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Scheuer Welpe
15mai
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Que faire quand mon chiot pleure ?

Votre chiot, tout nouveau membre de la famille, semble avoir du mal à s’adapter à son environnement et il vous le fait savoir par ses vocalises, surtout lorsque vous le laissez seul dans une pièce ?

Il est temps de comprendre pourquoi il gémit sans arrêt et surtout comment remédier le plus rapidement possible au problème.
 

Pouting Puppy with soulful eyes


1) IL VIENT DE SUBIR UN GRAND CHANGEMENT

Votre chiot vient de passer 8 semaines entouré de sa fratrie et de sa mère. Il pouvait alors jouer, téter, se blottir contre eux, ce qui le rassurait. Après son adoption, il passe  donc d’un environnement qu’il avait appris à découvrir en même temps que ses frères et sœurs, à un lieu où il se retrouve avec des humains qu’il ne connaît pas et qui le laissent seul la nuit, parfois même la journée.

Cela est donc normal que les premières nuits et les premières journées de solitude soient difficiles pour lui. En effet, il a perdu tous ses repères et a besoin de temps pour s’habituer à son nouvel environnement.

Selon le caractère du chiot, les délais seront plus ou moins longs. En effet, certains s’habituent très facilement à leur nouvelle vie, sont très sociaux et joueurs tandis que d’autres sont davantage timides et perdus, d’autant plus quand ils se retrouvent seuls.

Il est important de prendre les choses en main dès le départ pour le bien-être de votre chiot et surtout éviter de partir du mauvais pied (ou de la mauvaise patte) dans votre relation avec votre compagnon. Pour cela, autant prendre de bonnes habitudes dès maintenant. Voici quelques astuces pour qu’il se sente bien chez vous très rapidement !

 

2) COMMENT FACILITER SON ADAPTATION

Tout d’abord, essayez de rendre son environnement le plus confortable et stimulant possible. Préparez-lui sa pièce, un endroit calme qui ne soit pas dans une zone de passage, avec des jouets, peluches… qu’il s’empressera de mettre en lambeau. Il est préférable de ne pas l’installer dans une trop grande pièce, en effet, cela peut être une source de stress pour lui, car plus une pièce est grande, plus il aura d’endroits à surveiller. Une caisse de transport peut être une bonne option au début pour qu’il se sente en sécurité.

Vous pouvez installer des bouillottes ou des tapis chauffants dans ou près de son panier pour lui rappeler la chaleur qui émanait de ses frères et sœurs et de sa mère, cela le rassurera. Dans le même but, il existe certains produits sous forme de diffuseur ou de collier libérant une phéromone, l’apaisine, sécrétée par la mère lors de la tétée.

Si vous voyez que votre chiot semble complètement déboussolé et a du mal à s’adapter, vous pouvez placer son panier dans votre chambre pour le rassurer (tout en lui interdisant l’accès au lit si vous ne souhaitez pas qu’il prenne de mauvaises habitudes). Progressivement, vous éloignerez le panier du lit pour finalement le placer dans la pièce que vous destinez être la chambre à coucher de votre chiot.

 

3) EVITER QUE SES ANGOISSES PERSISTENT A L'AGE ADULTE

Il arrive en effet que les chiens, devenus adultes, continuent à vivre très difficilement la séparation avec leur maître. C’est ce qu’on appelle l’anxiété de séparation. Dans ce cas, cela devient très problématique car le chien adulte peut continuer à pleurer dans ses moments de solitude.  Dans certains cas, il devient destructeur (canapé mangé, papier peint arraché, meubles griffés…) et peut même s’infliger des automutilations (comme manger ses pattes et coussinets). Cela perturbe la santé mentale du chien et peut entraîner des maux physiques.

Pour éviter cette anxiété excessive, il faut prendre des bonnes habitudes dès le début.

Pour cela, sachez que même si vous en avez très envie, ne cajolez pas trop votre nouvel arrivant ! Il est vrai qu’avec sa petite bouille et ses nombreuses sollicitations, on a très envie de lui faire pleins de câlins, mais ce n’est pas lui rendre service ! Il faut savoir lui laisser de l’espace et comprendre qu’il ne faut pas accéder à toutes ses demandes. En effet, s’il est au centre de l’intérêt général, il vivra d’autant plus mal les moments de solitude (que ce soit la nuit ou la journée avec le risque supplémentaire des plaintes de voisins…). Il faut qu’il apprenne à devenir autonome, ne pas aboyer pour demander des caresses ou parce que vous ne vous occupez pas de lui, situation qui peut devenir très vite ingérable. Il risque, de plus, de développer un hyper attachement envers vous, et à terme une anxiété de séparation.

 

Vous avez maintenant toutes les cartes en main pour habituer en douceur votre chiot à son nouvel environnement et limiter ses pleurs de façon permanente. Si tout se passe bien, en quelques jours, vous devriez remarquer qu’il se porte bien et que son anxiété initiale est remplacée par de la joie de vivre et du plaisir de vous retrouver le soir.

Bien sûr, si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas en parler à votre vétérinaire qui saura vous conseiller.

Crédit Fotolia : #123004237 - Gerry

170117004

Dr Christophe LE DREF

Co-Fondateur de Vetalia
N°Ordre 18384
Président de l'AVAD
ENVA 1998 Vétérinaire Associé depuis 2008
White kitten biting finger
11mai
170117007

Avoir un chat en appartement

Vous avez l’impression que votre chat s’ennuie dans votre petit appartement ou vous hésitez à adopter un chat à cause de l’espace restreint qu’offre votre logement ?  Vous ne savez donc pas si c’est le cadre idyllique pour un félin épris de liberté ?

Il existe pourtant des moyens pour compenser les sorties quotidiennes (quoique certains chats d’appartement sortent quand même) et ils s’en contentent souvent très bien.

Cat looking outside through window blinds


1) ORGANISEZ SON ESPACE DE VIE

Il va falloir adapter votre appartement pour le rendre le plus agréable possible pour lui. L'espace n'est pas si important à condition que son environnement soit stimulant et bien organisé.

Le chat est un animal routinier qui n'aime pas les changements de décoration trop fréquents ou pire, les déménagements.

Ainsi, organiser l'appartement en espaces dédiés pour chacune de ses activités est la solution appropriée au mode de vie de votre petit félidé.

Espace nourriture: placer des gamelles à deux endroits différents (selon la taille de votre appartement bien sûr) dont une en hauteur et des aliments à volonté (sans excès), le chat préférant effectuer de nombreux petits repas au cours de la journée. 

Litière éloignée de ses gamelles. Si vous avez plusieurs chats, l’idéal est d’avoir au moins une litière par chat car certains détestent devoir passer après les copains. Son emplacement est un facteur très important pour le bien-être de votre matou. Elle doit être dans un lieu de passage, qui lui soit accessible à toute heure de la journée et de la nuit et régulièrement nettoyée. Evitez cependant les désodorisants qui perturbent son odorat.

Espace pour faire ses griffes (si vous voulez épargner vos meubles…). Cela est un moyen pour lui de se détendre et de pouvoir marquer, comportement naturel chez le chat. L’idéal, encore une fois, est de poster plusieurs griffoirs à différents endroits, à la fois au sol et en hauteur.

Cachettes où il pourra se replier quand il aura des envies de solitude ou lorsque des intrus pénètrent sur son territoire.

Quant à son aire de repos, le chat est un animal qui aime choisir et changer d’endroits. Vous pouvez éventuellement lui aménager un petit panier ou hamac en hauteur, mais il est probable qu’il n’y passe pas toutes ses siestes !

 

2) CREEZ UN ENVIRONNEMENT STIMULANT

Une fois son espace organisé, il est important de penser à lui apporter suffisamment de stimulations pour qu’il se sente vraiment bien. Pensez à vos journées de travail où vous devrez le laisser seul, il faut bien qu’il puisse s’occuper jusqu’à votre retour !

Jouets: ne lui en mettez pas trop à disposition, et changez-en lorsque vous voyez qu’il ne s’amuse plus avec.

Perchoirs : Il pourra ainsi avoir des lieux stratégiques d’observation de la pièce dans son ensemble où il se sentira inaccessible. L’idéal est d’en installer devant la fenêtre où il pourra observer l'exterieur. De plus, les chats sont des grimpeurs, ils aiment énormément passer du temps en hauteur, ce point est donc très important. Dans ce but, un arbre à chat fait très bien l’affaire. Vous pouvez aussi lui installer des étagères où il pourra réaliser un parcours à travers toute la pièce, cela lui fera faire de l’exercice par la même occasion !

Enfin, sachez que si vous ne le destinez pas à la reproduction et qu’il ne sort pas, il est préférable de le stériliser. En effet, un chat castré ressentira moins le besoin d’aller explorer d’autres territoires et donc de sortir. Les risques de fugue sont également nettement réduits, de même que les comportements de marquage et les vocalises. Cependant, tout dépend de l’âge où l’opération est réalisée, plus elle est effectuée tôt, moins le comportement de mâle entier se fera ressentir. Attention toutefois à l’embonpoint, pensez donc à adapter son alimentation.

 

3) RISQUES PROPRES A LA VIE EN APPARTEMENT

Défenestration: Malheureusement, contrairement aux idées reçues, le chat ne retombe pas toujours sur ses pattes! Il est donc important de le surveiller ou bien d’installer des protections à vos fenêtres afin de limiter les risques. Il existe en effet des panneaux grillagés, des filets de protection ou encore des limiteurs d’ouverture pouvant s’avérer bien utiles pour protéger nos amis.

ingestion de produits toxiques: nos logements regorgent de produits ménagers et de plantes pouvant être à l’origine d’une intoxication. Il faut donc s’assurer qu’ils ne leur soient pas accessibles pour éviter toute complication.

Blessures diverses: objets tranchants, plaques de cuisson brûlantes…

 

Vous avez désormais toutes les informations pour adapter votre environnement à votre chat et le rendre heureux, même en appartement! Si vous vous posez d’autres questions, n’hésitez pas à en parler à votre vétérinaire qui saura vous conseiller.

 

Crédit Fotolia : #98589260 - alexytrener

170117007

Dr Samuel BERNARD

Co-Fondateur de Vetalia
N°Ordre 20948
ENVA 1999 Vétérinaire Associé depuis 2008
27avr
170117004

Le syndrome dilatation/torsion de l’estomac

Le syndrome de dilatation/torsion fait pbeaucoup parler chez lespropriétaires de grands chiens ? Nous vous donnons ici les éléments de base concernant cette affection tant redoutée.

Great Dane lying down

 

1) Qu'est-ce que le syndrome dilatation/torsion de l’estomac et quels en sont les symptômes ?

Tout d'abord, il faut savoir que le syndrome dilatation/torsion de l’estomac (SDTE) est une pathologie grave, qui peut être mortelle si elle n’est pas prise en charge rapidement. Elle est extrêmement douloureuse pour l’animal et d’évolution très rapide (quelques heures), on parle de pathologie aiguë voire suraiguë. Le SDTE touche préférentiellement les chiens de grande à très grande race, comme le Dogue Allemand, mais peut dans certains cas aussi toucher les chiens de plus petite taille.

Nous allons vous indiquer quels sont les symptômes le plus souvent rencontrés en cas de SDTE chez un chien. Attention, il faut garder à l’esprit que tout être vivant est différent, ainsi le tableau des signes cliniques ne sera pas nécessairement le même d’un chien à l’autre. De plus, une fois que les premiers symptômes sont constatés, il faut réagir très rapidement, car l’évolution du syndrome est très rapide.

Les symptômes qui peuvent être observés sont : un changement de comportement de l’animal (de l’agitation par exemple), un chien anxieux ou qui cherche à se poser mais qui n’y parvient pas, une salivation plus importante, qui peut devenir blanche de mousse, des tentatives improductives de vomissement (contraction abdominales qui n’aboutissent pas), un abdomen distendu notamment au niveau de l’estomac, un chien douloureux, avec un dos rond et la tête baissée, des muqueuses buccales rouges foncées, qui peuvent par la suite devenir blanches puis violacées.

Le SDTE débute avec la distension de l’estomac par des aliments et/ou des liquides comme l’eau ou l’air. Cette dilatation entraîne une possible rotation de l’estomac. Une fois vrillé sur lui-même, ses voies d’entrée et de sortie se retrouvent bloquées. Le contenu gastrique est alors retenu à l’intérieur de l’estomac. S’en suit une diminution de la perfusion sanguine de l’organe qui peut entraîner la nécrose d’une partie ou de la totalité de la paroi de l’estomac. Plus l’animal tarde à être pris en charge, plus la nécrose peut être importante. La torsion de l’estomac peut aussi entraîner l’occlusion d’autres structures comme la veine cave. Plus grave, la perfusion de nombreux organes peut être interrompue ce qui entraîne un état de choc chez l’animal et qui doit être traité au plus vite.

 

2) Comment protéger son chien du SDTE ?

Vous l’aurez compris, cette pathologie survient lorsque l’estomac est plein. Par ailleurs, l’exercice physique et l’excitation favorisent les torsions d’estomac. Ainsi, le meilleur conseil à suivre est de ne pas donner à manger ou à boire (en grande quantité pour l’eau) à son animal avant une sortie ou après un exercice physique intense. Mais même ces précautions ne suffisent pas à garantir un risque zéro, il faut toujours rester vigilant.

Mais une chirurgie préventive existe, la gastropexie, qui permet de minimiser les risques du syndrome dilatation-torsion de l’estomac. Elle est souvent conseillée et réalisée chez les races à risque comme les Dogue Allemands. Elle consiste en la fixation de l’estomac à la paroi abdominale, empêchant ainsi tout mouvement de l’organe. L’opération peut être faite dès le plus jeune âge et peut par exemple être faite en même temps qu’une stérilisation. N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire.

 

3) Comment réagir en cas de suspicion de SDTE ?

On ne le répètera jamais assez, en cas de doute, appelez votre vétérinaire, décrivez-lui le plus précisément possible ce que vous observez chez votre animal, précisez-lui bien la race de votre chien. Si la suspicion se confirme, conduisez votre animal le plus rapidement possible chez votre vétérinaire.

Dès votre arrivée, votre chien sera pris en charge par l'équipe soignante. Une perfusion veineuse est posée et après une anesthésie, l'estomac est vidé au maximum via un tube passé dans l'oesophage. Ensuite, si l'état de l'animal le permet, il sera opéré. Les parties nécrosées de l'estomac sont retirées et l'estomac est fixé sur la paroi de l'abdomen. Cependant dans certains cas  avancés, lorsque l'estomac est trop endommagé l'euthanasie sera recommandée.

 

Vous l’avez bien compris, le SDTE est une urgence médicale et chirurgicale chez le chien. Il peut être fatal si l’animal n’est pas pris en charge par une structure vétérinaire. Ainsi, en cas de doute, n’hésitez surtout pas à conduire votre chien chez votre vétérinaire.

Crédit Fotolia : #180903891 – jagodka

170117004

Dr Christophe LE DREF

Co-Fondateur de Vetalia
N°Ordre 18384
Président de l'AVAD
ENVA 1998 Vétérinaire Associé depuis 2008
Hase
23avr
170117013

Que faire quand mon lapin a la diarrhée ?

Vous avez remarqué que les selles de votre lapin sont plus liquides et plus malodorantes que d’habitude. Vous pensez donc que celui-ci a la diarrhée. Nous allons voir ensemble la conduite à tenir dans cette situation.

 

The female hands are holding small white decorative rabbit with

 

1) Pourquoi mon lapin a la diarrhée ?

Le plus souvent, la diarrhée du lapin trouve son origine dans une ration alimentaire inadaptée. Beaucoup de lapins reçoivent une alimentation trop riche. En effet, les fruits, le pain et les mélanges de graine issus du commerce comportent une grande quantité de glucides. Lorsque ces aliments composent l’essentiel de la ration du lapin, cela provoque des fermentations importantes dans l’intestin de l’animal. Ces fermentations entraînent par la suite des diarrhées.

Moins fréquentes, les diarrhées infectieuses et parasitaires sont cependant plus graves sur le plan médical. Parmi les agents pathogènes souvent responsables de diarrhée chez le lapin, on note : les coccidies, les clostridies, les colibacilles et quelques virus.

Il est toutefois important de savoir que le lapin produit naturellement un type de selles pouvant être confondues avec des selles diarrhéiques : les caecotrophes. Ces excréments sont mous mais pas malodorants à l’inverse des ceux observés en cas de diarrhée. Les caecotrophes sont produits par le lapin à l’aube ou au crépuscule et généralement immédiatement réingérées par celui-ci. Ce comportement est normal et fait partie du processus digestif du lapin. Il est donc inutile de s’inquiéter si vous observez quelques selles molles, peu odorantes et que, par ailleurs, votre animal à l’air en pleine forme.

 

2) Comment réagir ?

Chez le lapin, une diarrhée doit toujours être prise au sérieux. En effet, ce sont de petits animaux qui peuvent se déshydrater très rapidement. Une diarrhée, qui est une perte d’eau par voie intestinale, représente donc un risque important à court terme.

Comme nous l’avons dit, le risque principal est la déshydratation. Il est donc indispensable, lorsque que votre lapin a la diarrhée, de s’assurer qu’il boive en quantité suffisante. L’eau doit être propre, en grande quantité et facile d’accès. Si vous remarquez que votre animal boit peu, vous pouvez mettre quelques gouttes de jus de fruit dans l’eau. Le goût sucré les motive à boire davantage.

Les diarrhées du lapin ayant souvent une origine alimentaire, il faut éviter la consommation d’aliments riches en sucres. Ainsi, si la diarrhée est légère, il est recommandé d’augmenter la proportion de foin dans la ration de votre animal. A l’inverse, vous pouvez réduire la quantité de granulés et de légumes verts. Enfin, supprimez la part de fruits, pain et autres friandises. Attention cependant, il faut garder à l’esprit qu’un changement alimentaire trop violent pourrait aggraver l’état de votre lapin. Si ce dernier ne consomme que des granulés, il ne s’agit donc pas de ne donner pratiquement que du foin du jour au lendemain. Introduisez une part de foin dans l’alimentation et si vous constatez une amélioration, vous pouvez augmenter les quantités progressivement.

Souvent les diarrhées provoquent des souillures au niveau de l’arrière train. Cette accumulation d’excréments, en plus d’être malodorante, peut provoquer des irritations voire des infections cutanées. Pour empêcher cela, vous pouvez, à l’aide d’une serviette mouillée à l’eau tiède, nettoyer les zones souillées une à deux fois par jour.

Le temps de sa convalescence votre lapin doit rester au calme le plus possible. Si possible, placez la cage dans une pièce chauffée, silencieuse et loin des lieux de passage. Evitez les contacts avec les autres animaux, surtout avec d’autres lapins pour éviter les possibles contagions.  Enfin, limitez les sorties hors de la cage tant qu’il est en mauvaise forme.

La surveillance de l’état de votre animal est primordiale. L’évolution de la maladie peut être très rapide chez le lapin. Il est donc important de regarder quotidiennement l’aspect et la quantité de selles. Il faut également vérifier si votre lapin reste alerte. Vous pouvez lui prendre la température par voie rectale, la température normale étant comprise entre 37,5 et 39°C. Si la diarrhée est importante, que votre lapin vous semble très abattu, qu’il ne mange plus du tout ou qu’il a de la fièvre, consultez immédiatement un vétérinaire. Il en va de même, si les symptômes sont modérés mais qu’ils n’évoluent pas ou s’aggravent depuis quelques jours.

 

3) Comment éviter que cela ne se reproduise ?

La plupart du temps, les diarrhées du lapin peuvent être évitées grâce à une alimentation adaptée. Le régime quotidien du lapin est essentiellement composé de foin de bonne qualité et à volonté. On complète cela par des légumes verts de type « tiges », comme le céleri, les fanes de carotte, les branches d’épinards etc. Enfin on ajoute une petite proportion de granulés du commerce. Ces granulés doivent tous avoir le même aspect pour éviter que votre lapin ne les trie et ne mange que ceux qui sont à son goût. Occasionnellement, on peut donner des fruits ou des légumes plus riches tels que des pommes, des carottes ou autres mais toujours en petite quantité, en guise de friandise. Comme vu précédemment, le changement de régime doit être progressif. Ainsi, il est recommandé d’augmenter petit à petit la part de fibre pour réduire celle de glucide. La transition doit s‘étaler sur une à deux semaines.

La prévention des diarrhées infectieuses et parasitaires est plus délicate. Seule une bonne hygiène de l’environnement permettra de réduire les risques. La cage et les accessoires doivent donc être nettoyés et désinfectés de façon hebdomadaire. La verdure non consommée doit être retirée au bout de 24 heures, l’eau doit être changée quotidiennement. Enfin, il est important que le lieu de vie du lapin soit bien ventilé tout en évitant les courants d’air.

 

Nous avons vu que la diarrhée du lapin n’est pas anodine. Elle a souvent une origine alimentaire mais peut aussi être infectieuse ou parasitaire. Cependant, grâce à une hygiène stricte et une alimentation adaptée, les risques restent faible. Enfin, la surveillance est essentielle afin de pouvoir réagir au bon moment. A la moindre interrogation, n’hésitez pas donc à joindre votre vétérinaire.

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170117013

Dr Sarah GALDIN

N° Ordre 16772 ENVL 2002 Vétérinaire Associée depuis 2013
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16avr
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Que faire quand mon chien tousse ?

Le chien, comme l’homme, peut tousser. C’est un réflexe normal et bénin de protection de l’organisme. Mais cette toux ne doit pas être ni trop puissante, ni persister trop longtemps. Nous vous expliquons dans cet article les différentes causes possibles de toux chez le chien et comment réagir dans chacun des cas.

 

 

1. Les causes de toux chez le chien

Votre chien tousse, mais les causes peuvent être très variées.

La toux de votre chien est sèche ? Il tousse lorsqu’il tire sur sa laisse ou lorsqu’il joue et est tout excité ? Il faut savoir que les races de chiens de petites tailles comme les Yorkshires ou les Bichons sont particulièrement sensibles, leur trachée pouvant être plus fragile et donc facilement sujette à des collapsus. En effet, les anneaux qui constituent la trachée peuvent s’affaisser sous la pression et empêcher le passage de l’air. Cela gêne votre animal et il se met à tousser. Cette toux est donc assez sonore et peut être inquiétante chez les petits chiens.

Les animaux en surpoids peuvent aussi être sujet à des collapsus trachéaux. Dans tous les cas, nous vous conseillons d’utiliser un harnais lorsque vous promenez votre animal : cela permet de s’affranchir de la pression exercée sur le cou de votre chien en cas de traction de sa part et de prévenir ces problèmes.

Si maintenant la toux est chronique et n'apparaît pas à des moments précis comme précédemment, elle peut être due à un environnement irritant comme la fumée de cigarette ou la poussière. Ce type de toux se traite facilement mais il faut bien penser à changer l’environnement dans lequel vit l’animal.

La toux peut être d’origine infectieuse ou parasitaire. Elle est provoquée par une bactérie ou un virus et peut être responsable de fortes fièvre et d’une toux grasse, c’est-à-dire avec production de mucus. L’animal s’épuise en tentant d’évacuer ce mucus produit dans ses bronches pour lutter contre l’infection. Des parasites ou des champignons peuvent aussi s’installer dans l’appareil respiratoire de votre animal et causer la toux ainsi que d’autres complications graves. Il est indispensable de vermifuger régulièrement son chien, dès son plus jeune âge.

Par ailleurs, la « toux du chenil », toux infectieuse très connue et très contagieuse. Des vaccins existent pour lutter contre ce syndrome et sont parfois obligatoires pour se rendre dans des compétitions ou réunions canines, pensez à vous renseigner à l’avance.

Enfin, chez les chiens âgés, des problèmes cardiaques ou pulmonaires s’installent souvent. La toux peut être discrète mais peut cacher une pathologie plus grave. Pensez à faire des contrôles gériatriques régulièrement lorsque votre chien vieillit. Par exemple, les Cavaliers King Charles sont prédisposés à des maladies cardiovasculaires dues à la dégénérescence des valvules du cœur, qui ne fonctionnent alors plus correctement. Ces problèmes cardiaques entraînent de la toux lorsque la situation atteint un stade critique, pensez à consulter rapidement un vétérinaire dans ce cas-là.

 

2. Comment identifier la cause de la toux ?

Puisque les causes de toux chez le chien sont nombreuses, pour connaitre précisément son origine, votre vétérinaire devra réaliser certains examens complémentaires. Tout d’abord, il prendra en compte le mode de vie de votre toutou ainsi que son profil : âge, race, poids, antécédents.

L’examen radiologique du thorax est le plus souvent le premier examen complémentaire pratiqué par les vétérinaires, il permet de voir très rapidement si la trachée est obstruée mais aussi d’identifier d’éventuelles lésions pulmonaires, de les caractériser et d’observer le cœur de votre chien. Une endoscopie bronchique permet d’aller voir ce qu’il se passe dans l’appareil respiratoire profond de votre animal, si la toux n’est pas due à une gêne superficielle par exemple (trachée irritée). Cet examen peut être accompagné d’un rinçage trachéo-bronchique afin de récolter des sécrétions et de pratiquer des analyses supplémentaires pour identifier les éventuels bactéries pathogènes présentes chez votre animal. En fonction des cas, de nombreux autres examens peuvent être pratiqués par votre vétérinaire comme une prise de sang, une échographie cardiaque, un scanner ou une IRM.

Pour aider au mieux votre vétérinaire dans son diagnostic, essayez d’être le plus précis possible lorsque vous décrivez la toux de votre animal : depuis quand tousse-t-il ? à quel moment de la journée ? Est-ce une toux sèche ou grasse ? Respire-t-il normalement ? etc… Si vous craignez de ne pas réussir à bien décrire la toux, n’hésitez pas à filmer votre animal lorsqu’il tousse et à montrer ces vidéos à votre vétérinaire. Un diagnostic précis est indispensable à la mise en place d’un traitement adapté à votre animal.

 

Vous l’avez compris, la toux de votre chien peut avoir de nombreuses explications, plus ou moins graves. En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire qui saura évaluer la situation.

 

Crédit Fotolia : #11060792 - Wanja Jacob

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Dr Cyril PORCHERON

N° Ordinal 22508 ONIRIS 2008 Vétérinaire Collaborateur depuis 2015
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09avr
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Que faire quand ma Chienne / Chatte est en chaleur

Les périodes de chaleur de nos chattes et chiennes sont parfois difficiles à gérer. Essayons de mieux comprendre ce qu’il se passe et de trouver des solutions pour soulager tout le monde (humains et animaux !).

 

Snowshoe cat walking away view from back side

 

1) Les chaleurs : une cause de changement de comportement

Chez la chienne, les premières chaleurs surviennent entre 6 et 12 mois selon la race, puis se répètent de façon régulière tous les 6 à 10 mois. Elles durent environ 3 semaines.

Chez la chatte, les premières chaleurs apparaissent entre 4 et 9 mois. Elles durent 5 à 10 jours et reviennent entre une à trois semaines plus tard sur une période d’environ 4 mois. Cependant, chez certaines chattes, ce rythme peut durer toute l’année !

Un changement de comportement est souvent observé pendant ces périodes.

La chienne peut se montrer plus encline à recevoir vos caresses ou au contraire être plus agressive et rechercher la compagnie de ses congénères mâles (quitte à fuguer de son domicile !) tout en supportant plus difficilement celle des autres femelles.

Le comportement de la chatte en chaleur connaît un changement beaucoup plus radical que celui des chiennes, parfois au plus grand désarroi de leurs propriétaires. En effet, elle émet des miaulements très stridents que l’on appelle le « cri de l’amour », jours et nuits, ce qui peut être source d’insomnie et d’agacement pour vous.

D’autre part, elle est généralement beaucoup plus agitée et se montre bien plus affectueuse qu’à l’ordinaire en venant se frotter à vos jambes. Vous pouvez également observer une posture différente lorsque vous la caressez, sa queue a une position légèrement déviée par rapport à l’axe de son corps. Enfin, elle aura tendance à davantage se lécher pendant cette période et pourra éventuellement faire du marquage urinaire.

 

2) Que faire face à ce changement de comportement ?

Tout d’abord, il est préférable de tenir votre chienne en laisse lorsque vous la sortez. Cela évitera d’une part, qu’elle ne soit attirée par des mâles et qu’elle ne s’échappe et d’autre part, de surveiller les mâles très attirés par elle. En effet, cela peut donner lieu à des bagarres entre des mâles en compétition, mieux vaut surveiller de près l’objet de leur convoitise !

Si vous avez un jardin, mieux vaut la surveiller surtout si elle a tendance à fuguer pendant cette période. Cela permet également de s’assurer qu’un mâle ne peut franchir votre barrière et que vous vous retrouviez avec une nuée de petits chiots chez vous 60 jours plus tard ! De plus, les chiennes (contrairement aux chattes) ont des saignements : il faut donc l’équiper de protections hygiéniques spéciales si vous voulez protéger votre intérieur.

Si vous avez une chatte et que vous ne souhaitez pas qu’elle ait des chatons, il est préférable de ne pas la laisser sortir lors de ses chaleurs, même si cela risque de n’être agréable ni pour vous ni pour elle (d’autant plus si elle a l’habitude du grand air).

 

3) Est-il possible d’arrêter temporairement les chaleurs ?

Vous destinez votre chienne ou votre chatte à avoir une portée mais pas maintenant, et en attendant, vous souhaitez éviter les désagréments des chaleurs ? Il existe des solutions telles que la contraception.

En effet, on trouve des comprimés que l’on peut administrer soi-même à son animal 2 mois par an pour la chienne et toutes les deux semaines pour la chatte.

Le vétérinaire peut aussi réaliser une injection hormonale sous-cutanée deux fois par an.

Cependant, il faut savoir qu’une utilisation trop fréquente d’une contraception chimique n’est pas sans risque en raison de leur composition à base de progestagènes, qui sont des hormones de synthèse. Certaines études montrent que cela peut perturber leur équilibre hormonal en provoquant par la suite tumeurs mammaires, diabète ou encore métrites (infection de l’utérus).

Aujourd’hui, l’homéopathie se développe pour limiter les symptômes de nos chiennes et chattes durant leur chaleur.  

Certaines molécules sont spécifiquement adaptées à certains comportements tels que fugue, excitation, agressivité et peuvent être administrées avant ou pendant les chaleurs.

 

4) La stérilisation : la meilleure solution si vous ne souhaitez pas de portées

La stérilisation est aujourd’hui la technique chirurgicale la plus pratiquée en clinique vétérinaire.

En effet, si vous ne destinez pas votre animal à la reproduction, il a été prouvé qu’elle apporte de nombreux bénéfices  pour la santé de votre animal (autres que les changements comportementaux occasionnés par les chaleurs).

En effet, si vous stérilisez votre chatte ou votre chienne avant ses premières chaleurs, le risque qu’elle développe une tumeur mammaire (qui apparaissent très fréquemment) est réduit de 90%. Si elle subit l’opération après ses premières chaleurs, le risque est également réduit mais de façon moins marquée.  

En revanche, si l’opération se déroule au-delà des deuxièmes chaleurs, les mamelles étant déjà trop développées, le risque de futures tumeurs mammaires n’est plus réduit. Cependant, cela permet tout de même de limiter de façon majeure le risque de développer des tumeurs ou infections utérines dans le futur.

 

Vous connaissez désormais les solutions pour limiter les troubles du comportement associés aux chaleurs. Il est intéressant de savoir dès le début si vous souhaitez une portée dans le futur car la stérilisation est très intéressante sur le plan médical.

Si vous vous posez encore des questions, n’hésitez pas à en parler à votre vétérinaire qui saura y répondre et vous conseiller.

 

Crédit Fotolia : #142186526 - Dmytro Sukharevskyi 

170117013

Dr Sarah GALDIN

N° Ordre 16772 ENVL 2002 Vétérinaire Associée depuis 2013
vetalia-chiot-urgence-chocolat
02avr
170117007

Que faire quand mon chien mange du chocolat ?

Vous le savez probablement déjà, le chocolat est dangereux pour le chien. Mais savez-vous dans quelle mesure ? Comment réagir en cas d’ingestion de cette douceur par votre compagnon à quatre pattes ? En cette période de Pâques, il est temps d’être incollable sur le sujet !

 

Dog with chocolate in the mouth. isolated on white background


1) Pourquoi le chocolat est toxique pour le chien ?

La Théobromine responsable du goût amer du chocolat provoque une relaxation de certains muscles (dits lisses) en particulier ceux des voies respiratoires et une augmentation de la production d’urine. 

Certaines races sont plus sensibles que d’autres: les brachycéphales comme le Bouledogue Français, le Carlin ou le Shih-Tzu, sont beaucoup plus sensibles au chocolat.

Enfin, n’oubliez pas de prendre en compte le poids de votre compagnon.

 

2) Quelles sont les doses toxiques en fonction du poids de mon chien et du type de chocolat ?

Plus le chocolat ingéré est riche en cacao, plus il est dangereux. Il y a donc très peu de risques à l’ingestion de chocolat blanc, celui-ci ne contenant pas de cacao.

CHOCOLAT NOIR: à partir de 1g/kg de poids de l'animal
CHOCOLAT AU LAIT: à partir de 10g/kg de poids de l'animal

moyennes données à titre indicatif, n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire ou un centre antipoison pour plus de précisions.

 

3) Quels sont les symptômes qui doivent m’alarmer ?

Il faut souvent attendre quelques heures après l’ingestion pour détecter les symptômes

Les premiers sont souvent digestifs réticence à s’alimentervomissements et/ou diarrhées.

Ensuite, des symptômes nerveux peuvent apparaître : agitation ou tremblements. Parfois même convulsions et dans les cas les plus graves, coma.

Enfin, il est possible de noter des symptômes cardiaques accélération du rythme cardiaque (ou tachycardie) ou contractions anormales appelées extra-systoles.

Autres symptômes possibles: respiration plus rapide et halètement ou encore action diurétique (votre animal boit davantage et surtout urine de façon importante).

Cependant, n’attendez pas que de tels symptômes se manifestent avant de contacter votre vétérinaire !

 

4) Que faire alors ?

1-Notez l’heure d’ingestion (si possible), la quantité ingérée et le type de chocolat

2-Contactez alors votre vétérinaire ou un service d’urgence. N’essayez pas par vous-mêmes de faire vomir votre animal, ce geste peut potentiellement présenter des risques et reste du ressort d’un professionnel vétérinaire.

3-Enfin, après avoir été pris en charge, il sera essentiel de surveiller votre chien pendant trois jours. Donnez lui beaucoup d’eau et faites lui faire du sport pour finir d’éliminer les restes de la molécule toxique de son organisme.

4-Prévention en priorité: maintenez cette gourmandise à distance de votre animal, de préférence en hauteur. Prévenez aussi vos proches de ne pas essayer de faire « plaisir » à votre chien.


 

Pour finir, retenez bien qu’il ne faut pas tenter votre chien avec du chocolat et que les services d’urgences vétérinaires sont là à tout moment pour vous sortir d’un accident, n’hésitez pas à en parler à votre vétérinaire traitant !

 

Crédit Fotolia : #108251786 - Ermolaev Alexandr

170117007

Dr Samuel BERNARD

Co-Fondateur de Vetalia
N°Ordre 20948
ENVA 1999 Vétérinaire Associé depuis 2008
drole-de-face-de-chien
24mar
170117004

Que faire quand mon chien/chat me mord ?

Votre animal vous a mordu ? Vous ne savez pas quoi faire pour remédier à cette situation douloureuse et pénible pour votre relation avec votre animal ? Pas de panique, voici de quoi vous éclairer sur ce comportement.

 

Balinese cat on glass surface of a table
 

1. Comprendre pourquoi votre animal vous a mordu

Il y a plusieurs causes possibles à l’agressivité chez nos animaux domestiques. Tout d’abord, il faut savoir qu’un animal qui n’a pas été correctement sevré peut avoir des difficultés à contrôler l’intensité de ses morsures, et de ses griffures dans le cas de nos amis les félins.

Des situations de stress, d’ennui, de frustration, peuvent également être source d’agressivité. N’étant pas compris, en désespoir de cause, votre animal finit par mordre ou griffer, plus ou moins violemment. Malheureusement, si ce schéma se répète trop souvent, et que ces signaux ne sont jamais bien compris, alors au fur et à mesure le chat passera directement en mode morsure/ griffure. N’hésitez pas à prendre contact avec votre vétérinaire pour identifier la source de ces agressions, de multiples solutions existent pour corriger ce problème.

Enfin, la morsure peut aussi être un signe révélateur d’une douleur chez votre animal. Cependant, nos compagnons sont très forts pour vous cacher qu’ils souffrent. Si vous les caressez sur une zone douloureuse, il se peut qu’ils réagissent alors violemment si la douleur est vive, soyez donc très prudent et attentif aux signaux émis par votre compagnon  !


2. Un problème de subordination de l’animal

Chez le chien, l’agressivité est malheureusement le principal trouble du comportement et c’est une situation à ne pas négliger, notamment parce que les principales victimes sont les enfants, souvent au niveau du visage et des mains.

En effet, une morsure est souvent prise trop à la légère par les propriétaires. On pense trop souvent que l'animal « pince » alors qu'il « mord », méfiez-vous, il vous teste ! Un chien qui pince sait qu’il domine et donc qu’il peut pincer à tout moment pour montrer son désaccord, le problème est qu’il risque de ne pas mesurer sa force la prochaine fois. Il faut donc corriger ce trouble le plus rapidement possible.

Cependant, ne croyez pas que les chats sont exempts de ce phénomène. Ainsi, pour votre chat, les membres de la famille qu’il mord lui sont inférieurs et ceux non mordus lui sont supérieurs. Il faut donc rétablir auprès de votre animal l’autorité nécessaire pour faire cesser ces morsures.


3. Que faire pour corriger ce comportement ?

Première étape : surveiller l’éducation de votre animal

Si votre animal est encore jeune, il se peut qu’il vous mordille lors de jeux. Ce comportement, normal à un jeune âge, doit s’atténuer au fil des premiers mois de sa vie, sinon il conservera une fois adulte l’habitude de vous mordre. Pour cela, vous pouvez acheter des jouets pour interagir avec votre animal plutôt que de recourir à l’usage de vos mains, il comprendra ainsi peu à peu la différence entre ce qu’il a le droit de mordre ou non.


Seconde étape : anticiper les morsures

Un animal mord très rarement sans prévenir, il faut donc que vous appreniez à détecter les signes annonciateurs d’une morsure propres à votre animal.

Chez le chat par exemple, vous pourrez remarquer avec beaucoup d’attention que ses oreilles se couchent, que sa queue fait de légers battements et que la pupille de ses yeux se dilate légèrement.

De plus, certains chats et chiens réagissent parfois lorsque vous caressez des zones sensibles de leur corps. Apprenez à connaître ces zones d’inconfort de votre animal : chez le chat méfiez-vous par exemple de la ligne du dos et du ventre.


Troisième étape : comment agir juste après la morsure ?

Pour beaucoup de nos carnivores domestiques, la voix joue un rôle important dans ce qui lui est permis ou non de faire. Ainsi, lorsque votre compagnon se met à vous mordre, l’idée est de prononcer le plus distinctement et sèchement un « non », les phrases les plus courtes étant les plus efficaces pour vous faire comprendre. Ne croyez pas que ce conseil s’applique uniquement pour les chiens, les chats sont également tout à fait capables de comprendre votre colère ! Par exemple, si la morsure a lieu au cours d’un jeu avec votre animal, un « NON » ferme et l’arrêt simultané du jeu constituent une bonne combinaison. Le chat associera alors la morsure à la fin du jeu et cessera peu à peu.

Une autre action efficace est de repousser votre animal au moment de la morsure. L’idée est assez simple, votre animal aime avoir toute votre attention, il convient alors après une morsure de l’isoler quelques minutes pour qu’il comprenne qu’il a fait une bêtise.

Enfin, restez prudent face à un chien mordeur, ne le laissez pas seul avec un enfant par exemple. Une fois l’agressivité de votre animal détectée, il faut éviter de la reproduire et essayer de la soigner sur le long terme, la rééducation étant bien entendu possible. Le mieux est de prendre contact avec un professionnel en comportement afin de déterminer les causes de la morsure et apporter les changements adéquats. Il serait dommage de renforcer sans le savoir un mauvais comportement.

 

Et point essentiel, n’oubliez pas de montrer votre morsure systématiquement à votre médecin et à parler de ce problème avec votre vétérinaire pour votre animal !

 

Crédit Fotolia : #195258132 - bravissimos

170117004

Dr Christophe LE DREF

Co-Fondateur de Vetalia
N°Ordre 18384
Président de l'AVAD
ENVA 1998 Vétérinaire Associé depuis 2008
museau-chat-urgence-veterinaire
19mar
170117013

Que faire quand mon chat a un rhume ?

Nez qui coule, éternuements, fatigue, sont autant d’indices que nous connaissons tous. Ce sont les symptômes du rhume. Or il arrive que nos chats expriment les mêmes types de signes cliniques. Nous allons voir ensemble ce que cela signifie et quel comportement  adopter dans cette situation.

 

 

1. Les causes du rhume 

Chez le chat, ce qui est bien souvent perçu comme un rhume est en fait une maladie appelée coryza. De façon plus spécifique, les chats atteints par cette affection sont en général fatigués, ils éternuenttoussent, et ont les yeux rouges. On peut également observer des écoulements du nez, des yeux voire de la bouche. En regardant de près, on peut aussi remarquer des zones d’irritation dans la bouche.

Cette maladie peut être provoquée par des agents viraux ou bactériens. Ces germes sont les principaux responsables des symptômes mais, comme l’animal est en moins bonne forme, d’autres microbes opportunistes peuvent intervenir. Ils aggravent alors l’état de l’animal.  

L’expression de la maladie reste cependant très variable. La gravité dépend du type d’agent responsable et du type d’animal atteint. En effet, certains virus sont très peu agressifs, un traitement léger suffira alors à guérir votre chat. En revanche, d’autres souches sont quant à elles très dangereuses. De plus, si les chats en pleine santé sont relativement épargnés, certains animaux restent plus vulnérables. C’est le cas des chats très jeunes, des chats non-vaccinés, des chats déjà malades ou âgés. Pour ceux-là, le coryza représente un risque réel. Par ailleurs, la maladie peut être aiguë ou chronique. Si elle est aiguë, les signes apparaitront brutalement et pourront se révéler importants. Mais la maladie disparaîtra très rapidement au bout de quelques jours. En revanche, en cas de coryza chronique, les signes seront plus discrets et dureront plus longtemps. On parle de coryza chronique lorsque la maladie dure depuis plus de trois mois. Attention, il est toutefois fréquent de voir de chats qui expriment les signes du coryza toute leur vie.

Enfin, pour ne rien arranger, le coryza est une maladie très contagieuse. Les virus se transmettent par contact ou par le biais d’objets contaminés. Ils peuvent résister plusieurs jours dans l’environnement du chat. Ultime degré de difficulté, un animal atteint peut être contagieux pendant plusieurs mois voire toute sa vie sans pour autant exprimer de symptômes !

 

2. Les traitements contre le rhume

L’attitude à adopter face à un chat qui présente des signes de rhume est largement dépendante de l’expression de la maladie.

Si votre chat est déjà vacciné et qu’il ne présente pas de déficience immunitaire, le coryza représente un risque faible pour sa santé.  S’il présente des symptômes de rhume, le mieux est donc de le laisser au calme pendant quelques jours. Vous pouvez lui donner des aliments qu’il apprécie. L’eau doit être présentée en grande quantité. Vous pouvez également le placer 15 minutes deux à trois fois par jour dans une pièce très humide, une salle de bain avec de la vapeur par exemple. L’humidité permettra de libérer les voies respiratoires et de diminuer les écoulements. Avec un chiffon mouillé à l’eau tiède, vous pouvez aussi nettoyer les sécrétions séchées qui souvent restent collées aux poils sous les yeux et le nez. Enfin, restez vigilant sur l’évolution de son état. Si la situation ne s'améliore pas sous 24-48h ou qu’elle s’aggrave, consultez rapidement un vétérinaire.

Si votre compagnon est particulièrement jeune, s’il n’est pas vacciné ou bien s’il est faible sur le plan immunologique, les signes du coryza doivent être pris au sérieux dès le début. L’évolution pouvant être très rapide, il est important de prendre rendez-vous chez un vétérinaire pour mettre en place un traitement médicamenteux dans les plus brefs délais.

 

3. La prévention

Nous l’avons vu, le coryza du chat est une maladie très contagieuse à cause de son mode de transmission, de sa résistance dans l’environnement et du type d’animal contagieux. De plus les traitements médicamenteux restent limités, surtout pour les formes graves. La prévention est donc un point essentiel de la lutte contre cette maladie.

La vaccination est le pivot incontournable de la prévention contre le coryza. Les chatons sont en général vaccinés à trois mois. Mais s’ils sont appelés à être exposés dans des lieux à risque avant cet âge, il est conseillé de faire l’injection dès deux mois puis de la renouveler à trois mois. Par la suite, le premier rappel se fera à un an puis tous les ans. Cette vaccination, à condition que le protocole de rappel soit respecté, permet de diminuer le risque d’infection. Le chat peut encore attraper le coryza mais les signes seront moins sévères et l’animal moins contagieux.

L’hygiène est le second volet de la prévention du coryza. Les virus sont résistants dans l’environnement mais ils restent sensibles à la plupart des désinfectants ménagers. Si vous pensez que certains objets ont été en contact avec un chat atteint, pensez à les désinfecter avant de les mettre en contact avec des chats sensibles à la maladie. Cela vaut aussi pour les mains, si vous croyez avoir caressé un chat malade. Bien entendu, les contacts avec les chats suspects d’être porteur du coryza doivent être prohibés pour les chats fragiles.

 

Le rhume du chat est donc une maladie à prendre au sérieux. A l’inverse du rhume humain qui est presque toujours bénin, elle peut avoir des conséquences plus ou moins importantes en fonction de l’animal. Il convient donc d’adopter la bonne attitude face à un chat malade et surtout de prévenir en amont l’apparition des symptômes. Votre vétérinaire saura vous expliquer la meilleure conduite à tenir !

 

Crédit Fotolia : #105322165 - kulkan

170117013

Dr Sarah GALDIN

N° Ordre 16772 ENVL 2002 Vétérinaire Associée depuis 2013
Cat sitting in litter box
12mar
170117004

Que faire quand mon chat a la diarrhée ?

Vous avez remarqué que votre chat se rend plus fréquemment à sa litière et en ressort en y laissant de la diarrhée ? Cela est apparu soudainement ou c’est au contraire devenu fréquent et cela vous inquiète ?

Il faut savoir que la diarrhée chez les chats est relativement courante et généralement bénigne. On peut classer la diarrhée en quatre catégories selon la cause et le degré de gravité: Une diarrhée aiguë apparaît brusquement mais sur une courte durée. A l’inverse, une diarrhée est qualifiée de chronique lorsqu’elle dure plus de deux ou trois semaines. On qualifie une diarrhée de persistante lorsqu’elle est constante. Enfin, une diarrhée intermittente apparaît et disparaît régulièrement.

 

 

1) La diarrhée alimentaire : la plus commune

La diarrhée chez le chat a généralement une origine alimentaire.

Les chats sont extrêmement sensibles à toute variation de leur alimentation et il suffit qu’ils ingèrent un produit (aliment ou objet) défendu pour provoquer une diarrhée. Cela arrive très souvent, car de nature curieuse et gourmande, les félidés peuvent avaler des restes avariés, des petits objets, des plantes… Autant de causes qui troublent leur transit intestinal.

De plus, si sa nourriture a été changée sans observer de transition alimentaire (qui est normalement constituée d’un mélange des anciennes croquettes avec les nouvelles pendant 10 jours), cela peut également provoquer une diarrhée.

Enfin, certains chats peuvent avoir des intolérances ou des allergies alimentaires, c’est pourquoi le choix de leurs croquettes est extrêmement important. Vous pouvez en parler à votre vétérinaire qui parfois dispose d'échantillons afin que vous en testiez la tolérance (tant gustative qu'intestinale) de votre compagnon.

Si aucun autre signe (tel qu’abattement ou vomissements) ne vient vous inquiéter, il est judicieux de lui retirer sa gamelle pendant 24h pour que la diarrhée s’estompe. Si ce n’est pas le cas, il est préférable d’aller consulter un vétérinaire pour s’assurer qu’aucune autre cause ne peut être à l’origine de la diarrhée.

 

2) La diarrhée de stress

Nos amis félins peuvent effectivement être de grands angoissés, et le moindre petit changement dans leur quotidien peut provoquer une diarrhée.

Un déménagement, l’arrivée d’un nouvel animal de compagnie ou d’un nouveau membre dans la famille (bébé !) sont autant de causes possibles pouvant provoquer un stress.

Laissez leur un peu de temps, ils s’apercevront qu’ils sont toujours autant cajolés et aimés, et cela devrait donc rapidement  passer !

 

3) La diarrhée : signe d’une pathologie

Il arrive que la diarrhée ne soit pas bénigne, dans ce cas, d’autres signes devraient vous alerter (abattement, comportements inhabituels…).

En effet, une gastro-entérite engendrée par un virus ou une bactérie entraîne souvent des diarrhées. Dans ce cas, votre chat sera abattu, vous pourrez remarquer aussi des vomissements, une perte d’appétit, une hypersalivation… Il faut alors consulter le vétérinaire car le retrait de la nourriture ainsi qu’une restriction en eau sont parfois nécessaires. Une hospitalisation s’avère parfois indispensable pour éviter sa déshydratation. Cette maladie est relativement courante chez le chat mais ne doit pas être sous-estimée car elle peut s’accompagner d’une perte importante de poids et affaiblir votre matou.

Une maladie inflammatoire de l’intestin ou une tumeur peuvent aussi s'accompagner de diarrhées chroniques. Si vous voyez que la diarrhée dure plus de 48h, il n’y a plus de questions à se poser, foncez chez le vétérinaire !

Enfin, des maladies affectant d’autres parties du corps telles que la thyroïde, les poumons, le pancréas peuvent se traduire par de la diarrhée.

 

4) Les vers intestinaux sont des sources d’irritation du tube digestif

Vous ne vous rappelez plus la dernière fois que vous avez vermifugé votre chat ?

La diarrhée dans sa litière peut alors être le reflet de la présence de parasites intestinaux, troublant le transit de votre chat.

En effet, les vers intestinaux peuvent se transmettre directement de la mère aux petits pendant la gestation. Pour s’assurer de leur absence, les chatons doivent être vermifugés dès leur 3e semaine puis tous les mois, et ce jusqu’à leur 6 mois. Pendant sa vie adulte, le chat peut être contaminé par des parasites lorsqu’il sort mais pas seulement ! En effet, le chat d’intérieur peut lui aussi attraper des vers par votre biais, notamment s’il s’approche trop près de vos chaussures ! C’est pourquoi, il est conseillé, selon son mode de vie, de le vermifuger 2 à 4 fois par an.

 

Vous avez maintenant toutes les clés en main pour comprendre les causes d’apparition de diarrhée chez nos amis chats. Sachez qu’il s’agit souvent d’une cause alimentaire et qu’elles sont bénignes. Toutefois, il faut tout de même les prendre en considération et se rendre chez le vétérinaire en cas de doute.

 

Crédit Fotolia : #65240562 - absolutimages

170117004

Dr Christophe LE DREF

Co-Fondateur de Vetalia
N°Ordre 18384
Président de l'AVAD
ENVA 1998 Vétérinaire Associé depuis 2008