Le blog vétalia

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26avr
CLD

Que faire quand mon chien/chat a des puces ?

Le retour des beaux jours est souvent synonyme du retour des grandes promenades en plein air, de votre chien qui court dans l’herbe et peut être même dans les champs, des grandes sorties de votre chat à l’extérieur… mais aussi le retour des fameuses puces ! Vous les redoutez mais pas de panique, vous allez bientôt tout savoir sur ces parasites qui adorent élire domicile sur votre compagnon, et apprendre comment les traiter correctement et durablement !

The dog itches
1) Mieux connaître la puce du chien

Pour mieux combattre l’ennemi, il faut tout d’abord le connaître. Les puces du chien et du chat sont des parasites externes qui se nourrissent du sang de votre animal grâce à des pièces buccales particulières : elles injectent alors un peu de salive anticoagulante au moment de leur repas. C’est cette salive particulière qui est responsable des démangeaisons de votre compagnon à quatre pattes. Elles peuvent affaiblir l’animal malade ou juvénile en buvant à peu près un repas sanguin par jour, pouvant ainsi entraîner une anémie dans les cas extrêmes.

La puce est un insecte brun sans ailes, de quelques millimètres. Elle est présente quelque soit le milieu (forestier, rural, urbain…) et se développe en particulier au printemps et en été, mais peut persister en hiver à cause du chauffage de nos habitations.

En général, l’animal, qu’il soit félin ou canin, tente de s’en débarrasser lui-même en se mordillant ou en se léchant suite aux démangeaisons. Les chats et les chiens sont les hôtes primaires des puces, mais en leur absence, les humains deviennent les hôtes secondaires.

De plus, la puce pond environ 50 oeufs par jour. Ces oeufs passent ensuite par quatre stades de développement (oeuf, larve, nymphe, adulte). Les trois premiers stades ont la capacité de survivre dans l’environnement en se fixant solidement dans les tapis, panier, coussins… Ce cycle de vie explique que seulement 5% des individus adultes d’une population de puces vivent sur l’animal. Les autres 95% de la population de puces se développent «en dehors du chien», dans son environnement, sous forme d’œufs, de larves ou de cocons.

 

2) Où mon animal peut-il attraper des puces ?

La contamination d’un animal se fait ainsi principalement dans son environnement, cela peut être dans une maison de vacances, lors d’un passage chez des amis aux animaux infestés… et même chez vous ! En effet, il se peut que vous rameniez de vous-mêmes des puces à votre domicile sous vos semelles de chaussures par exemple.

Contrairement à une idée reçue, les chiens n’attrapent que très rarement des puces au contact direct d’un autre animal infesté. Les puces ne sautent pas si facilement que cela d’un animal à un autre. Il faut pour cela un contact prolongé entre les deux animaux et une étroite promiscuité. Sachez cependant que les chats peuvent être porteurs sans se gratter et possiblement contaminer votre chien si les deux races sont mises en contact.


3) Comment les détecter sur mon animal ?

Les principaux symptômes de l’infestation par des puces sont la présence de boutons sur la peau et de démangeaisons. Cependant, ce n’est pas parce que votre animal se gratte qu’il a forcément des puces, et inversement. Il y a donc plusieurs étapes à suivre pour être sûr de la présence, ou non, de puces.

Tout d’abord, il faut savoir chercher au bon endroit. La puce aime se cacher autour de la tête, au dessus de la base de la queue (au niveau de la région lombo-sacrale) et sur le bas du ventre.

Ensuite, il faut savoir quoi chercher. Les puces se déplacent très rapidement et vous risquez de les rater, soyez patients et regardez bien à la base des poils. Une meilleure stratégie est de rechercher les excréments de puces qui sont eux immobiles ! Ils se présentent sous la forme de petits tas de points noirs. Enfin, n’hésitez pas à vous munir d’un peigne à puces plus fin pour brosser votre animal.

Enfin, si vous ou vos proches commencez à vous gratter, par exemple au niveau des chevilles, et avez des taches rouges, cela peut être le signe d’une infestation importante de votre foyer, il va alors falloir traiter sans scrupules ces envahisseurs.


4) Quels traitements peut-on alors utiliser ?

Les traitements sont très nombreux et diversifiés, nous allons donc vous aider à y voir plus clair dans toutes ces offres.

Il y a tout d’abord les shampoings, qui présentent l’inconvénient principal de devoir mouiller votre animal, en particulier s’il s’agit d’un chat. Les shampoings permettent d’éliminer très rapidement un grand nombre de puces, mais n’ont pas d’effet durable, ils sont donc utiles comme premier traitement, mais ne sont pas à utiliser seuls.

Vous pouvez aussi opter pour des produits à avaler. Ces produits permettent de tuer les puces lorsque celles-ci piquent votre animal, la substance passant dans le sang une fois ingérée par votre compagnon préféré. Ce traitement est donc efficace, mais n’a d’effet que sur les puces piquant réellement votre animal.

Il existe également des pulvérisateurs, qui s’utilisent à rebrousse poil et forment un film protecteur sur le pelage de votre animal qui a une durée d’action d’environ un mois. Outre son action immédiate sur les puces présentes sur votre animal, votre animal sera protégé à moyen terme. Veillez cependant à ne pas pulvériser le produit dans les yeux et la bouche de votre animal.

Les pipettes sous aussi un remède très connu. Elles présentent les avantages du pulvérisateur mais avec une facilité d’application supplémentaire, quelques gouttes au niveau de la base du cou étant suffisantes. Soyez vigilants à bien acheter un produit adapté à l’espèce de votre animal. De plus, ces pipettes ont un effet curatif mais aussi préventif.

Enfin, il vous reste l’option collier anti-puces. Celui-ci contient une molécule active qui diffuse sur la peau de l’animal. Il a une efficacité curative et préventive au même titre que les pipettes. Cependant, sachez que pour être efficace, le collier doit être au contact de la peau et non des poils, et que son efficacité maximale est atteinte au bout d’une semaine de port ininterrompu.

A vous de juger quel traitement est le plus adapté à votre animal, en accord avec votre vétérinaire.

 

5) Les complications possibles liées aux puces

Des problèmes supplémentaires peuvent s’ajouter à la présence des puces et il est important de les connaître. En effet, le chien et le chat peuvent présenter des allergies aux piqures de puces, ce qui peut entrainer une chute de poils importantes suite à un léchage compulsif de la zone concernée.

De plus, la puce peut être porteuse de Dipylidum caninum, un ver parasite pouvant infester l’intenter grêle du chien, mais aussi de ténia, qui peut infester votre chat ou votre chien si celui-ci l'avale en essayant de se débarrasser de ses puces. Votre animal aura alors des troubles digestifs importants.

 

6) Risque-t-il d’en attraper à nouveau ?

La puce pond sur le chien, jusqu'à 50 œufs par jours. Les œufs tombent au sol et contaminent l'environnement. Lorsque l’œuf éclot au sol, la larve qui en sort va se réfugier de préférence dans des zones à l'ombre comme sous les tapis ou entre les lattes des parquets anciens et non vitrifiés (d'où leur autre nom « puces de parquet »). La larve qui en sort devient cocon et peut rester plusieurs mois ainsi en « hibernation ». Dans son cocon, la puce attend le passage d'une proie pour éclore.

Il faut donc aussi traiter l’environnement pour que votre animal ne récupère pas les descendants de ses puces deux semaines après votre victoire ! Il est ainsi conseillé de passer l’aspirateur régulièrement en insistant sur les tissus, les tapis, le parquet, le long des plinthes…, de laver les tissus auxquels votre animal a accès (housse de canapés, couvertures, coussins, draps…), voire même de traiter la maison avec un insecticide d’environnement adapté aux puces de votre animal.

 

Enfin, n’oubliez pas que le remède principal face aux puces reste la prévention, par le biais d’antiparasitaires tout au long de l’année, comme un collier spécifique. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre vétérinaire pour connaître les solutions adaptées à votre compagnon.

 

Crédit Fotolia : #168940280 - Sergey

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Dr Christophe LE DREF

Co-Fondateur de Vetalia
N°Ordre 18384
Président de l'AVAD
ENVA 1998 Vétérinaire Associé depuis 2008

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