes chez soi n’est pas toujours de tout repos ! Pas facile en effet de garder un intérieur impeccable avec un animal qui ne l’est pas toujours ! S’il est parfois nécessaire de laver son chien ou son chat, des règles sont à respecter.

1) Pourquoi dois-je laver mon animal ?

Bien souvent, le premier objectif est de venir à bout des mauvaises odeurs et des saletés prises dans le poil de votre animal. Mais au delà de cette notion d’hygiène élémentaire, le bain dispose de beaucoup d’autres vertus.

En effet, une fois votre compagnon habitué à être lavé régulièrement, cela peut devenir une activité commune qui permet de renforcer votre lien propriétaire-animal.

Par ailleurs, le fait de laver votre animal permet un entretien de la peau et du poil parfois indispensable à sa santé cutanée. Au même titre que le brossage, le lavage permet, par son action mécanique, d’éliminer les poils morts, d’augmenter la circulation sanguine et d’accroître le renouvellement du pelage. Enfin, grâce à son action chimique, le shampooing assure l’hydratation de la peau, la brillance et la douceur du poil ainsi que l’élimination des souillures. Ce dernier point est d’autant plus important en ville, la pollution étant très présente au niveau du sol.

Le bain peut également revêtir des objectifs thérapeutiques. Dans certains cas de maladies dermatologiques, le shampooing fait partie intégrante du traitement. A titre d’exemple, on peut évoquer les produits antiseptiques qui agissent contres les bactéries et les champignons de la peau. Ces  substances doivent cependant être considérées comme de véritables médicaments, vous devez donc les utiliser selon  les indications prescrites par votre vétérinaire.

2) A quelle fréquence dois-je laver mon animal ?

Tout dépend de votre animal !

En ce qui concerne les chats, la plupart ne nécessitent pas de prendre un bain de façon régulière. Pour les chats à poils courts, une douche sera nécessaire uniquement si vous constatez que votre animal est particulièrement sale. Cela peut être le cas s’il sort par temps humide, s’il est exposé à des liquides toxiques ou encore si votre chat a du mal à faire sa toilette lui-même. Cette dernière situation concerne surtout les chats âgés, accidentés ou en surpoids, moins souples que leurs congénères en pleine santé.

Les chats à poils longs exigent, quant à eux un entretien plus fréquent. Si le brossage doit être très régulier – jusqu’à une fois par jour – le lavage peut être envisagé une fois par mois. Si votre chat a la peau très grasse, il est possible de lui faire prendre un bain de façon hebdomadaire, selon les recommandations  d’un vétérinaire évidemment.

Nos compagnons canins sont moins regardants que les chats en ce qui concerne leur hygiène corporelle, c’est pourquoi le bain est préconisé de façon plus fréquente. De façon générale, il est recommandé de laver son chien toutes les 4 à 6 semaines. Cependant, si votre chien se salit plus fréquemment – et c’est surtout le cas en hiver – il est possible de lui faire prendre jusqu’à un bain par semaine.

Enfin, il faut avoir conscience qu’un shampooing élimine nécessairement une partie du produit des sprays ou des pipettes antipuces et anti-tiques. Si vous lavez très souvent votre animal, il faudra donc penser à lui donner des antiparasitaires en comprimés à avaler.

3) Quels produits puis-je utiliser ?

Il est essentiel d’utiliser un shampooing au pH proche de celui de la peau de votre animal, c’est-à-dire neutre voire légèrement acide. De ce fait, les produits destinés aux humains ne sont pas adaptés. Pensez donc à prendre un shampooing conçu spécialement pour les chiens ou les chats. De plus, le produit se doit d’être à la fois nettoyant et hydratant, sans toutefois être irritant.

Attention cependant, pour les animaux à poils durs, comme certains chiens de chasse par exemple, le shampooing ne doit pas être trop hydratant, sous peine de voir le poil s’adoucir de façon exagérée.

Enfin, il faut noter que les shampooings dits « sec », n’ont qu’une action chimique. Les débits (poils, saletés et peaux mortes), normalement éliminés par le rinçage, restent donc en place.

4) Comment faire ?

Le plus gros défi est bien souvent de faire accepter le bain à son animal ! Il faut donc faire preuve de douceur et de patience. Le mieux est de commencer le plus tôt possible afin de l’habituer progressivement. Il faut donc y aller étape par étape en rassurant et en récompensant votre animal à chaque fois. Les récompenses alimentaires sont très efficaces chez les chiens ! L’objectif est que votre chien ou votre chat associe le bain à une notion positive. C’est aussi pour cela qu’il ne faut surtout pas élever la voix !

Très concrètement, un bon nettoyage comporte au moins cinq étapes. Avant tout, il faut brosser votre animal. Cette étape permet de retirer le plus gros des débris et donc d’augmenter l’action du shampooing. Ensuite, il est nécessaire de bien mouiller le poil et la peau, cela peut prendre plus de temps sur les animaux aux pelages imperméables comme les labradors. L’étape suivante est l’application du produit. Il est important de suivre les indications du fabricant, le temps et le nombre d’applications pouvant varier. Vous pouvez alors rincer votre animal jusqu’à ce que l’eau de rinçage soit parfaitement claire. Enfin, une fois toute trace de shampooing disparue, pensez à bien sécher le poil de votre compagnon.

Laver votre animal est parfois indispensable, il faut donc y accorder une certaine importance. Mais, une fois les principes de base respectés, vous aurez l’assurance de vivre avec un animal propre sans faire du bain une épreuve insurmontable ! Si malgré tout, des interrogations persistent, consultez votre vétérinaire !

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Dr Christophe LE DREF

Co-Fondateur de Vetalia
N°Ordre 18384
Président de l'AVAD
ENVA 1998 Vétérinaire Associé depuis 2008

Pourquoi mon chaton m’attaque ?

Vous rêviez d’un gentil matou que vous pourriez câliner à volonté, or votre chaton, tout nouveau membre de votre famille, ressemble de plus en plus à un tigre enragé ? Il est jeune, il est encore temps de faire de votre rêve une réalité !

 

 

Un sevrage trop précoce…

Eh oui, la principale cause d’agressivité chez le chaton est la séparation prématurée de sa mère. Il faut savoir que selon la loi, il est interdit de céder à titre onéreux un chaton de moins de deux mois.

En effet, c’est une période très importante pour lui car il commence à explorer son environnement en compagnie de sa mère et de ses frères et sœurs. Il va d’ailleurs apprendre à jouer avec eux et donc à entretenir des relations sociales avec des congénères de son espèce. On considère même que la phase de socialisation (que ce soit avec les autres chats mais aussi avec nous, les humains !) n’est atteinte qu’à partir du 3ème mois ! Alors ne soyez pas pressés avant d’adopter votre chaton !

 

Un environnement peu interactif…

Votre chaton a besoin d’interactions ! Il a été séparé de sa mère et des autres petits monstres de sa portée. S’il n’a pas de jouets, est souvent seul, bref, dans un environnement peu propice à son épanouissement, il est normal qu’il s’ennuie !

Et quand Monsieur s’ennuie, il peut lui arriver d’essayer d’attirer votre attention, et pour cela, quoi de mieux que de vous lacérer la main ? Je t’aime? Moi non plus!

 

Différentes formes d’agressivité…

Vous êtes en pleine séance de jeu, et soudain, votre chaton s’en prend à vous plutôt qu’à sa souris en peluche ? Il semblerait bien qu’il prenne cette dernière pour sa proie, son instinct de prédateur remontant à la surface. C’est ce qu’on appelle l’agressivité par prédation.

Autre cas de figure : vous êtes calmement en train de caresser votre petit protégé, il semble même apprécier, mais tout à coup, il vous plante ses griffes sur les genoux, en feulant ? Dans ce cas, votre chaton a certainement le syndrome « caressé-mordeur ».

 

Comment gérer son agressivité ?

Surtout, ne vous dites pas qu’il se calmera simplement avec l’âge, il faut prendre les choses en main dès maintenant Tout d’abord, enrichissez son environnement avec des arbres à chat ou d’autres jouets. S’il possède déjà tout ce qu’il faut, c’est que votre chaton a besoin de davantage se sociabiliser. Dans le cas de l’agressivité par prédation, arrêtez immédiatement la séance de jeu et quittez la pièce. Il faut qu’il comprenne qu’il ne faut pas recommencer.
Pour le caressé-mordeur, essayez d’interpréter les signaux qu’il vous envoie : yeux ronds écarquillés, oreilles en arrière, queue qui remue… sont autant de raisons pour arrêter de le caresser.
Si le sevrage de votre chaton a été précoce, sachez que c’est à vous de lui apprendre ce qu’il a le droit de faire ou non,  et de lui imposer des limites tout comme l’aurait fait sa mère.

La règle d’or est de l’habituer en douceur à être manipulé et caressé, profitez-en lorsque vous le sentez plus calme et réceptif qu’à l’habitude.

 

Surtout n’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire, l’éducation de votre chaton est primordiale pour son équilibre et celui de votre maison !

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Dr Sarah GALDIN

N° Ordre 16772 ENVL 2002 Vétérinaire Associée depuis 2013

Les principales urgences chez le chaton

Votre chaton est un jeune animal très curieux, demandeur d’indépendance et d’expériences. Mais le monde qui l’entoure est rempli de dangers. Voici quelques situations courantes pour lesquelles vous devez être vigilants et le cas échéant, emmener en urgence votre animal chez un vétérinaire.

 

 

1. Les accidents domestiques

Votre chat apprécie d’avoir accès à l’extérieur, que ce soit par un balcon ou par une fenêtre. Mais soyez prudents, dans ces circonstances, les chutes sont vites arrivées. De même, les chats qui sortent la nuit sont souvent victimes de chocs avec les véhicules. Ces deux situations sont à l’origine de graves traumatismes pour votre animal, fréquemment associées à des fractures.
Si vous êtes témoins d’un tel accident, appelez tout de suite un vétérinaire en urgence, puis allongez délicatement l’animal sur le côté et réchauffez-le avec une couverture, essayez de limiter ses mouvements si l’animal tente de bouger et si ce dernier saigne, effectuez une compression avec votre doigt pour stopper le saignement. Si vous devez vous-même aller chez le vétérinaire, mettez l’animal dans une caisse adaptée à sa taille et limitez le nombre de secousses.

De plus, votre petit chaton découvre son nouvel environnement mais n’a pas toujours le sens du danger. Les odeurs de nourriture peuvent facilement l’attirer et une brûlure est vite arrivée s’il entre en contact avec une casserole chaude, les plaques de cuisson, la gazinière ou un plat chaud. Dans ce cas, refroidissez la zone brûlée avec de l’eau froide ou des glaçons pendant une quinzaine de minutes. Une fois la brûlure refroidie, appliquez du tulle gras pendant plusieurs jours. En cas de brûlures graves, consultez un vétérinaire. Mais les prises électriques peuvent eux aussi être à l’origine de graves brûlures.  Ce type d’accident arrive généralement lorsque le chaton mâchonne un fils électrique : il s’électrocute, sa langue et sa gueule peuvent être brûlées. Commencez par couper l’électricité et amenez votre animal le plus vite possible chez un vétérinaire.
Enfin, n’oubliez pas que les produits d’entretiens corrosifs peuvent aussi être très dangereux et engendrent des brûlures Veillez à toujours bien les ranger dans un endroit auquel votre chat n’a pas accès.

 

2. Les intoxications

Mais d’autres accidents domestiques peuvent arriver, comme les intoxications. La maison ou le jardin regorgent de produits toxiques pour votre chaton. En effet, la lessive, les huiles essentielles, les pesticides ou raticides sont très dangereux pour votre animal. Méfiez vous aussi des médicaments humains comme le paracétamol ou des plantes comme le lys et le ficus. Les signes les plus courant en cas d’intoxication sont la production de bave autour de la bouche, des vomissements, de la diarrhée, une démarche titubante ou des convulsions. Tout signe de déficience nerveuse doit aussi être pris au sérieux. Si vous avez pu voir ce que votre chat a ingéré ou si vous retrouvez des indices dans votre appartement, cela sera d’une grande aide pour votre vétérinaire et lui permettra de traiter votre animal plus rapidement. Dans tous les cas, faites appel à un vétérinaire le plus rapidement possible et surtout ne donnez rien à manger à votre animal.

 

3. Problèmes de santé relevant de l’urgence vitale à connaître

Le syndrome urologique félin est le terme diagnostic fréquemment utilisé par les vétérinaires pour désigner l’obstruction de l’urètre le plus souvent due à la présence de calculs ou de bouchons urétrauxplus fréquente chez les chats mâles, elle provoque des difficultés de miction pour de l’animal et rapidement (en 24-48 heures) une insuffisance rénale aiguë avec des déséquilibres acido-basiques et hydroélectriques graves. Sans traitement, la mort de l’animal survient en trois à six jours. L’obstruction urétrale est une urgence fréquente : elle représente 10% des urgences médicales chez le chat. La levée de l’obstacle au niveau de l’urètre constitue la principale mesure thérapeutique d’urgence ; en cas de récidives, un traitement chirurgical peut s’avérer nécessaire.

Par ailleurs, une crise d’épilepsie isolée de quelques minutes ne représente pas un danger vital pour l’animal mais une crise convulsive continue et prolongée, ou des crises multiples entre lesquelles le retour à l’état de conscience n’est pas complet constituent de véritables urgences médicales qui mettent en jeu la vie de l’animal. Les premières mesures d’urgence réalisées par votre vétérinaire consistent à stopper la crise convulsive et à restaurer l’état général afin de préserver la fonction cérébrale. Les principales causes sont les anomalies congénitales du cerveau, les intoxications ou les maladies métaboliques.

 

Ainsi, si vous êtes témoins d’une de ces situations d’urgences, votre premier réflexe doit être d’appeler un vétérinaire : suivez alors ses consignes au mieux. Pour toute autre situation non décrite ici mais qui vous semble mettre en danger la vie de votre animal, n’hésitez pas non plus à demander conseil à votre vétérinaire.

 

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Dr Christophe LE DREF

Co-Fondateur de Vetalia
N°Ordre 18384
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Pourquoi ma chienne a du lait ?

Encore jeune il y a peu, votre chienne est aujourd’hui une grande et commence a avoir du lait qui perle au niveau des mamelles ? Devriez-vous vous inquiétez ? A-t-elle un problème hormonal ? Est-elle gestante ? Nous allons répondre à toutes vos questions sur un phénomène bénin et répandu !

Vérifier d’abord que votre chienne n’attend pas un heureux évènement !

Les montées de lait font partie des signes normaux de gestation… Il se peut donc que votre chienne attende des petits ! Un passage chez votre vétérinaire suffira alors pour vous éclairer grâce à un examen clinique ou une échographie.

Si vous êtes sûrs que votre chienne n’a pas croisé de mâle récemment ? Dans ce cas, lisez attentivement la suite  !

Il se peut que votre chienne fasse une grossesse nerveuse 

Le grossesse nerveuse est un phénomène naturel, utile chez les chiennes en meute pour nourrir les petits des autres mères si celles-ci en sont incapables. Certes, votre chienne ne vit pas en meute, mais la grossesse nerveuse peut tout de même la concerner. Elle résulte alors d’un bouleversement hormonal, qui survient souvent dans les semaines suivant les chaleurs. Ainsi, seule une chienne non stérilisée peut être victime de ce trouble.

 

Quels sont les signes révélateurs ?

Sous l’action des hormones, votre chienne chérie peut avoir changé de comportement : elle est nerveuse, voire même collante en demandant davantage d’attention que d’habitude ou au contraire très distante. Pas facile à estimer ? Elle peut aussi présenter des signes de refus alimentaires, se lécher avec insistance les mamelles et la vulve, ou encore avoir des attitudes maternelles vis à vis d’objets tels que de peluches et même préparer une sorte de nid.

Physiquement, la grossesse nerveuse se traduit par un gonflement des mamelles et bien sûr, le fameux lait qui vous a mis la puce à l’oreille !

 

Dois-je m’inquiéter ? Que faire pour aider ma chienne ?

La majorité du temps, nous n’avez rien à faire car tout rentre dans l’ordre en une quinzaine de jours. Cependant, si votre chienne semble se comporter comme une mère avec certains objets, il est bon de les éloigner momentanément d’elle.

Si la lactation perdure, votre vétérinaire peut venir à votre secours pour administrer des traitements médicamenteux qui faciliteront le processus de tarissement. Enfin, si la grossesse nerveuse n’est pas un phénomène grave et se soigne souvent d’elle-même, elle peut être pénible pour votre animal préféré, d’autant plus que cela risque de se répéter à chaque fin de chaleurs ! De plus, les chiennes sujettes à ce désordre sont plus vulnérables face aux infections de l’utérus et aux tumeurs mammaires. Il est alors souhaitable d’envisager une stérilisation préventive de votre chienne pour éviter de vous faire du mouron !

 

N’hésitez pas à en parler à votre vétérinaire pour trouver la solution la plus adaptée au profil de votre animal.

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Dr Samuel BERNARD

Co-Fondateur de Vetalia
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ENVA 1999 Vétérinaire Associé depuis 2008

Les urgences gynéco-obstétricales chez la chienne

L’appareil reproducteur de la chienne peut parfois être atteint d’affections graves qui nécessitent une prise en charge médicale urgente. Nous vous expliquons comment reconnaître ces situations et comment se comporter dans de pareils cas.

 

1. La mise-bas difficile : comment la reconnaître ? Comment s’y préparer ?

La naissance des chiots est un moment délicat. Il arrive donc parfois que la mise-bas ne se passe pas comme prévu.

La difficulté de mise-bas est très variable en fonction de l’âge, du nombre de portées antérieures, du nombre de chiots et de la race. Ainsi, les premières mises-bas sont plus à risque. Par ailleurs, lorsque le nombre de chiots est trop important, les dernières naissances peuvent être laborieuses. A l’inverse, s’il n’y a qu’un ou deux petits, ceux-ci peuvent être trop gros, la sortie sera alors moins aisée. De plus, les chiennes trop jeunes, trop âgées, ou de certaines races comme les bouledogues (français ou anglais) sont prédisposées aux mises-bas difficiles. Dans de telles circonstances, il convient donc de redoubler de vigilance à l’approche du terme.

Il est également important de savoir reconnaître une situation anormale. Lorsqu’il est engagé, un chiot doit mettre entre 20 et 30 minutes avant d’être expulsé. La sortie du premier chiot peut prendre plus de temps. Si vous voyez qu’un chiot est engagé depuis plus d’une heure et qu’il n’est toujours pas sorti, il faut appeler en urgence un vétérinaire. De façon similaire, il s’écoule normalement 20 à 30 minutes entre la naissance de deux chiots. Cet intervalle peut être augmenté pour les derniers petits. Par conséquent, si la dernière naissance remonte à plus de deux heures et qu’il reste des chiots dans l’utérus, la situation exige une intervention d’urgence. Enfin, si vous constatez que votre chienne fait de violents efforts d’expulsion sans résultat depuis plus d’une demi-heure, il est indispensable de contacter un vétérinaire sur le champ.

Les mises-bas difficiles, si elles sont prises à temps, peuvent être parfaitement gérées. En fonction de la situation, le vétérinaire pourra choisir soit d’aider la chienne à mettre bas par les voies naturelles soit de procéder par césarienne pour les cas plus complexes.

Dans tous les cas, pour que les naissances des chiots se passent au mieux, il est important d’être préparé. Il faut donc assurer un suivi correct de votre chienne durant sa gestation et connaître les soins de base à fournir à la chienne puis aux nouveau-nés lors de cette étape cruciale.

 

2. Les inflammations de l’utérus : des écoulements vulvaires à prendre au sérieux

Les inflammations utérines, ou métrites, justifient une prise en charge en urgence. Il en existe deux types : la métrite dite « post-partum » qui apparaît après la naissance des chiots et le pyomètre qui survient après les chaleurs.

La métrite post-partum est rare. Elle se caractérise par une subite baisse de forme après la mise-bas, associée à un écoulement vulvaire malodorant, de couleur rouge sombre. Attention cependant, il ne faut pas confondre cet écoulement avec de petites pertes sanguinolentes qui peuvent être observées dans les deux semaines qui suivent la mise-bas. Ces dernières sont parfaitement bénignes. Dans le cas d’une métrite post-partum, le vétérinaire procédera à une chirurgie visant à retirer l’utérus de la chienne. Par la suite, il faudra nourrir soi-même les chiots avec du lait maternisé, l’état général de la mère étant trop dégradé.

Le pyomètre est une accumulation de pus dans l’utérus. Il intervient généralement chez la chienne âgée non stérilisée. Il provoque parfois une dilatation du ventre de la chienne et des pertes de pus par la vulve. Dans les cas graves, ces symptômes peuvent être associés à une baisse d’appétit ainsi qu’à des difficultés respiratoires. Une fois le pyomètre confirmé, on peut envisager un traitement par des médicaments ou un retrait de l’utérus par chirurgie. L’option chirurgicale est plus que recommandée compte-tenu du faible taux de réussite du traitement médical. Enfin, la stérilisation supprime tout risque de pyomètre. Si vous ne voulez pas faire reproduire votre chienne, il est donc plus intéressant pour vous de la faire stériliser, comme l’explique notre précédent article ici.

 

3. L’extériorisation vaginale : une situation impressionnante et grave

Dans de rares cas, il arrive que la totalité ou une partie du vagin de la chienne soit extériorisé. Cela peut se produire lors de la mise-bas, lors de la séparation du mâle après l’accouplement mais aussi, chez les dobermans et les boxers notamment, lors des premières chaleurs. On appelle cela un prolapsus vaginal. 

Ces affections sont très impressionnantes, elles présentent de surcroît un danger immédiat pour la vie de la chienne. La seule solution est d’intervenir chirurgicalement pour remettre le vagin à sa place et le fixer pour qu’il ne se déplace pas à nouveau.

 

Les urgences de l’appareil reproducteur de la chienne peuvent donc survenir dans différents contextes : jeune ou âgée, stérilisée ou non, gestante ou pas. Cependant, plus la prise en charge est rapide, meilleures sont les chances de guérison. Il est donc important de contacter immédiatement un vétérinaire si vous rencontrez un des cas évoqués plus haut.

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Dr Christophe LE DREF

Co-Fondateur de Vetalia
N°Ordre 18384
Président de l'AVAD
ENVA 1998 Vétérinaire Associé depuis 2008

Pourquoi mon chat mange de l’herbe ?

Votre fidèle carnivore traverse une crise existentielle et se prend pour un ruminant en broutant le gazon de votre jardin ?
Certes, cela vous économise de tondre le dimanche matin, cependant, vous n’êtes pas ravi quand votre chat vient fièrement régurgiter l’herbe fraichement avalée sur votre tapis ?
Ce comportement est pourtant très fréquent chez nos amis félidés !
 

 

Se débarrasser des trichobézoards…

Comme vous avez pu le remarquer, votre chat passe une bonne partie de la journée à se toiletter, ce qui implique une ingestion parfois massive de poils. Cela forme des pelotes de poils, appelées trichobézoards. La nature étant bien faite, généralement, le chat les régurgite automatiquement. Dans le cas contraire, les trichobézoards peuvent boucher l’estomac.

L’herbe, par sa fibrosité, aide simplement à la régurgitation des trichobézoards, ce qui attire le chat !

Ce n’est donc pas l’herbe, en elle-même, qui est responsable de la régurgitation sur votre beau tapis mais bel et bien le fait que votre chat aime un peu trop se faire beau !

 

Équilibrer son régime alimentaire…

Bien que l’herbe soit peu nutritive, le chat a tout de même besoin de certains nutriments présents dans les végétaux. A l’état sauvage, il les retrouve dans l’estomac des proies qu’il capture mais également dans les prairies. Aujourd’hui les croquettes et pâtés prennent généralement en compte l’ensemble des besoins de nos chats.

Cependant, ce comportement peut également être lié à une alimentation trop pauvre en fibres. Il faut alors en chercher l’origine et demander conseil à votre vétérinaire pour qu’il vous aide à corriger ce problème !

 

S’il n’a pas accès à l’extérieur…

Il faut veiller à une alimentation bien équilibrée, afin qu’il n’y ait pas de risque qu’un trichobézoard vienne boucher son estomac.

Dans tous les cas, il est important que le chat ait accès à de l’herbe, que ce soit pour se purger ou simplement pour son bien-être.

Il ne faut pas hésiter à lui en mettre à disposition. Pour cela, si vous vous sentez l’âme d’un jardinier, sachez qu’il existe des barquettes spéciales contenant des graines et un compost pour faire pousser de l’herbe. Il suffit de les arroser régulièrement, puis de les placer à un endroit facilement accessible pour votre chat, une fois que l’herbe a commencé à pousser.

En revanche, il vaut mieux éviter l’utilisation de graines d’herbe pour pelouse car elles peuvent avoir été traitées chimiquement !

Une autre solution consiste à mettre de l’avoine dans un pot de terre, pour le plus grand bonheur de votre chat qui pourra en manger les pousses.

Ce libre accès  a un autre avantage : votre chat perdra sans doute sa  fâcheuse tendance à venir déguster vos plantes d’intérieur, qui, de plus, sont souvent toxiques pour eux !

 

Eh oui, il semblerait qu’il n’y ait pas de solution miracle pour votre tapis, qui devrait continuer d’en voir de toutes les couleurs. Une petite astuce consiste à brosser régulièrement votre chat pour diminuer la quantité de poils ingérée et donc son taux de régurgitation ! Si vous avez besoin de plus de conseils, n’hésitez pas à en parler avec votre vétérinaire !

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Dr Sarah GALDIN

N° Ordre 16772 ENVL 2002 Vétérinaire Associée depuis 2013

L’alimentation du chat

Un nouveau chat à la maison et vous souhaitez lui donner ce qu’il y a de mieux ? Vous avez bien raison ! Son alimentation a une grande importance puisqu’elle conditionne sa santé, sa beauté, sa longévité ainsi que sa qualité de vie. Nous vous expliquons quels sont les points les plus importants à respecter en ce qui concerne son alimentation.

 

 

1. Quels sont les besoins fondamentaux de votre chat ?

La toute première chose à bien comprendre est que votre chat est un carnivore strict, il a donc besoin d’un apport important (plus de 25%) en protéines animales dans sa ration quotidienne. Mais tous les autres éléments nutritionnels jouent un rôle important et ils sont tout autant nécessaires pour que la machine féline ne s’enraye pas. En effet, le chat a tout particulièrement besoin de taurine, acide aminé qu’il ne produit pas suffisamment lui même et qui doit donc être apporté dans sa nourriture. Une carence en taurine peut entraîner de nombreux problèmes de santé. Il faudra donc choisir un aliment complet qui couvre l’ensemble des besoins de votre animal, quel que soit son état physiologique (sevrage, croissance, âge, stérilisé..).

Concernant les modalités pratiques de son alimentation, il faut savoir que le chat est un prédateur de petits mammifères ou d’insectes. En milieu naturel, il chassera toute la journée et mangera à plusieurs reprises. Pour respecter au mieux ce besoin naturel, privilégiez des nombreux petits repas durant la journée et même la nuit. Une alimentation en libre service peut convenir, surtout s’il mange des croquettes. En revanche, si votre chat ne se régule pas lui même et avale sa nourriture très rapidement, il faudra le rationner en le nourrissant au moins 2 fois par jour. Par ailleurs, votre chat est très sensible aux odeurs et aux bruits, disposez son repas dans un endroit calme et propre du logement. Une erreur courante est de placer sa gamelle proche de sa litière, le chat refuse alors de manger. Les restes de tables sont à proscrire, ils risquent de déséquilibrer son régime alimentaire et de favoriser un surpoids. Si vous habitez en appartement, vous pouvez lui donner de “l’herbe à chat” : certains n’y toucheront jamais, d’autres adoreront, il faudra faire le test avec votre animal. N’oubliez pas de donner de l’eau à volonté à votre animal, elle est très importante pour son équilibre.

 

2. Quelle alimentation choisir : ménagère ou industrielle ?

Les connaissances actuelles sur les besoins nutritifs des chats permettent de proposer des rations soit de type ménagères soit de type industrielles parfaitement équilibrées et bien adaptées à l’âge et à l’état de santé.

Il est possible de réaliser, avec l’aide de votre vétérinaire, une ration ménagère. En associant viande, céréales cuites, légumes verts et compléments (acides gras essentiels en 1er lieu), l’équilibre est assuré. Les aliments préparés à la maison offrent l’avantage d’un rationnement plus simple, plus modulable, généralement plus économique mais plus chronophage.

Une alimentation 100% croquettes est également parfaitement possible. En plus de l’effet détartrant des croquettes, elles permettent une distribution à volonté sans altération de la saveur de l’aliment et sont faciles à stocker et à doser. Si votre animal est difficile et n’aime pas ses croquettes, utilisez plutôt de la pâtée pour chat : son odeur forte lui assure souvent un plus grand succès. De plus, l’utilisation de la pâtée peut s’avérer judicieuse si votre chat est âgé et souffre de problèmes dentaires. En contrepartie, cet aliment est plus sensible à la chaleur et risque de s’abimer au cours de la journée, ce qui altère sa qualité. Finalement, vous n’avez pas à choisir entre croquette et pâtée : vous pouvez utiliser les deux pour votre animal. Vérifiez toujours, avec l’aide de votre vétérinaire si besoin, que vous donnez les bonnes quantités à votre chat. Cependant, l’utilisation d’aliments industriels “premium” est fortement conseillé. En effet, chez le chat, de nombreux problèmes de santé comme le diabète ou les problèmes urinaires et rénaux peuvent être causés par une alimentation de mauvaise qualité. Ce type d’aliment est certes un peu plus cher à l’achat mais les effets sur la santé de votre chat sont loin d’être minimes.

 

3. Et quand mon chat a des problèmes de santé, que doit-il manger?

Choisissez toujours des aliments adaptés à l’état physiologique de votre chat. Des problèmes de santé peuvent conduire votre vétérinaire à lui prescrire un régime alimentaire spécial appelé “aliment thérapeutique” uniquement disponible en clinique. Certaines affections se soignent grâce à des aliments spéciaux en complément ou non d’une médication. C’est votre vétérinaire qui, en fonction de l’état de votre animal, vous conseillera de changer ou non d’alimentation.

Ainsi, selon votre choix et les goûts de votre chat, l’alimentation ménagère ou industrielle assurera une excellente couverture de ses besoins. N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire, il saura vous aider à trouver une alimentation adaptée et de qualité pour votre animal, afin de le maintenir en bonne santé.

 

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Dr Sarah GALDIN

N° Ordre 16772 ENVL 2002 Vétérinaire Associée depuis 2013